Un grand espoir du hockey suisse plombé par son agent
Son talent est indéniable. A 21 ans, il a déjà disputé 64 matchs de National League et plus de 40 rencontres avec les différentes sélections suisses de jeunes. Rien ne semble s’opposer à une belle et longue carrière. Les dirigeants du CP Berne partagent cette conviction: le 16 septembre dernier, ils ont engagé Nic Balestra pour trois saisons à compter de l’été 2027.
Avec cette signature anticipée, l’agent de joueurs Sven Helfenstein, l’un des plus actifs en Suisse, a placé son client sur la touche. Depuis qu'il s'est engagé avec Berne, Nic Balestra n’a plus été aligné par Zoug, alors qu’il jouait en moyenne 13 minutes par match la saison dernière.
La solution la plus évidente serait désormais qu’il rejoigne immédiatement le CP Berne. Les Bernois ont d'ailleurs déjà demandé sa libération sans délai, une requête confirmée par l'EV Zoug. Mais cela ne serait pas à l’ordre du jour, du moins pour l’instant.
A Zoug, une certaine irritation se fait sentir. Il y a peu encore, Nic Balestra représentait une solution d’avenir pour le club et un bon joueur d'appoint. Aujourd’hui, son intégration dans l’équipe n’a plus vraiment de sens. Ce n’est pas à l’EVZ de former le futur défenseur des Ours.
Il est possible que Balestra finisse par être libéré. Il n’est pas non plus exclu qu’il fasse un détour par la Swiss League, où il pourrait poursuivre sa progression. Viège est une option. Les Valaisans cherchent un renfort en défense après la blessure du pilier Oliver Heinen, qui ne rejouera pas cette saison. Ils ont aussi toujours entretenu de bonnes relations avec Ambri et son légendaire directeur sportif Paolo Duca. Or Duca est aujourd’hui CEO de l’EVZ. Il a déjà reçu des appels en provenance du Valais, comme le confirme le directeur général de Viège, Sébastien Pico.
Que nous apprend cette histoire au sujet des contrats signés longtemps en amont? Ils ne posent aucun problème lorsqu’ils concernent des cadres dont les clubs ont besoin à l’instant «T». Leonardo Genoni s’était engagé à l'avance, avec Berne comme avec Zoug. Cela ne l’a jamais relégué dans la hiérarchie, ni à Davos ni à Berne.
Mais pour un talent en devenir qui n’a pas encore d’influence sur la glace, officialiser un transfert longtemps à l’avance et le rendre public n’est clairement pas une bonne idée. L’agent de Nic Balestra, Sven Helfenstein, aurait dû le savoir.
