Un club inattendu règne sur la finale du Mondial
Certains clubs font la moue. C’est le cas du Bayern Munich qui, pour la première fois depuis 1978, n’aura aucun joueur à soutenir en finale du Mondial. Le club bavarois misait encore sur Harry Kane il y a quelques jours, mais l’attaquant anglais a été éliminé en demi-finale par l’Argentine de Lautaro Martinez, qui a évité à l’Inter de subir le même sort.
Même constat pour le Real Madrid. Les Merengue ne comptaient aucun de leurs joueurs dans la sélection espagnole finaliste du Mondial au début du tournoi. Depuis, Marc Cucurella s’est toutefois engagé avec le club madrilène, une maigre consolation pour une équipe qui aura décidément vécu une saison blanche à tous les niveaux. Les dirigeants du Real peuvent aussi se satisfaire de la présence en finale de l’Argentin Nico Paz. Son prêt à Côme, où il a brillé cette saison, a récemment été prolongé.
A quelques kilomètres du Bernabéu, les responsables de l’Atlético de Madrid, eux, ne sauront plus où donner de la tête, puisque neuf de leurs pensionnaires seront sur la feuille de match. C’est un record égalé. Seuls la Juventus en 1934 et le club uruguayen du CA Peñarol en 1950 avaient réussi pareil coup par le passé.
Les Colchoneros seront représentés en finale par Juan Musso, Nahuel Molina, Giuliano Simeone, Thiago Almada et Julian Alvarez côté argentin, ainsi que par Marcos Llorente, Marc Pubill, Alex Baena et Alejandro Grimaldo côté espagnol. Le Sud-Américain Nicolas Gonzalez n’est pas comptabilisé, son prêt étant arrivé à son terme durant le tournoi. Il est redevenu un membre de la Juventus.
Des joueurs argentins adeptes du championnat espagnol, un entraîneur argentin, Diego Simeone, aux commandes du club ibérique depuis 2011: les Colchoneros avaient plusieurs atouts pour régner en maître sur cette finale Espagne-Argentine.
Cette présence en nombre est toutefois loin d’être une première. En 2022 comme en 2018, l’Atlético était déjà le club le plus représenté lors de l'ultime partie.
Au Qatar, le Français Antoine Griezmann et les Argentins Angel Correa, Nahuel Molina et Rodrigo De Paul avaient offert aux Madrilènes la plus forte représentation. En Russie, le contingent était composé des Français Antoine Griezmann, Lucas Hernandez et Thomas Lemar, ainsi que du Croate Sime Vrsaljko.
L’Atlético de Madrid, encore demi-finaliste de la Ligue des champions cette saison, est évidemment un grand nom du football européen. Mais à l’image du Borussia Dortmund, le club reste dans l’ombre des mastodontes que sont le Real Madrid, Manchester City ou encore le Bayern Munich. D’où l’étonnement de voir les Colchoneros apparaître avec une telle régularité, et en si grand nombre, dans les finales de Coupe du monde.
Juste derrière l’Atlético figure un club plus attendu: le FC Barcelone. Les Catalans comptent huit joueurs en finale, tous Espagnols. Une présence qui tranche avec celle du Real Madrid et rappelle l’influence du Barça sur la sélection espagnole. En cas de victoire de la Roja, dimanche aux Etats-Unis, le club catalan sera, avec huit joueurs à honorer, le gagnant symbolique du Mondial.
