Djokovic quitte son navire et tacle ses anciens alliés
Le Serbe Novak Djokovic a annoncé quitter le syndicat des joueurs qu'il a cofondé en 2020, évoquant notamment ses «préoccupations concernant la transparence» et «la gouvernance» de cette organisation dissidente du circuit mondial de tennis.
L'Association des joueurs de tennis professionnels (PTPA), fondée par l'actuel n°4 mondial et le Canadien Vasek Pospisil, avait attaqué en justice en mars 2025 les instances de gouvernance du tennis, dénonçant un «système corrompu, illégal et abusif», visant notamment «un calendrier insoutenable», avec des tournois programmés onze mois sur douze.
«Après mûre réflexion, j'ai décidé de me retirer complètement de l'Association des joueurs de tennis professionnels», a expliqué Djokovic sur son compte X.
«Je suis fier de la vision que Vasek et moi partagions en fondant la PTPA, offrant aux joueurs une voix plus forte et indépendante, mais il est devenu clair que mes valeurs et mon approche ne sont plus alignées avec l’orientation actuelle de l'organisation», a ajouté le joueur de 38 ans, lauréat de 24 titres en Grand Chelem.
«Je vais continuer à me concentrer sur mon tennis, ma famille et sur ma contribution au sport d'une manière qui reflète mes principes et mon intégrité», a poursuivi Djokovic, qui a annoncé lundi son forfait au tournoi ATP 250 d'Adelaide (12-17 janvier) car il ne se sent «pas encore prêt physiquement». Son prochain tournoi sera donc l'Open d'Australie (18 janvier-1er février), qu'il a remporté dix fois.
«Je souhaite le succès aux joueurs et à toutes les personnes concernées pour la suite, mais pour moi, ce chapitre est désormais clos», a-t-il conclu.
Soutenue par le milliardaire Bill Ackman, la PTPA a lancé en mars 2025 aux côtés d'une vingtaine de joueurs des actions en justice aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et dans l'Union européenne (UE). Elles visent l'ATP et la WTA, qui régissent les circuits masculin et féminin, la Fédération internationale de tennis (ITF) et l'Agence internationale pour l'intégrité du tennis (Itia), des instances selon eux «corrompues», accusées d'avoir «systématiquement abusé, réduit au silence et exploité les joueurs pour alimenter leurs profits à travers un contrôle monopolistique». Le nom de Djokovic ne figurait pas aux côtés des joueurs frondeurs.
(afp/roc)
