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Suisse-Hongrie: Le 1er but de la Nati est entré dans l'histoire

Il y a beaucoup à dire sur le 1er but de la Nati à l'Euro

L'inattendu Kwadwo Duah a délivré le peuple suisse dès la 12e minute du match contre la Hongrie, samedi à Cologne. La façon dont le buteur - admirablement servi par Michel Aebischer - a percé la défense adverse a largement été commentée. L'action dans son intégralité est pourtant à retenir.
17.06.2024, 16:5220.07.2024, 12:48
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Kwadwo Duah a joué avec les nerfs des Suisses samedi à Cologne lorsque son but face au portier hongrois a d'abord été refusé à cause d'un hors-jeu imaginaire. Il a ensuite attiré tous les regards, rien de plus logique compte tenu de la situation. Le buteur de 27 ans a en effet marqué dès sa deuxième titularisation en équipe de Suisse, alors que le grand public ne le connaissait pas, lui qui évolue à Ludogorets en Bulgarie.

L'attaquant helvétique a mérité les éloges, notamment parce qu'il a apporté de la verticalité au jeu de la Nati. «Nous avions besoin d'un attaquant capable de prendre la profondeur», a d'ailleurs expliqué Giorgio Contini, bras droit de Murat Yakin, après le coup de sifflet final.

La dernière passe de Michel Aebischer et cet appel de Kwadwo Duah dans le dos de la défense sur le but du 1-0 résument parfaitement ce que le staff helvétique recherchait.
Kwadwo Duah (à droite), seul face à Peter Gulacsi au moment de marquer le premier but de la Nati à l'Euro
Kwadwo Duah (à droite), seul face à Peter Gulacsi au moment d'inscrire le premier but de la Nati à l'Euro.image: Keystone

Mais avant cette ultime phase marquée par une soudaine percussion vers l'avant, la Suisse a d'abord tenu le ballon de manière admirable. L'action dans sa globalité a compté au total 22 passes, ce qui fait de cette séquence la troisième la plus longue ayant aboutie à un but à l'Euro depuis 1980, selon Opta. La Suisse a ainsi eu possession du cuir durant une minute et 20 secondes.

Le croquis ci-dessus du statisticien est extrêmement intéressant. Il met d'abord en évidence l'implication de Granit Xhaka au milieu de terrain et les kilomètres qu'il parcoure. 11,8 lors de cette rencontre - aucun autre Suisse n'a galopé davantage. On retrouve le joueur de Leverkusen à l'origine des premiers mouvements sur cette action. Il va jusqu'à ordonner le jeu depuis son propre camp et combiner sur le côté gauche à hauteur de ses défenseurs. Il est ensuite impliqué dans les derniers enchaînements, plus haut sur le terrain lorsqu'il joue avec Silvan Widmer sur le flanc droit.

La confirmation que Granit Xhaka quadrille bel et bien l'ensemble du terrain.

Il ressort également de ce graphique les nombreux échanges entre Xhaka et Manuel Akanji, un défenseur moderne dont la conduite de balle n'est plus à présenter. Si Granit Xhaka parvient à faire vivre le jeu de la Nati, c'est aussi parce qu'il peut s'appuyer sur d'autres leaders techniques. Akanji, sous les ordres de Pep Guardiola depuis deux saisons, en est un. Son habileté des deux pieds et sa position au centre de la défense l'aident à combiner avec le maître à jouer de l'équipe de Suisse. C'est d'ailleurs lui qui a reçu un ballon de Xhaka pour ensuite trouver Aebischer sur l'avant-dernière passe.

Ce duo Xhaka-Akanji n'a pas uniquement multiplié les échanges de ballon. Granit Xhaka, par ses gestes et ses mots, a guidé en début de séquence son défenseur aux 61 sélections.

Nous évoquions une soudaine accélération lorsqu'Aebischer a trouvé en profondeur Kwadwo Duah en toute fin d'action. Ceci fait écho à ce qui était perceptible lors des premières touches de balle. Granit Xhaka jouait alors complètement arrêté, ce que n'a pas manqué de souligner le consultant de la RTS, Johan Djourou. «C'est une tendance maintenant. On essaye d'aspirer les adversaires, les faire bouger un peu pour créer des brèches, trouver des espaces», a-t-il glissé à l'antenne. Autrement dit, ralentir pour mieux accélérer, changer de rythme et prendre de court son adversaire. Ce que la Nati a finalement parfaitement réussi sur cette longue séquence historique, qui n'est pas restée stérile - contrairement à ce que produisait la Roja de Luis Enrique à la dernière Coupe du monde.

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