Le PSG fait encore tomber un géant
Moins d'une semaine après avoir fait le show contre Manchester City (4-2), le PSG a réussi à mettre à terre le FC Barcelone au bout d'un match encore fou (4-2), et poursuit son début de saison époustouflant en Ligue des champions vers un triplé historique.
Double tenant du titre, Paris règne sans partage sur l'Europe, et cette année, les hommes de Luis Enrique veulent le montrer dès le début des hostilités, en remportant mardi un deuxième choc magnifique en sept jours. Et avec le même tarif.
Grâce à un nouveau match impressionnant dans l'engagement et dans le contre-pressing, Paris a mis fin à la série des 11 victoires d'affilée du FC Barcelone, qui restait invaincu et intouchable cette saison.
C'est la finale que tout le monde attendait en mai dernier et qui n'a finalement pas eu lieu.
Comme l'année dernière, deux des équipes favorites de la compétition se sont retrouvées au début de l'automne pour se jauger avant les vérités du printemps. Et comme il y a un an, c'est le PSG qui est sorti vainqueur de ce duel.
Avalanche de blessés
Annoncé au sommet, le match a tenu ses promesses dans l'intensité mise par les 22 artistes et par les actions qui se sont enchaînées tout au long de la rencontre, provoquant sans doute en partie une pluie de blessures.
Ousmane Dembélé est sorti à la 20e minute, blessé à la cuisse gauche, le Barcelonais Dani Olmo l'a suivi moins de dix minutes plus tard (26e), avant que «Kvara» soit obligé de laisser sa place en boitant, souffrant visiblement du genou droit, tout comme Marquinhos (58e), touché physiquement après une course à haute intensité.
Tout aussi flamboyant que lors des 45 premières minutes à Manchester City, Paris aurait pu même marquer plus de buts.
Avec 48 réalisations en 11 matchs, les Catalans sont arrivés à Paris dans la forme de leur vie. Mais sans Rodri dans l'entre-jeu, resté sur le banc une grande partie du match, et avec un Lamine Yamal relativement discret malgré un très beau but, le Barça a été moins dominateur que depuis deux mois.
Alors que le CUP annonçait un «massacre à la parisienne» sur son tifo, les premiers frissons ont parcouru le Parc des princes dès la 2e minutes avec le poteau trouvé par «Kvara», avant qu'Ousmane Dembélé puis Désiré Doué se testent coup sur coup (5e).
Lucas Hernandez a tenu le choc
Avant que le golden boy français trouve en premier la faille entre les jambes barcelonaises et en fermant parfaitement son pied (1-0, 38e), le gardien barcelonais Joan Garcia a mené la vie dure aux Parisiens: d'abord devant son ancien coéquipier Ferran Torre (25e, 27e), puis devant Fabian Ruiz sur un double arrêt (27e).
En défendant parfaitement une grande partie du match, à l'image de Willian Pacho qui a risqué de s'ouvrir la tête ou de Lucas Hernandez qui a si bien géré Lamine Yamal, Paris a fait plier l'attaque de feu du FC Barcelone. Le défenseur français, titularisé à la place de Nuno Mendes, blessé, a même marqué de la tête sur corner pour reprendre l'avantage (2-1, 72e), après un poteau de Torres.
Même si les Catalons sont revenus au score deux fois, d'abord grâce au jeune Xavi Espart (1-1, 55e) puis à Lamine Yamal qui a battu Zaïre-Emery dans leur premier duel (2-2, 79e), les joueurs de Luis Enrique ont de nouveau accéléré brutalement. Vitinha a fait chavirer le Parc d'une frappe pure aux 18 mètres (3-2, 81e) avant que Fabian Ruiz ne parachève la soirée (4-2, 86e).
Même sans avoir la possession (47%), Paris continue d'être au rendez-vous de son histoire, en route vers un triplé historique, et confirme que le PSG est bien cet automne la meilleure équipe d'Europe. Et malgré le contexte social tendu en France, la fête a été totale au Parc, avec aucun accroc avant et pendant la rencontre.
(afp/roc)
