Les zizis truqués en saut à ski refont parler d’eux
Depuis que Bild a soupçonné certains sauteurs à ski de trafiquer leur anatomie, la discipline est en émoi.
Pour rappel, le quotidien allemand avançait début janvier que plusieurs athlètes auraient eu recours à des injections d’acide hyaluronique afin d’augmenter, au moment des protocoles de mesure de la Fédération internationale de ski (FIS), la taille de leur pénis. L’objectif: obtenir un entrejambe plus important et, par conséquent, une combinaison plus grande, davantage de tissu signifiant une meilleure portance dans les airs.
Depuis, l’Agence mondiale antidopage (AMA) s’est dite prête, juste avant les Jeux olympiques de Milan-Cortina, à enquêter sur d’éventuels cas de tricherie. «Si quoi que ce soit devait être mis au jour, nous examinerions la situation afin de déterminer s’il s’agit d’une forme de dopage», a déclaré Olivier Niggli, directeur de l’agence. De leur côté, la FIS et plusieurs équipes, dont la Norvège, ont balayé ces soupçons, évoquant une «rumeur infondée».
L’affaire, que l’on croyait enterrée, a malgré tout refait surface il y a quelques jours, lors de la deuxième semaine des Jeux, après que le Dr Alessandro Littara a confirmé au média USA Today avoir traité un sauteur à ski.
«Concernant l’information en question, j’ai effectivement traité un athlète de ce sport, dont je ne révélerai évidemment ni le nom ni la nationalité, ni s’il participe à ces Jeux olympiques», a-t-il fait savoir, invoquant le secret médical. «Je peux toutefois préciser que je l’ai traité le mois dernier et que j’ai utilisé une dose importante d’acide hyaluronique», a-t-il ajouté.
Médecin spécialisé dans l’agrandissement du pénis, l'Italien Alessandro Littara assure avoir été contacté à des fins médicales, et non dans le cadre d'un protocole de triche. Selon lui, le sauteur se disait gêné par la taille de son sexe au moment de se mettre à nu dans les vestiaires. «Je ne peux pas dire s’il m’a tout dit», concède-t-il néanmoins.
(roc)
