Le prochain adversaire de la Nati a un lien fort avec la Suisse
La Nati affrontera en seizièmes de finale de la Coupe du monde une équipe d'Algérie dont la dernière participation au Mondial, en 2014, reste encore dans toutes les mémoires, en raison de son huitième de finale héroïque. Les Fennecs avaient poussé le futur champion du monde, l’Allemagne, au bord de l’élimination. C’est finalement Mesut Özil qui avait offert la victoire 2-1 aux Allemands à la 119e minute.
Depuis ce coup d’éclat, la sélection algérienne a connu un parcours en dents de scie, dont le point culminant reste la victoire à la Coupe d’Afrique des nations en 2019. Mais les désillusions ont également été nombreuses. L’Algérie a ainsi manqué les Coupes du monde 2018 et 2022 et a été éliminée à plusieurs reprises dès la phase de groupes de la CAN. Ce fut notamment le cas en 2024, lorsqu’elle a terminé dernière de sa poule, derrière l’Angola, le Burkina Faso et la Mauritanie.
Une qualification sereine sous Petkovic
Cette décevante élimination a marqué la fin du mandat de l’entraîneur Djamel Belmadi et le début de celui de Vladimir Petkovic, ancien sélectionneur de la Suisse, dont les 78 matchs à la tête de l'équipe nationale restent inégalés à ce jour. L’objectif principal, la qualification pour la Coupe du monde, a été atteint de manière sereine, avec huit victoires en dix matchs.
Ainsi, Petkovic a retrouvé le succès en tant qu’entraîneur après un court passage en club peu concluant aux Girondins de Bordeaux.
Des joueurs bien connus
L’équipe d'Algérie est composée en grande partie de joueurs nés en France, comme sa star Riyad Mahrez et Rayan Aït-Nouri, pensionnaire de Man City.
Outre plusieurs éléments évoluant en Ligue 1 (Amine Gouiri à Marseille, Samir Chergui au Paris FC, Hicham Boudaoui à Nice, Nabil Bentaleb et Aïssa Mandi à Lille), la sélection comporte aussi plusieurs footballeurs établis en Bundesliga, comme Ramy Bensebaini (Borussia Dortmund), Farès Chaïbi (Eintracht Francfort), Ibrahim Maza (Bayer Leverkusen) et Mohamed Amoura (VfL Wolfsburg), actuellement blessé. Ce dernier évoluait auparavant au FC Lugano. Jaouen Hadjam de Young Boys ainsi que le gardien remplaçant du Stade Nyonnais, Melvin Mastil, ont également un lien avec la Suisse.
Le potentiel de cette équipe, menée par le capitaine Riyad Mahrez, 35 ans, s’était déjà manifesté lors de la Coupe d’Afrique des nations en début d'année. Avec trois victoires, l’Algérie avait survolé la phase de groupes avant de s’imposer en huitièmes de finale face à la République démocratique du Congo, qui s'est elle aussi qualifiée pour les seizièmes de finale du Mondial. Le parcours s’était ensuite arrêté en quarts de finale contre le Nigeria.
Puissante en attaque, fragile en défense
A l’approche de la Coupe du monde, l’Algérie avait attiré l’attention en s’imposant lors d’un match amical contre les Pays-Bas, mais elle a ensuite subi une nette défaite 0-3 contre l’Argentine lors de son entrée en lice au Mondial. Face à la Jordanie, l’équipe de Petkovic a renversé un retard de 0-1 pour finalement s’imposer 2-1, avant d’arracher un nul spectaculaire 3-3 contre l'Autriche et de se qualifier pour la phase à élimination directe. Ce dernier match a mis en évidence les forces et les faiblesses des Algériens: un potentiel offensif énorme, mais une défense fragile.
Dans ce duel face à son prédécesseur, Murat Yakin accordera donc une importance particulière à la stabilité défensive, afin d’éviter à la Suisse de connaître les mêmes sueurs froides que l’Allemagne il y a douze ans.
