Sport
Football

Nati: cette statistique sur Granit Xhaka est hallucinante

LOS ANGELES, UNITED STATES - JUNE 18: Granit Xhaka of Switzerland during the World Cup match between Switzerland v Bosnia and Herzegovina at the Los Angeles Stadium on June 18, 2026 in Los Angeles Uni ...
Granit Xhaka, capitaine de la Nati.image: Getty

Cette statistique sur Granit Xhaka est hallucinante

Le capitaine de la Nati fêtera vendredi sa 150e sélection en équipe de Suisse. Vous n’imaginez pas à quel point il a été titulaire lors de ses 149 capes.
30.06.2026, 14:5830.06.2026, 14:58
Michael Lehmann / San Diego

Depuis quinze ans, il marque l'équipe de Suisse comme aucun autre joueur. Vendredi matin, en 16es de finale du Mondial, Granit Xhaka devrait devenir le premier footballeur suisse à atteindre les 150 sélections.

Le nombre 150 constitue une étape symbolique. Mais dans le cas de Granit Xhaka, c'est presque le chiffre 5 qui impressionne davantage. Sur ses 149 matchs internationaux, il n'a débuté que cinq fois sur le banc. Et lors de quatre de ces rencontres, il a disputé l'intégralité de la seconde période. Une seule fois, il a dû attendre la 65e minute avant d'entrer en jeu: en juin 2017, lors d'un match amical contre le Bélarus.

Ces statistiques illustrent l'influence que Xhaka a exercée sur l'équipe de Suisse dès ses débuts. Alors que la plupart des novices doivent progressivement s'imposer, le Bâlois est immédiatement devenu un cadre. Il a effectué ses débuts lors d'un match de qualification pour l'Euro contre l'Angleterre, à Wembley. Il avait alors 18 ans, 8 mois et 8 jours et était déjà titulaire.

Une attitude «sacrément nécessaire»

Patrick Foletti, l'entraîneur des gardiens de la Suisse, n'est peut-être pas le plus proche du capitaine, mais il le côtoie en sélection depuis ses débuts. Il a été un témoin privilégié de son évolution. «Avec sa volonté de gagner hors du commun, Granit apporte une immense valeur ajoutée à l'équipe», dit le Tessinois.

Au fil des années, les deux hommes ont eu de nombreuses discussions passionnantes. Et pour Foletti, une chose est claire: «Sa manière d'être est parfois dérangeante, parfois agaçante, n'est peut-être pas facile à comprendre pour certains, parce qu'elle n'est pas vraiment "suisse". Mais elle est sacrément nécessaire».

Ces propos prennent un relief particulier dans le contexte actuel, à la Coupe du monde. Après le match nul inaugural contre le Qatar (1-1), Xhaka a critiqué l'équipe et surtout l'attitude de certains joueurs, comme après le précédent match amical. Ces sorties à répétition auraient suscité du mécontentement en interne, selon les informations de Blick. D'autant plus que le capitaine n'avait pas livré sa meilleure prestation.

Switzerland's Granit Xhaka reacts during the World Cup Group B soccer match between Qatar and Switzerland at the San Francisco Bay Area Stadium in Santa Clara, Saturday, June 13, 2026. (KEYSTONE/ ...
Xhaka a été en dessous de son niveau habituel contre le Qatar.image: Keystone

Le Bâlois de 33 ans a répondu à sa manière. Lors du deuxième match contre la Bosnie, il fut le meilleur joueur sur le terrain. Il toucha le plus de ballons, orchestra le jeu et dirigea son équipe. Puis, après avoir transformé un penalty en fin de rencontre, il célébra son but en mimant le «blabla» de ses mains. Un message pour ses détracteurs: continuez donc à parler.

Il donne toujours le ton

C'est Granit Xhaka. Au fil des années, ses passages fréquents chez le coiffeur, sa célébration de l'aigle bicéphale ou encore certaines déclarations pleines d'assurance, souvent assimilées à de l'arrogance, ont régulièrement alimenté les débats. Il provoque parfois volontairement les frictions et y puise de la force. «Peut-être que j'en ai besoin», reconnaissait-il d'ailleurs après la victoire contre la Bosnie.

Xhaka l'incompris. C'est un rôle qu'il a fini par assumer. Lorsqu'il affirme que la Suisse pourrait se réjouir de compter un joueur qui porte le maillot national «avec une fierté absolue» depuis tant d'années, cela en dit long sur son ressenti. L'estime qu'il reçoit régulièrement dans ses clubs, il la perçoit beaucoup moins en équipe nationale. Sous le maillot suisse, il doit sans cesse se justifier, le plus souvent pour des sujets qui n'ont rien à voir avec le football.

Quand il joue bien, on le félicite. En revanche, lorsqu'il évolue en dessous de son niveau habituel – ce qui se remarque immédiatement, tant c'est l'équipe entière qui en souffre –, sa motivation est très vite remise en cause. Ou, pour reprendre les mots de Patrick Foletti: beaucoup estiment alors qu'il n'est pas suffisamment «suisse». Que cette question revienne encore après bientôt 150 sélections doit être épuisant pour lui.

Oui, son caractère peut déranger. Et oui, il est probable que certains joueurs de la sélection ne soient pas toujours d'accord avec lui. Mais ces voix reçoivent une importance disproportionnée, tandis que d'autres passent presque inaperçues. Publiquement, tous les joueurs interrogés ont défendu les déclarations de leur capitaine, rappelant les exigences élevées que l'équipe s'impose à elle-même.

«Un capitaine exceptionnel»

Lorsque Cedric Itten est interrogé sur son capitaine, il prend spontanément sa défense. «Dans chacun des clubs où il a joué, aujourd'hui à Sunderland et auparavant à Leverkusen, on a vu quel capitaine il était et ce qu'il était capable d'apporter à une équipe», explique l'attaquant.

INGLEWOOD, UNITED STATES - JUNE 18: Granit Xhaka of Switzerland celebrates 4-1 with Cedric Itten of Switzerland during the World Cup match between Switzerland v Bosnia and Herzegovina at the Los Angel ...
Itten enlaçant Xhaka pendant que ce dernier célèbre son but contre la Bosnie.image: Getty

«C'est aussi son objectif avec l'équipe de Suisse: que nous soyons aussi performants que possible. J'apprécie qu'il fixe des exigences élevées et qu'il nous pousse constamment. C'est précisément ce qui nous fait progresser.»

A écouter ceux qui le côtoient, Granit Xhaka montre l'exemple, assume ses responsabilités et répond toujours présent dans les moments décisifs. Cedric Itten conclut ainsi: «C'est un capitaine exceptionnel et il nous aidera encore énormément dans ce tournoi».

(ats/roc)

La Coupe du monde 2026 en images
1 / 32
La Coupe du monde 2026 en images:
source: sda / andre penner
partager sur Facebookpartager sur X
Tremblements de terre du 25 juin au Venezuela
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
1 Commentaire
Votre commentaire
YouTube Link
0 / 600
1
Le rugby à 7 débarque à Genève avec une idée en tête
La ville du bout du lac organise ce week-end un prestigieux tournoi de cette discipline spectaculaire, qui réfléchit à un nouveau format pour accélérer le jeu.
Les meilleurs clubs européens du rugby à 7 ont rendez-vous au Centre Sportif des Cherpines (Plan-les-Ouates), samedi 4 et dimanche 5 juillet, pour une nouvelle édition du Geneva International Seven’s. Un évènement qui met en lumière une discipline encore trop méconnue, mais particulièrement spectaculaire: un jeu ultra-rapide et explosif, rythmé par des actions intenses, de grands espaces et une intensité constante du début à la fin. Et l’histoire ne s’arrête peut-être pas là.
L’article