Djokovic à Bâle: «Il est resté très modeste» sur le plan financier
Depuis 2011, Novak Djokovic n’a joué qu’un seul tournoi lors de la dernière semaine d’octobre: celui de Vienne en 2020, qui se tient en même temps que les Swiss Indoors. Pour le reste, le joueur le plus titré de l’histoire du tennis a toujours renoncé aux derniers ATP 500 de la saison afin de se concentrer sur le Masters de Paris et les ATP Finals.
L’annonce, la semaine dernière, du retour de Djokovic à Bâle cet automne, quinze ans après sa dernière apparition dans la cité rhénane, a donc eu de quoi surprendre. Le directeur du tournoi, Roger Brennwald, explique à CH Media, groupe auquel watson appartient:
A la base, Djokovic préférait disputer le très lucratif Six Kings Slam, un tournoi d’exhibition en Arabie saoudite. Mais, la semaine dernière, l’événement a finalement été reporté au mois de décembre. Le Serbe de 39 ans s’est ainsi retrouvé soudainement disponible et, en l’espace de deux jours, un accord a été conclu avec les Swiss Indoors. Comme tous les ATP 500, le tournoi bâlois peut, dans ce genre de situation, attribuer une wild-card spéciale (A+), en plus des trois invitations habituelles.
A Bâle, les intentions de Djokovic sont claires. Actuel 12e mondial, il a encore des chances réalistes de se qualifier pour les ATP Finals de Turin. Pour y parvenir, il devra toutefois obtenir de bons résultats dans la cité rhénane, mais aussi à Paris. A l’heure actuelle, il accuse un retard de 319 points à la Race sur l’Espagnol Rafael Jódar, qui occupe provisoirement la dernière place qualificative pour le Masters. Or les tournois de Bâle et de Paris offrent au total pas moins de 1500 points.
Brennwald précise que Djokovic figurait déjà dans leurs plans au printemps, au moment où les engagements pour le tournoi étaient fixés. Il précise toutefois: «Lorsqu’un joueur déclare qu’il ne souhaite pas jouer durant la semaine du tournoi de Bâle, il faut l’accepter».
Interrogé sur le montant de la prime de participation versée à Djokovic, comme il est d’usage lorsque les meilleurs joueurs de la planète acceptent une wild-card de dernière minute pour disputer un tournoi de moindre envergure, Brennwald répond: «C’est l’ensemble des conditions qui compte: la prime de participation, le lieu, l’ambiance dans l'arène, les conditions d’entraînement, l’hébergement, l’organisation, le statut du tournoi et sa réputation». Djokovic connaît le tournoi et, «compte tenu de son statut, il est resté très modeste». Tant mieux pour les finances des Swiss Indoors.
