Un autre Manzambi affole les compteurs
Christian Constantin a bien fait de casser sa tirelire pour lever en mai l’option d’achat de 3,5 millions d’euros assortie au prêt de Winsley Boteli: l’avant-centre du FC Sion empile les buts en ce début de saison.
Sept matchs, dont trois officiels, et déjà sept réalisations, souvent inscrites à des moments importants. C’est lui qui a égalisé en Coupe d’Europe à l’aller contre le BATE Borisov, avant d’ouvrir le score au retour pour guider les Sédunois vers la qualification. En Super League, dimanche dernier contre YB, il a encore relancé les siens tout en se voyant refuser un penalty qui aurait dû lui être accordé. Il n’y a finalement qu’en amical contre Yverdon qu’il n’a pas trouvé le chemin des filets.
Ce départ tonitruant n’est pas une surprise. La saison dernière, Boteli avait déjà marqué les esprits à Sion en inscrivant huit buts en Super League pour sa première année professionnelle. Le tout avec un temps de jeu limité (611 minutes) et seulement deux titularisations. Personne n’était plus efficace que lui en Suisse.
Désormais, Didier Tholot semble déterminé à offrir à Winsley Boteli un rôle de titulaire. Après l’avoir longtemps utilisé en fin de rencontre en remplacement de Rilind Nivokazi ou des ailiers sédunois, le technicien du FC Sion l’a installé dans le onze en préparation comme en Coupe d’Europe. Son 4-2-3-1 prend ainsi de plus en plus des allures de 4-4-2, avec Boteli associé à Nivokazi en attaque.
Un air de Manzambi
Après une première année convaincante, Winsley Boteli semble donc prêt à exploser en Super League cette saison. Si cela venait effectivement à se produire, un parallèle pourrait rapidement s’imposer: celui avec un certain Johan Manzambi. Les similitudes sont en effet frappantes.
Ils ont tous les deux 20 ans, même si Boteli est né en 2006 et Manzambi en 2005. Ils sont nés à Genève et ont des origines congolaises.
Tous deux ont aussi quitté Servette très tôt pour poursuivre leur formation en Allemagne. Winsley Boteli est parti en 2022 au Borussia Mönchengladbach, tandis que Johan Manzambi a choisi quelques mois plus tard le SC Fribourg.
Ils y ont rapidement connu le succès dans les catégories jeunes: Boteli a marqué à chacune de ses apparitions ou presque en Bundesliga U19, une division que Manzambi n’a que peu fréquentée, ses performances l’ayant vite propulsé dans l’équipe réserve.
Les deux joueurs ont également un profil offensif, à la différence que Winsley Boteli est un véritable avant-centre, quand Johan Manzambi est un milieu offensif percutant, loué pour sa polyvalence. Enfin, ils viennent de connaître leur premier transfert au niveau professionnel: l’un a définitivement rejoint Sion, l’autre s'est envolé pour l’Angleterre.
Bien sûr, leur carrière a pris une tournure différente ces derniers mois. Alors que Fribourg a lancé Manzambi dans le grand bain, avec succès, Gladbach n’a pas offert la même opportunité à Boteli, qui a donc effectué ses débuts professionnels la saison dernière à Sion.
Winsley Boteli pourrait toutefois rapidement combler l’écart avec son compatriote, à la faveur d’une saison pleine en Super League et de statistiques le plaçant parmi les meilleurs buteurs du championnat. Il deviendrait alors compliqué pour le FC Sion de le conserver, d’autant que le FC Bruges et le Genoa s’étaient déjà renseignés à son sujet auprès de Gladbach avant que Christian Constantin ne coupe court aux discussions en levant l’option d’achat.
