Les Ecossais ont importé une étrange tradition à Boston
Les habitants de Boston pensaient sans doute avoir tout vu avec l'arrivée tonitruante de la «Tartan Army». En l'espace de quelques jours, des dizaines de milliers de supporters écossais en kilt ont débarqué en ville pour la Coupe du monde, chantant dans les rues, jouant de la cornemuse et, accessoirement, mettant à mal les stocks de bière de plusieurs établissements, au point que ces derniers ont dû en commander en urgence.
Mais une autre tradition écossaise, encore plus étrange, a vite attiré l'attention des Américains. Un matin, des habitants ont découvert qu'une statue arborait un cône de signalisation orange sur la tête. Puis une autre. Puis encore une autre.
Rapidement, les réseaux sociaux se sont remplis de photos de monuments de Boston transformés en versions improvisées de panneaux de chantier.
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Pour les Ecossais, il ne s'agit pourtant pas d'une nouveauté. Cette charmante habitude vient de Glasgow, où une statue du duc de Wellington est coiffée d'un cône de circulation de manière plus ou moins permanente depuis les années 1980. Ce qui avait commencé comme une plaisanterie de fin de soirée est progressivement devenu l'un des symboles les plus célèbres de la ville.
Au fil des décennies, les autorités de Glasgow ont bien tenté de lutter contre l'étrange phénomène. Des cônes ont été retirés. Des projets ont même été envisagés pour rendre la statue plus haute et plus difficile d'accès.
Mais les habitants se sont montrés particulièrement attachés à cette tradition absurde, au point qu'elle est aujourd'hui considérée comme une expression de l'humour écossais. Elle est si chère aux yeux des Ecossais que sur la page Wikipédia de la statue, la partie concernant son coiffage régulier de cônes est plus longue que la partie sur l'histoire de la statue elle-même.
Alors forcément, comme l'a relevé le Boston Globe, lorsque la Tartan Army a posé ses valises à Boston, elle n'a pas mis longtemps avant d'exporter ce morceau de folklore national.
Boston, Glasgow, même combat
Plusieurs statues de la ville ont ainsi reçu ce que certains médias britanniques appellent désormais le «traitement Wellington».
Le plus surprenant, c'est peut-être la réaction des Bostoniens. Loin de s'offusquer, beaucoup ont accueilli cette nouvelle tradition dans la joie et la bonne humeur.
La relation entre les supporters écossais et les habitants de la ville a même tourné à la véritable histoire d'amour. Des médias locaux ont publié des lettres d'adieu émouvantes lorsque les fans ont quitté Boston pour poursuivre leur aventure mondiale en Floride. Comme le relève Reuters, les Red Sox eux-mêmes ont remercié officiellement la Tartan Army dans une lettre à la Fédération écossaise de football pour l'ambiance apportée à la ville.
@nbc10boston Scotland fans' latest shenanigans in Boston during the World Cup involve putting traffic cones on the heads of statues. Why is the Tartan Army doing that? It's a tradition back in Glasgow, the country's biggest city. #nbc10boston #boston #news #video #fyp ♬ original sound - NBC10 Boston
Les supporters écossais sauront-ils faire plier Miami avant d'y affronter dans la nuit de mercredi à jeudi le Brésil pour leur dernier match de groupe? Rien n'est moins sûr. Un supporter a bien tenté sa chance, mais s'est immédiatement fait reprendre par un agent des forces de l'ordre de Miami. Selon le Times, la Floride «a échoué» à voir le côté humoristique dans cette tradition.
Reste à savoir si les supporters écossais auront l'occasion d'exporter leur étrange tradition ailleurs aux Etats-Unis. Pour cela, il faudra d'abord passer l'obstacle brésilien.
