C'est l'une des images fortes de ces Jeux olympiques: Noah Lyles, star du sprint et déjà vainqueur du 100m aux JO de Paris, s'est assis, épuisé, quelques instants après avoir perdu la finale du 200m. Une course remportée par le Botswanais Letsile Tebogo, devenant le premier Africain sacré aux Jeux sur la distance.
Avec son beau maillot bleu ciel, Tebogo a émergé en tête à la sortie du virage pour creuser progressivement son avantage et s'imposer en 19''46, devant les Américains Kenny Bednarek (19''62) et, donc, Noah Lyles (19''70). Ce dernier s'est assis immédiatement après la course, épuisé.
Il a dû être transporté hors du stade sur une chaise roulante. Le mystère a vite été levé: le triple champion du monde, invaincu sur la distance depuis 2021, avait été testé positif au Covid! Un communiqué de la Fédération américaine d'athlétisme l'a révélé: «Nous pouvons confirmer qu'il a été testé positif lundi 5. En réponse, l'USOPC (le comité olympique américain) et l'USATF (la fédération américaine) ont rapidement mis en place tous les protocoles nécessaires pour prioriser sa santé, le bien-être de notre équipe et la sécurité de tous les participants.»
Pour Lyles, le coup est rude. L'exubérant Floridien avait cherché à faire bonne figure en bondissant et en gesticulant lors de son entrée sur la piste, afin de susciter les acclamations. Mais après le coup de feu, il a manqué de jus, laissant donc le vedette à Tebogo.
Déjà deux fois médaillé aux Mondiaux, le Botswanais qui dit aimer «être hors des radars» s'est révélé jeudi au grand public, lui qui était devenu, sans faire grand bruit, le plus jeune athlète de l'histoire à courir le 100m en moins de 10''' (à 18 ans et 327 jours).
(jcz/ats)