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Jan Kronig a vécu une relation contrastée avec le FC Sion

En Valais, Jan Kronig portera le numéro 17 et sera qualifié pour la réception du FC Baden à Tourbillon ce vendredi.
En Valais, Jan Kronig portera le numéro 17 et sera qualifié pour la réception du FC Baden à Tourbillon ce vendredi.Image: 19binksprod

La recrue de Sion a vécu une relation contrastée avec son nouveau club

Avant de s'engager avec le club de Tourbillon, le Valaisan Jan Kronig avait suscité de nombreuses critiques dans son canton d'origine.
06.02.2024, 16:5207.02.2024, 14:15
frederic härri
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Mercredi dernier, le FC Sion a publié un communiqué de presse pour annoncer la signature de son nouveau défenseur en provenance du FC Aarau. «Originaire de Zermatt, Jan a fait ses premiers pas de footballeur sur le terrain du FC Brigue-Glis avant d’entamer sa formation d’élite aux BSC Young-Boys», pouvait-on lire. Or c'est justement ce parcours qui a valu à Jan Kronig de nombreuses critiques par le passé.

Le polyvalent défenseur (135 matchs de Challenge League) avait refusé de rejoindre le centre de formation de Sion à 9 ans, lorsqu'il n'était encore qu'un espoir du football. Ou plutôt: ses parents avaient choisi une autre voie pour lui. Ils avaient eu deux offres sur la table et avaient décidé qu'il valait mieux que leur fils rejoigne les Young Boys.

Sa relation avec Sion en a souffert

La décision avait été prise à Brigue-Glis, une paisible commune du Haut-Valais. Kronig, né en juin 2000, a joué au football dès son plus jeune âge dans le club local. Il était si bon en défense que tout le monde s'attendait à ce qu'il reçoive des propositions pour rejoindre un club plus ambitieux. C'est arrivé lors d'un tournoi, après un match contre Grasshoppers, qui a immédiatement voulu intégrer le jeune talent à son académie. Mais Kronig aurait dû être hébergé dans une famille d'accueil à Zurich, il aurait donc été loin de chez lui, une chose impensable pour le joueur comme pour ses parents.

La possibilité de faire la navette jusqu'à Berne semblait plus réaliste, tout comme il était parfaitement envisageable de faire les allers-retours à Sion, qui n'est qu'à une bonne heure de route. Mais si la famille Kronig savait tout ce que représente le FC Sion dans son canton (Jan et son père avaient même assisté à la finale de la Coupe que les Valaisans avaient remportée 3-2 contre YB en 2009), elle connaissait aussi l'autre facette de ce club qui essore les entraîneurs et fait souvent les gros titres de la presse pour autre chose que ses résultats sportifs.

Elle savait également qu'au fil des années, le club avait perdu beaucoup de son ancrage cantonal. Ce sont trop souvent des joueurs coûteux venus de l'étranger qui ont formé l'épine dorsale de l'équipe, tandis que les chances des talents régionaux s'amenuisaient. Une stratégie qui, forcément, interroge et parfois décourage les espoirs du canton.

«Lorsque j'ai été approché par Sion, Raphaël Wicky était le dernier Haut-Valaisan à s'être durablement imposé à Tourbillon»
Jan Kronig en 2023

A la façon dont Kronig racontait sa trajectoire l'été dernier dans les colonnes de l'Aargauer Zeitung, on comprenait très vite pourquoi sa décision de choisir YB avait été logique. Mais dans l'entourage du footballeur, tout le monde n'avait pas apprécié. «L'association valaisanne m'en voulait», disait-il en 2023. Pour beaucoup, son départ du canton s'était apparenté à une forme de trahison. Mais le jeune homme de 23 ans n'a jamais regretté son parcours.

A Berne, il a beaucoup progressé, escaladant les échelons de la relève avant de rejoindre l'équipe première, avec laquelle il a fêté un titre de champion suisse en 2019 (il a disputé deux matchs cette saison-là et a fait partie de l'équipe à neuf autres reprises).

Sion-Aarau: Jan Kronig n'est pas le bienvenu en Valais
Jan Kronig (en jaune) à la lutte avec le joueur de GC Julien Ngoyle, le 16 mai 2019.Image: KEYSTONE

Après des prêts à Schaffhouse et Wil, le gaucher avait finalement atterri en 2021 à Aarau. Le voici désormais en Valais, où il espère écrire l'histoire que certains s'attendaient à lire il y a longtemps déjà.

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