9000 prostitués voudraient aller au Mondial, mais il y a un problème
Selon un sondage mené auprès de travailleurs du sexe au Royaume-Uni et en Allemagne, plusieurs centaines de participants ont indiqué vouloir se rendre aux Etats-Unis pour la Coupe du monde. L'enquête a été réalisée par le portail érotique Erobella.
AU Royaume-Uni, 634 personnes ont indiqué vouloir se rendre aux Etats-Unis, et 1585 l'envisagent. En Allemagne, 515 personnes interrogées souhaitent se rendre à la Coupe du monde, et 1289 y réfléchissent. Dans les deux pays, cela représente respectivement 2% et 5% des personnes interrogées.
En extrapolant ces chiffres au nombre estimé de travailleurs du sexe en Allemagne, 1834 femmes et hommes du secteur prendraient l'avion, selon les projections de la plateforme. A l'échelle de l'Europe, ce chiffre s'élèverait à 9000 travailleurs du sexe. Il n'a pas été précisé si les personnes interrogées souhaitent assister aux matchs ou exercer leur activité.
Les autorités américaines sur le qui-vive
Le voyage risque toutefois de s'arrêter à la frontière, du moins pour les Etats-Unis. Selon le droit américain de l'immigration, l'entrée sur le territoire peut être refusée à toute personne ayant exercé la prostitution au cours des dix dernières années, même si cette activité était légale là où elle a été exercée, et même sans intention de travailler sur le territoire américain.
La disposition figure à la section 1182(a)(2)(D) de la loi américaine sur l'immigration (Immigration and Nationality Act). Selon les personnes concernées, le simple soupçon d'un agent des frontières peut suffire.
Dans un entretien accordé à Erobella, l'escorte canadienne Lucy Huxley a raconté avoir été soumise à un second contrôle, interrogée pendant des heures et avoir eu son téléphone et ses bagages fouillés, avant d'être expulsée et frappée d'une interdiction d'entrée. Le performeur érotique canadien Milo Miles a indiqué avoir été retenu plus de huit heures par des agents des frontières américains avant de se voir imposer une interdiction de dix ans.
Lucy Huxley a confié au portail que les autorités s'appuient sur des moyens tels que les annuaires d'escortes, les données d'arrestation et la reconnaissance faciale pour identifier les personnes soupçonnées de travailler dans le secteur, et qu'aucune preuve n'est nécessaire, un simple soupçon suffit. (t-online)

