Pourquoi ce journaliste de la RTS a dû changer son t-shirt aux JO
Tous ceux qui suivent régulièrement le sport sur la RTS connaissent Pascal Droz, son aisance au micro et ses pointes d'humour bienvenues quand il commente. Mercredi, l'expérimenté journaliste genevois a été fidèle à lui-même.
Alors que son collègue Frédéric Scola – présentateur attitré en plateau à Cortina durant ces JO – lui passait l'antenne pour commenter le ski de fond, Pascal Droz lui a lancé:
Les téléspectateurs les plus observateurs ont sûrement remarqué que Fred Scola portait jusqu'alors des vêtements avec des clins d'œil à ces Jeux. Un habillement qui contraste avec les tenues plus solennelles dans l'habituel studio RTS de Genève.
Il y a par exemple eu un pull gris avec l'inscription «Cortina». Ou, lundi, un t-shirt bleu avec un grand losange blanc, sur lequel la silhouette d'un skieur freestyle est en train de réaliser une figure. C'est celui-ci auquel Pascal Droz fait référence.
Mais ce mercredi, Fred Scola est revenu à un classique chemise bleu foncé-blazer bleu foncé. D'où l'étonnement de son collègue taquin et curieux.
«Il y a eu des recommandations au niveau du look», répond Fred Scola. De quoi déclencher les rires de Pascal Droz. «Ah bon! Désolé de vous mettre dans l'embarras!»
Mais le présentateur ne semble pas du tout gêné. Il se met lui aussi à rigoler et précise, en habile communicateur:
La séquence en vidéo
Oui, grâce à cette séquence pleine de fraîcheur et de spontanéité, on sait que les présentateurs de la RTS aux JO doivent suivre un dress code.
Mais qui donne ces recommandations? La direction de la rubrique sportive de la RTS? Celle de la chaîne? Ou peut-être même le Comité international olympique (CIO)?
Rien de tout ça, nous explique Fred Scola, joint par téléphone. Ce sont simplement les techniciens et les experts du rendu visuel de la RTS qui lui ont suggéré d'abandonner ce fameux t-shirt. «Il comporte trop de motifs imprimés. Ça surcharge l'image, avec les chalets, les sapins et le décor montagneux en arrière-plan», détaille le journaliste.
Il a flashé sur ce vêtement, qu'il a acheté avant les Jeux. Et a décidé, de lui-même, de le porter à l'antenne. Signe d'une certaine liberté accordée aux journalistes quant au choix des vêtements. Elle contraste avec la politique stricte en la matière d'autres médias.
«Aux JO, on est plus libre qu'au studio à Genève concernant le choix de nos habits», précise Fred Scola. «Ce sont des présentations plus courtes et on est à la montagne», justifie-t-il. «On teste des choses, on fait des ajustements. C'est comme en sport!»
Il enchaîne:
Pas le moins du monde vexé par cette remontrance vestimentaire, Fred Scola se marre au bout du fil. Il rappelle aussi la proximité que la RTS – et plus généralement les médias TV – entretient avec le public durant un grand événement comme les JO.
C'est certain: personne ne lui taillera un costard à cause de ce t-shirt.
