Yakin en mission désespérée pour retenir la pépite du foot suisse
C’est le feuilleton qui a rythmé la semaine: le choix d’Alessandro Romano.
Originaire de Winterthour (ZH), le milieu de 20 ans, qui a représenté la Suisse des M16 aux M20, n’a pas encore joué avec les A et peut donc aussi opter pour l’Italie, le pays d’origine de sa famille, où il vit depuis sa signature à la Roma en 2022.
La question de son avenir en sélection a pris de l’ampleur depuis le but somptueux qu’il a inscrit le week-end dernier avec Cagliari, le club qu’il a rejoint cet été en prêt. Une performance livrée sous les yeux de Roberto Mancini, le nouveau sélectionneur de la Squadra Azzurra, venu le superviser.
Vendredi, la Gazzetta dello Sport, particulièrement bien informée sur le dossier, a indiqué que Romano aurait finalement fait son choix et décidé de s’engager avec les Azzurri.
Les démarches pour officialiser son changement de sélection auraient même déjà débuté, avec l’objectif de le convoquer dès le prochain rassemblement de septembre.
D’après Blick, cependant, l’Association suisse de football (ASF) n'a pas été informée par le joueur d’un quelconque départ. Puisqu'elle entretient un contact «étroit et régulier» avec Alessandro Romano, en raison de ses 34 matchs sous le maillot à croix blanche, il faut y voir ici un rare élément positif.
L’ASF reconnaît néanmoins être au fait des rumeurs et de ce qui se trame en Italie. C’est pourquoi elle a décidé de jouer son dernier va-tout tant qu’il en est encore temps. Ainsi, toujours selon Blick, Murat Yakin se rend ce week-end en Italie pour rencontrer Romano et lui présenter un projet pour l’avenir, en marge de son match de championnat.
Alessandro Romano affrontera dimanche soir (20h45) l’Inter d’un autre binational suisse: Manuel Akanji. Le défenseur central de la Nati pourrait aussi tenter de le convaincre de poursuivre l'aventure avec la Suisse. Après tout, malgré leur différence d’âge, les deux joueurs ne sont pas totalement étrangers l’un à l’autre.
Akanji jouait à Winterthour sous les ordres d’Umberto Romano, le père d’Alessandro, lorsqu’il avait 14 ans. A l'époque, il voyait régulièrement le jeune fils de son entraîneur, qui venait taper ses premiers ballons autour des entraînements. Personne n’imaginait qu’ils se retrouveraient 17 ans plus tard lors d’une affiche de Serie A autant scrutée des deux côtés des Alpes.
