Pourquoi le père de Lamine Yamal va manquer la finale
La famille de la superstar espagnole Lamine Yamal vit la Coupe du monde au plus près. Sa mère, son petit frère, devenu le porte-bonheur des fans de la Roja, et sa compagne sont régulièrement aperçus en tribunes.
En revanche, depuis le début de la compétition, son père, Mounir Nasraoui, visage bien connu des amateurs de football, n'a assisté à aucun match. Il ne sera pas non plus présent pour la finale, qu'il suivra depuis son domicile. Cette absence est due à des problèmes de santé.
Nasraoui souffre d'épilepsie. Si les longs voyages avec un important décalage horaire ne sont pas contre-indiqués et peuvent très bien se dérouler lorsqu'ils sont bien préparés, ils sont parfois redoutés et évités, le manque de sommeil, la fatigue et le stress pouvant augmenter le risque de crise.
A cela s'ajoutent les fortes émotions. Qu'elles soient positives ou négatives, elles peuvent constituer un facteur déclenchant chez certaines personnes. Or une finale de Coupe du monde vécue au stade est rarement avare en émotions. Mounir Nasraoui avait toutefois assisté à la finale de l'Euro il y a deux ans en Allemagne. Le voyage aux Etats-Unis semble donc être la principale raison de son absence.
«Je donnerais tout mon argent pour être en bonne santé», a déclaré le père du joueur, âgé de 36 ans. Interrogé par une chaîne de télévision espagnole, il a ajouté: «Je dois prendre beaucoup de médicaments tous les jours, et il peut arriver que je fasse une crise d'épilepsie. Là, maintenant, je pourrais être stressé ou excité et en faire une sans m'en rendre compte».
Le père de Yamal souhaite donc préserver sa santé et surtout ne créer aucun problème. Ne pas perturber son fils ni devenir une source d’inquiétude pour ses proches ou les personnes qui se trouveraient à ses côtés. «Il faut toujours bien réfléchir avant d’agir. Avant de voyager, il faut penser à moi, à lui et à tous ceux qui nous entourent. Je risquerais de causer des problèmes. Il vaut donc mieux rester chez soi et suivre la situation d’ici.»
(t-online/roc)

