La Nati va jouer dans une ambiance hostile à Los Angeles
L'équipe de Suisse de football cherchera à se relancer contre la Bosnie, jeudi à 21h, après avoir été accrochée par le Qatar pour son entrée en lice au Mondial. Mais la tâche sera loin d'être facile.
La Nati devrait être mise à l’épreuve non seulement sur le plan footballistique, mais aussi mentalement. D’abord parce que les provocations font partie des armes adverses auxquelles la Nati devra répondre. «Mentalement, nous devons être prêts dès la première minute. Il faut rester calmes et jouer notre football», explique Remo Freuler.
Ensuite parce que la Suisse jouera dans une ambiance survoltée, au stade de Los Angeles, une enceinte de 71 000 places construite pour 5,5 milliards de dollars et considérée comme la plus spectaculaire des 16 stades du Mondial.
Les Etats-Unis y ont disputé leur match d’ouverture, et l’atmosphère électrique était perceptible non seulement dans le stade, mais aussi devant les écrans de télévision.
Les coéquipiers de Christian Pulisic ont été portés par le public, un soutien dont la Suisse ne pourra pas bénéficier, puisque la Nati jouera visiblement à l’extérieur ce jeudi. Nous avons en effet croisé, lors de notre marche vers le stade dans le quartier d’Inglewood, de nombreux supporters vêtus de maillots bosniens, ainsi que de nombreuses voitures décorées aux couleurs de la Bosnie.
Environ 350 000 personnes d’origine bosnienne vivent aux Etats-Unis, et plusieurs dizaines de milliers de supporters devraient assister au match contre la Suisse. Les quelque 2 000 fans suisses présents ne pourront donc pas rivaliser sur le plan sonore. L’entraîneur Murat Yakin connaît toutefois la recette face à cette infériorité dans les tribunes: «Le match se joue sur le terrain. Si nous livrons notre performance, nous ferons taire les supporters adverses.»
