On a joué la Coupe du monde 1000 fois: voici le gagnant le plus probable
A l'approche de la Coupe du monde 2026 au Mexique, au Canada et aux Etats-Unis, une question obsède les fans de football du monde entier: qui sera le prochain champion du monde? L'un des grands favoris s'imposera-t-il ou assistera-t-on au premier champion surprise de l'ère moderne? Les spéculations vont bon train partout.
Nous voulions en savoir un peu plus. Et comme Paul le poulpe n'est plus de ce monde, nous nous sommes associés aux spécialistes suisses de la science des données de Datahouse. Ces derniers ont créé une simulation pour prédire le champion du monde le plus probable.
Comment fonctionne la simulation
- Dans un premier temps, la force de chaque équipe est définie. Les cotes actuelles des quatre plus grands bookmakers ainsi que la position et les points au classement Fifa sont utilisés pour tenir compte de la valeur des effectifs. Les deux facteurs sont pondérés à parts égales.
- Dans chaque match, les forces respectives des deux équipes sont ensuite confrontées et un résultat est simulé. Plus la différence est grande, plus la probabilité d'un but à chaque phase de jeu est élevée, et donc plus la victoire de l'équipe la plus forte est plausible.
- L'ensemble de la Coupe du monde est ainsi simulé 1000 fois. La «probabilité» d'un scénario (par exemple «la Suisse devient championne du monde») correspond alors à la part en pourcentage des 1000 simulations dans lesquelles ce scénario s'est réalisé.
Les résultats
La simulation de Datahouse désigne l'Espagne comme la championne du monde la plus probable. Dans 15% des cas, la «Furia Roja» a remporté le trophée. Suivent les grandes nations européennes; la France (13%) et l'Angleterre (10%), tandis que le tenant du titre argentin et le recordman brésilien se partagent les 3e et 4e places avec 7% de chances chacun.
Mauvaise nouvelle pour Cristiano Ronaldo: dans un cas sur vingt seulement, la superstar de 41 ans remporte le titre mondial tant attendu. Le tableau est encore plus sombre pour les autres grandes nations européennes que sont l'Allemagne et les Pays-Bas, ainsi que pour l'éternel outsider belge. Avec respectivement 4% et 3% de chances de remporter le titre, ils figurent tout de même dans le top 10.
L'espoir demeure pour la Nati
La Nati suisse ne se voit attribuer qu'une chance de 1% de remporter le titre mondial. Sur 1000 simulations, l'équipe de l'entraîneur Murat Yakin est tout de même devenue championne du monde 10 fois. La Suisse se retrouve ainsi à égalité avec le dernier demi-finaliste de la Coupe du monde, le Maroc, et le double champion du monde, l'Uruguay.
La probabilité d'une qualification suisse pour les quarts de finale (soit l'objectif affiché pour cette Coupe du monde) s'élève à un respectable 21%. La chance d'atteindre les huitièmes de finale est de 43%, celle de se qualifier pour les seizièmes de finale de 79%, soit presque quatre fois sur cinq.
Le modèle désigne le Canada comme le plus redoutable adversaire de groupe de la Suisse. Face au pays hôte, qui pointe au 30e rang du classement FIFA, onze places derrière la Suisse, la Nati s'impose dans 59% des cas. Le dernier pays hôte en date, le Qatar, nous le battons dans 71,5% des cas, et la Bosnie-Herzégovine, bourreau de l'Italie, dans 77,8% des cas.
Les adversaires suivants probables de la Suisse
En cas de qualification, l'adversaire le plus probable de la Suisse en seizièmes de finale est la Corée du Sud, issue du groupe A, avec 10% de probabilité. Les deux équipes se retrouveraient alors à la deuxième place de leur groupe respectif. En huitièmes de finale, les Pays-Bas (12%) ont été l'adversaire le plus fréquent sur les 1000 simulations, la France (13%) en quarts, l'Espagne (13%) en demi-finale.
Si la Suisse atteint la finale, elle affronte l'Angleterre dans 13% des cas.
Quelle est la précision de ces prédictions? «La simulation fournit des probabilités sur la base de milliers de réalisations. Dans un cas précis, même un événement très improbable peut se produire», souligne Severin Trösch, senior data scientist chez Datahouse.
Un véritable champion surprise n'est pas en vue selon la simulation: les meilleures chances de titre en dehors du cercle des favoris sont attribuées aux deux pays hôtes, le Mexique et les Etats-Unis, ainsi qu'au finaliste de la Coupe d'Afrique des nations, le Sénégal. Ces trois équipes ont chacune 2% de chances de devenir championnes du monde.
