Le Canada a une occasion parfaite d'écrire l'histoire
Le Canada lancera «sa» Coupe du monde vendredi (21h00 heure suisse) à Toronto contre la Bosnie. Dans le groupe B avec la Suisse, les deux formations ne se présentent pas en pleine confiance.
En deux participations à la Coupe du monde (1986 et 2022), le Canada n'a jamais marqué le moindre point en phase de poules. Devant leur public, les «Rouges» ont donc une occasion parfaite d'écrire l'histoire de leur sélection. Un rendez-vous d'autant plus important que cette rencontre face à la Bosnie pourrait déjà s'avérer décisive pour la deuxième place du groupe.
Si l'on s'en fie aux forces en présence sur le papier, c'est en effet pour la place de dauphin d'une Suisse favorite que devraient se battre le Canada et la Bosnie, respectivement classées 30e et 64e au classement FIFA. Les locaux partent légèrement favoris, mais ne se présentent pas en pleine confiance toutefois.
Alphonso Davies blessé
Derrière l'engouement grandissant autour d'une sélection pleine de promesses, qui veut comme la Suisse faire de cette édition la meilleure de son histoire, quelques doutes tournent autour des hommes de Jesse Marsch. Son capitaine Alphonso Davies (25 ans), latéral gauche du Bayern Munich, est incertain pour ce premier match en raison d'une blessure. Il n'a pas disputé les deux derniers amicaux du Canada, qui pourra toutefois compter sur Jonathan David, attaquant de la Juventus et meilleur buteur de l'histoire de la sélection (39 buts) à seulement 26 ans.
La préparation n'a d'ailleurs pas apporté aux joueurs à la feuille d'érable toutes les garanties qu'ils souhaitaient. Début juin, le Canada a certes battu l'Ouzbékistan (2-0), mais cela sans convaincre pleinement. La répétition générale de samedi dernier contre l'Irlande, non qualifiée pour le Mondial, s'est quant à elle soldée sur un nul 1-1.
La qualification haletante de la Bosnie
En face, la Bosnie sort d'une campagne de qualification haletante, se qualifiant après deux séances de tirs au but lors des barrages, contre le Pays de Galles et l'Italie. Elle arrive néanmoins en terres canadiennes en ayant concédé deux matches nuls contre la Macédoine du Nord et le Panama en préparation. Pas de quoi s'avancer avec nombre de certitudes.
Déjà présent il y a douze ans, l'inusable Edin Dzeko, figure de proue des «Dragons», sera toutefois l'une d'elles. A 40 ans, le meilleur buteur de la sélection (148 capes, 73 buts) est un habitué des grands rendez-vous et aura une occasion d'entrer un peu plus dans la légende.
Organisateur principal de cette Coupe du monde, les Etats-Unis ouvriront quant à eux leur tournoi samedi (3h00 dimanche heure suisse). Ils affronteront le Paraguay à Los Angeles.
Les «USA» s'étaient qualifiés pour les 16es de finale lors du dernier Mondial qu'ils avaient accueilli en 1994 et chercheront à faire au moins aussi bien en 2026. S'adressant aux médias en amont de ce match, le sélectionneur Mauricio Pochettino s'est même permis de rêver:
Ce chemin vers le rêve américain commencera par une rencontre «piège» face au Paraguay, qui dispute une Coupe du monde pour la première fois depuis 2010 et un quart de finale perdu face à l'Espagne. Les Sud-américains ont brillé lors des qualifications de la zone Conmebol et peuvent espérer créer la surprise.
(ats/acu)
