Elle a réussi un immense exploit
Presque comme un juste retour des choses. Après deux médailles de bronze à Pyeongchang (géant et combiné) et l'argent du géant à Pékin, la Valdôtaine peut enfin célébrer une médaille d'or.
Revenue d'une double fracture tibia-péroné survenue en avril 2025, la Transalpine de 35 ans a tout fait pour pouvoir se présenter dans les Dolomites. 10e de la descente, elle savait qu'elle devrait être prête pour le Super-G et le géant.
La fille de Rosa Maria Quario avait ce grand objectif en tête et elle a su le mener à bien. Pas la plus rapide sur le haut, elle s'est en revanche régalée dans la partie technique pour creuser des écarts irréversibles. Sur la deuxième marche du podium, on retrouve Romane Miradoli. Deuxième à St-Moritz et quatrième à Tarvisio, la Tricolore a cédé 0"41. Cornelia Hütter complète le podium à 0"52, soit un centième devant sa compatriote Ariane Rädler.
Les Suissesses à plus d'une seconde
En ouvrant une nouvelle fois les feux, Malorie Blanc n'a pas hérité du meilleur dossard pour un Super-G. Mais la Valaisanne s'en est plutôt bien sortie compte tenu des circonstances. Rapide sur le haut, elle a commis une faute à mi-parcours et perdu passablement de vitesse avant le Rumerlo. On dira qu'il y a quand même eu du mieux par rapport à la descente et que Malorie Blanc apprend vite.
Corinne Suter peut elle aussi nourrir des regrets. La Schwytzoise était la plus rapide sur le haut avec 0"41 d'avance sur Federica Brignone avant de céder beaucoup de temps dans la partie plus technique. Delia Durrer a fini au-delà de la 15e place, alors que Janine Schmitt a connu l'élimination.
Un bon nombre de skieuses n'ont en outre pas rallié l'arrivée, notamment Ester Ledecka, Emma Aicher et Sofia Goggia. Hyper aggressive juste avant d'attaquer la partie médiane avec 0"68 de bonus sur sa compatriote, la Bergamasque s'est retrouvée en sursis sur plusieurs portes avant d'en manquer une.
(ats/roc)
