Les arbitres de tennis au tournoi ATP 250 de Gstaad ont une habitude particulière. image: keystone/watson
Les arbitres ont une étrange habitude au tournoi de Gstaad
Le tournoi de tennis dans l'Oberland bernois connaît une situation singulière, propre à notre pays multilingue. Mais elle va changer dès la prochaine édition en 2025.
A Gstaad, ceux qui écoutent attentivement quand les arbitres annoncent les scores auront fait ce constat: ces annonces se font d'abord en français puis en anglais. L'allemand est totalement absent, alors qu'il est pourtant la langue officielle à Gstaad, village situé entièrement dans la partie alémanique de la Suisse. Pourquoi?
«C'est marrant que vous posiez la question!», sourit Jean-François Collet, directeur du tournoi.
«Ma fille me l'a aussi posée il y a quelques jours. En fait, les scores étaient déjà annoncés en français quand mon entreprise a repris la direction de l'événement il y a 18 ans. Et on a continué à faire ainsi, sans se poser de question.»
Jean-François Collet, directeur du tournoi de Gstaad
Jusqu'à présent, les arbitres à Gstaad annoncent les scores en français et anglais. Image: KEYSTONE
Le boss de la boîte Grand Chelem Event enchaîne:
«Mais grâce à votre observation, on va changer dès l'année prochaine! Les annonces des scores par les arbitres seront faites en allemand. C'est illogique de ne pas le faire dans cette langue, ici»
D'autant plus que «la majorité du public, selon nos statistiques, vient de l'Oberland bernois et est germanophone», précise Jean-François Collet. Il explique que «sur le circuit ATP, en tout cas en Europe, ce sont les tournois eux-mêmes qui choisissent la langue des annonces des arbitres (à côté de l'anglais)». Ces derniers doivent ensuite s'y plier et, donc, apprendre quelques mots – en tout cas les scores – dans des langues étrangères.
Jean-François Collet a décidé que, dès l'année prochaine, les arbitres à Gstaad feront les annonces des scores en allemand. Image: KEYSTONE
«Excellente cohabitation» linguistique
On pouvait imaginer que la raison de cet effacement de l'allemand au profit du français était due au fait que Grand Chelem Event est une société romande, qui emploie d'ailleurs beaucoup de bénévoles francophones à Gstaad. Ce n'est donc pas le cas, puisque l'entreprise basée à Renens (VD) n'a fait que perpétuer une habitude.
Et Jean-François Collet n'avait aucune envie d'imposer la langue de Molière à Gstaad, lieu situé à moins de dix kilomètres de la frontière linguistique. «Notre événement, c'est un bon mix entre francophones et germanophones. La cohabitation est excellente. En 18 ans, nous n'avons pas eu le moindre problème», se réjouit-il.
Dès l'année prochaine, les arbitres non germanophones risquent toutefois d'en rencontrer quelques-uns, la langue de Goethe n'étant pas réputée pour être la plus simple. Mais ils peuvent déjà s'estimer heureux d'échapper à l'encore plus complexe bärndütsch.
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Dessinateur de presse et grand fan de Fribourg-Gottéron, «Alex» passe son temps à taquiner le dragon dans La Liberté. Il raconte son travail en play-off, et ce titre de champion qu'il n'a pas envie de fêter tout de suite.
Alex, d'où vient le dragon de vos dessins? Sur quel modèle vous êtes-vous basé pour le réaliser? Il vient de la vallée du Gottéron, comme dans la légende, et plus concrètement du premier motif choisi par le club pour le représenter. C'était à la fin des années 90. L'animal était vert, avec une corne rouge sur le pif, une bleue sur le front et des écailles de la même couleur sur le dos. J'ai repris ce motif pour en faire un cartoon, un personnage de BD. Le logo du club a changé par la suite mais mon dragon, lui, est toujours resté le même.