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Le président iranien remercie Poutine ++ Starmer ne veut pas parler avec Poutine

Suivez en direct les dernières infos sur la guerre de la Russie contre l'Ukraine et ses implications en Suisse ainsi que dans le monde
06.01.2026, 15:0916.01.2026, 16:02
Team watson
Team watson
  • En février 2022, Vladimir Poutine déclenche une guerre contre l'Ukraine, en violation du droit international.
  • La Russie dit contrôler 19% du territoire ukrainien, une proportion qui n’a pratiquement pas évolué depuis deux ans. Moscou continue de bombarder les villes ukrainiennes.
  • L'Administration Trump fait des pieds et des mains pour obtenir un accord de paix, sans succès majeur.
  • Aucune négociation de paix directe entre les deux pays en conflit n'est concrètement agendée pour l'heure.
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19:47
Négociateurs ukrainiens et américains se rencontrent samedi à Miami
L'ambassadrice de Kiev aux États-Unis, Olga Stefanishyna, a indiqué vendredi que les négociateurs ukrainiens rencontreraient la partie américaine samedi à Miami pour de nouveaux pourparlers en vue de mettre fin au conflit avec la Russie.

«Des négociations auront lieu demain (samedi) à Miami, Floride, avec la participation du secrétaire du Conseil de sécurité nationale et de défense, Roustem Oumerov, du chef du cabinet du président, Kyrylo Boudanov, et du chef du groupe parlementaire (présidentiel) Serviteur du peuple, David Arakhamia», a déclaré Mme Stefanishyna sur Facebook, sans préciser qui représenterait les États-Unis.
16:01
Le président iranien remercie Poutine pour son soutien à l'ONU
Le président iranien Massoud Pezeshkian a remercié vendredi dans un appel téléphonique le dirigeant russe Vladimir Poutine pour le soutien de Moscou, lors d'une réunion la veille du Conseil de sécurité des Nations unies sur la vague de contestation en Iran.

Pezeshkian a remercié son homologue pour «la position de la Russie», ajoutant que «le rôle et l'implication directe des Etats-Unis et du régime sioniste dans les événements récents en Iran ne faisaient pas de doute». La Russie, par la voix de son ambassadeur Vassili Nebenzia, avait reproché jeudi aux Etats-unis «d'attiser les tensions et d'alimenter l'hystérie».
13:35
Avoirs russes gelés: début d'un procès contre Euroclear à Moscou
Le procès lancé par la Banque centrale russe (BCR) contre la société belge Euroclear, qui détient l'essentiel des avoirs de la Russie gelés en Europe, a débuté vendredi à Moscou, ont constaté des journalistes de l'AFP sur place.

Dans cette audience préliminaire au tribunal arbitral de Moscou, la BCR a reproché à Euroclear de lui avoir causé un «préjudice» en la privant de la gestion de «liquidités et titres» lui appartenant.

La juge Anna Petroukhina a décidé que cette procédure aurait lieu à huis clos, à la demande de la BCR qui a souhaité «protéger le secret bancaire». Cette décision a provoqué le mécontentement des avocats de plusieurs dizaines de détenteurs privés d'avoirs gelés par Euroclear, qui voulaient participer au procès en tant que tiers mais ont été expulsés de l'audience.

Selon des médias publics russes, la somme revendiquée est composée du montant des avoirs gelés et de l'indemnisation d'un manque à gagner, soit 18 200 milliards de roubles (environ 200 milliards d'euros au taux actuel).
13:24
La Russie juge «positive» la volonté de dialogue de pays européens
Le Kremlin a qualifié vendredi de «positive» la volonté affichée de certains pays européens, dont l'Italie et la France, de restaurer le dialogue avec la Russie. Les contacts avaient été rompus après le début de l'assaut russe contre l'Ukraine en 2022.

«Si cela reflète réellement la vision stratégique des Européens, il s'agit d'une évolution positive de leur position», a déclaré aux journalistes le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, disant avoir «pris note des déclarations faites ces derniers jours par plusieurs dirigeants européens».

«À Paris, à Rome et même à Berlin, ils ont dit qu'il fallait parler avec les Russes pour assurer la stabilité en Europe. Cela correspond tout à fait à notre vision», a poursuivi Peskov. Il a, en revanche, critiqué le comportement du Royaume-Uni, qui «reste pour l'instant sur des positions radicales» et «ne souhaite pas contribuer à l'établissement de la paix». «La position de Londres est de nature destructive», a-t-il ajouté.

La cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni a estimé début janvier que «le moment est venu où l'Europe devrait parler aussi avec la Russie», plaidant pour la création d'un «envoyé spécial» européen qui permettrait de parler d'une seule voix. Le président français Emmanuel Macron avait lui jugé, en décembre 2025, qu'il allait «redevenir utile» pour les Européens «de parler à Vladimir Poutine» dans le cadre d'un «dialogue complet avec la Russie.
11:31
Poutine s'entretient avec les dirigeants israélien et iranien pour tenter de réduire les tensions, dit le Kreml
Vladimir Poutine s'est entretenu vendredi avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et doit parler à son homologue iranien Massoud Pezeshkian, a annoncé le Kremlin, affirmant que le dirigeant russe cherche à réduire les tensions autour de l'Iran, pays partenaire de Moscou menacé de frappes américaines.

«Nous vous informerons prochainement de la conversation téléphonique avec le président iranien Pezeshkian. La situation est très tendue dans la région et le président (Poutine) poursuit ses efforts pour favoriser une désescalade», a déclaré à la presse le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.
10:40
L'Ukraine contrainte d'augmenter ses importations d'énergie en raison des frappes russes
Le ministre ukrainien de l'Énergie a ordonné vendredi aux entreprises publiques d'augmenter leurs importations d'électricité pour faire face aux difficultés du réseau énergétique, mis à mal ces derniers mois par des bombardements russes massifs et un hiver difficile.

La fragilité du secteur suscite déjà régulièrement des coupures de courant et de chauffage d'ampleur, y compris dans la capitale Kiev, alors que des températures glaciales se sont installées dans le pays.

«Les entreprises publiques (...) doivent veiller d'urgence à l'achat d'électricité importée pendant la saison de chauffage 2025/26, pour un volume représentant au moins 50% de la consommation totale», a indiqué Denys Chmygal sur Telegram, citant en particulier la compagnie ferroviaire Ukrzaliznytsia et l'opérateur gazier Naftogaz.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait annoncé mercredi son intention de décréter un «état d'urgence» pour le secteur énergétique après une série de frappes russes massives. Cela inclut une modification des règles du couvre-feu instauré depuis le début de l'invasion russe en 2022, interdisant tout mouvement la nuit.
17:01
Macron affirme que la France fournit aujourd'hui «les deux tiers» des «capacités de renseignement»
Le président français Emmanuel Macron a affirmé jeudi que la France fournissait à l'Ukraine «les deux tiers» des «capacités de renseignement» nécessaires dans son conflit face à la Russie, ajoutant que les 34 pays de la Coalition des volontaires finançaient «100%» des moyens accordés à Kiev.



«Là où l'Ukraine était éminemment dépendante des capacités de renseignement américaines à une écrasante majorité il y a un an, aujourd'hui, les deux tiers sont fournis par la France», s'est-il félicité lors de ses voeux aux armées sur la base aérienne d'Istres (sud-est).
16:59
Plaidoyer d'Ignazio Cassis pour un renforcement de l'OSCE
Le conseiller fédéral Ignazio Cassis souhaite que les Etats-Unis restent membres de l'OSCE, faute de quoi l'organisation perdra de son importance. Mais pour cela il est urgent de réformer son budget, a-t-il déclaré jeudi à Vienne.

Le chef de la diplomatie helvétique, président en exercice de l'OSCE, est heureux que l'administration Trump n'ait pas gelé ses paiements à l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), contrairement à d'autres instances internationales.



Dans son discours, Ignazio Cassis a estimé que l'OSCE devrait sortir renforcée de la crise actuelle, dans laquelle l'a plongée la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine. «Notre consensus est fragilisé, notre capacité d’action réduite, et notre confiance profondément entamée.»

Le conseiller fédéral a demandé au Secrétaire général d’intensifier les préparatifs afin que l’OSCE soit prête à assumer un rôle ciblé, crédible et complémentaire en cas de désescalade ou de cessez-le-feu entre l’Ukraine et la Russie.
14:16
L'ancien vice-ministre russe du Travail retrouvé mort
L'ancien vice-ministre du Travail de la Fédération de Russie, Alexeï Sklyar, a été découvert mort dans sa maison privée dans le lotissement de Filimonkovskoïe, près de Moscou, écrit le média d'opposition russe en exil Meduza.

Selon l'agence de presse gouvernementale TASS, citée par le média, la cause du décès de Sklyar serait un suicide. L'agence «Moskva» rapporte, en citant des sources, qu'un pistolet a été trouvé près du corps de l'ancien fonctionnaire. TASS a précisé qu'outre l'arme, une déclaration adressée au ministère de l'Intérieur a été découverte près du corps de Skliar, demandant l'ouverture d'une enquête pour incitation au suicide.


Image: capture d'écran/moskvichmag.ru

Sklyar est né le 25 avril 1975 à Slaviansk-sur-Kouban. Jusqu'en 2002, il a travaillé dans des entreprises commerciales vers Krasnodar, puis est passé au service public en occupant le poste de vice-directeur du Trésor fédéral pour cette région de 2011 à 2013. De 2013 à 2018, Skliar a occupé différents postes à la Chambre des comptes, et de 2018 à 2022, il a été vice-ministre du Travail et de la Protection sociale de la Fédération de Russie, supervisant notamment les questions de développement des systèmes d'information et de fourniture de services publics sous forme électronique, écrivent nos confrères.
13:12
La France affirme qu'elle fournit «les deux tiers» des «capacités de renseignement» en Ukraine
Le président français Emmanuel Macron a affirmé jeudi que la France fournissait à l'Ukraine «les deux tiers» des «capacités de renseignement» nécessaires dans son conflit face à la Russie, ajoutant que les 34 pays de la Coalition des volontaires finançaient «100%» des moyens accordés à Kiev.

«Là où l'Ukraine était éminemment dépendante des capacités de renseignement américaines à une écrasante majorité il y a un an, aujourd'hui, les deux tiers sont fournis par la France», s'est-il félicité lors de ses voeux aux armées sur la base aérienne d'Istres (sud-est).
13:01
Macron appelle à des «efforts à la mesure de notre rude époque»
Le président français Emmanuel Macron appelle à des «efforts à la mesure de notre rude époque» pour «être puissants dans ce monde si brutal». Il a réclamé jeudi à Istres 36 milliards d'euros de plus d'ici 2030 pour les armées afin d'«accélérer notre réarmement».
11:27
Diplomate britannique expulsé par la Russie: Londres s'énerve
Le ministère britannique des Affaires étrangères a dénoncé jeudi l'expulsion d'un de ses diplomates par la Russie, jugeant les accusations d'espionnage à son encontre «malveillantes» et «infondées».

«Ce n'est pas la première fois que le Kremlin porte des accusations malveillantes et infondées contre notre personnel», a déclaré un porte-parole du Foreign Office dans un communiqué. «Nous examinons attentivement nos options en réponse», a-t-il ajouté.
11:26
Le Kremlin estime que les possibilités de Kiev se «réduisent» pour négocier avec Moscou
Le Kremlin a estimé jeudi que les opportunités se réduisent pour l'Ukraine si elle veut trouver une issue négociée à la guerre contre la Russie, après plusieurs semaines de pourparlers infructueux initiés par Washington fin 2025.


Dmitri Peskov.

«La situation se dégrade jour après jour pour le régime de Kiev et sa fenêtre pour prendre des décisions se réduit (...) Il est temps que Zelensky prenne ses responsabilités et une décision appropriée», a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, lors de son briefing à la presse.
10:00
La Russie annonce l'expulsion d'un diplomate britannique accusé d'espionnage
La Russie a annoncé jeudi l'expulsion d'un diplomate britannique qu'elle accuse d'appartenir aux «services secrets» du Royaume-Uni, en pleines tensions avec les Occidentaux liées à la guerre en Ukraine.

La chargée d'affaires britannique Danae Dholakia a été convoquée jeudi matin au ministère russe des Affaires étrangères pour être informée du «retrait de l'accréditation» d'un diplomate de l'ambassade en raison d'«informations reçues (...) sur son appartenance aux services secrets», a indiqué la diplomatie russe dans un communiqué.

Il aura deux semaines pour quitter la Russie, selon la même source. Selon les services russes de sécurité (FSB), il s'agit de Gareth Samuel Davies, «envoyé en Russie sous couvert du poste de deuxième secrétaire de l'ambassade britannique.»

Moscou «a de nouveau souligné qu'elle ne tolérerait pas sur le territoire russe de membres des services secrets britanniques non déclarés», a ajouté la diplomatie russe en affirmant être prête à «une riposte symétrique décisive si Londres se décide à une escalade».
9:43
La Russie «sérieusement inquiète»
La Russie se dit «sérieusement inquiète» de l'envoi de troupes de l'Otan au Groenland, selon des sources diplomatiques.
12:28
Kiev ordonne des évacuations dans le sud de l'Ukraine
L'Ukraine a ordonné l'évacuation d'une trentaine de familles avec enfants vivant dans cinq localités de la région de Zaporijjia, non loin du front avec la Russie dans le sud de l'Ukraine, a annoncé mercredi un vice-Premier ministre.

L'annonce de l'évacuation obligatoire de civils par les autorités ukrainiennes donne la mesure de la progression des forces russes sur le front, désormais en passe de menacer de nouvelles localités.

«Nous avons pris une décision difficile mais nécessaire: ordonner l'évacuation des enfants accompagnés de leurs parents ou tuteurs légaux de cinq localités de la région de Zaporijjia», soit «environ 40 enfants issus de 26 familles», a indiqué Oleksiï Kouleba sur les réseaux sociaux. La décision a été prise à la suite des «bombardements incessants», a poursuivi M. Kouleba.

Des évacuations similaires avaient déjà été annoncées début janvier, les forces russes continuant de progresser dans la région de Zaporijjia face à des troupes ukrainiennes moins nombreuses. La plupart des évacuations obligatoires de civils en Ukraine ces dernières années l'ont été dans la région orientale de Donetsk, où se concentre l'essentiel des combats.
6:23
Zelensky reconnaît la gravité de la situation en Ukraine
Après bientôt quatre ans de guerre, la situation en Ukraine continue de se détériorer, a reconnu le président Volodymyr Zelensky. Le pays a de nouveau été la cible de frappes russes. « Rien qu’en missiles balistiques, il y en a eu 18 », a-t-il déclaré dans son allocution vidéo quotidienne. A cela se sont ajoutés des drones de combat et des missiles de croisière.

Depuis des semaines, les électriciens sont mobilisés pour maintenir le réseau électrique tant bien que mal, a expliqué Zelensky. «La météo pose des défis supplémentaires – des défis extraordinaires», a-t-il ajouté en évoquant des températures descendant largement sous zéro. Le réseau électrique ukrainien a été lourdement endommagé par les attaques russes systématiques, encore intensifiées récemment. Les coupures de courant sont devenues monnaie courante et, chaque jour, les Ukrainiens doivent passer plusieurs heures sans électricité ni chauffage.



La situation est également difficile sur le front, a admis le président. «C’est dur partout – mais c’est au front que c’est le plus dur», a-t-il souligné. Malgré le gel, la Russie poursuit ses offensives. Selon Zelensky, la défense ukrainienne tient toutefois toujours. Depuis des mois, l’Ukraine est sur la défensive et a dû abandonner récemment de nouvelles positions dans l’est et le sud du pays.
22:36
Frappes russes massives sur l'Ukraine
L'armée russe a poursuivi dans la journée de mardi ses frappes massives sur l'Ukraine, qui avaient fait au moins quatre morts au cours de la nuit, provoquant en plein hiver des coupures de courant, tandis que deux pétroliers grecs ont été touchés par des drones en mer Noire.

Les régions de la capitale Kiev, Kharkiv (nord-est), Zaporijjia (sud) et Dnipropetrovsk (centre-est) ont essuyé les attaques nocturnes de 25 missiles et de 293 drones, ont annoncé les forces aériennes ukrainiennes, quatre jours après un pilonnage similaire.

La journée de mardi a également été «difficile», a reconnu le président Volodymyr Zelensky dans son message du soir, soulignant qu'«une nouvelle frappe russe a eu lieu, avec 18 missiles balistiques tirés. Sans compter les missiles de croisière et les drones de combat», dont 64, des Shahed (de fabrication iranienne), ont été «abattus».

«Ce matin est glacial en Ukraine avec des températures en dessous de -15 degrés. Et c'est exactement pour cela que la Russie a attaqué l'Ukraine (...) en visant le secteur énergétique pour priver les gens d'électricité, d'eau et de chauffage», avait quelques heures plus tôt accusé son ministre des Affaires étrangères Andriï Sybiga.
6:18
Des frappes russes font deux morts près de Kharkiv
Des frappes russes ont fait au moins deux morts et trois blessés près de Kharkiv, dans le nord-est de l'Ukraine, a annoncé le gouverneur régional tôt mardi.

«A l'heure actuelle, nous savons que deux personnes ont été tuées dans les attaques ennemies en périphérie de Kharkiv», a écrit Oleg Synegoubov sur le réseau social Telegram. Plus tôt dans la nuit, ce responsable avait mis la population en garde face à une «menace de drone ennemi».
6:17
Missile Orechnik: les Etats-Unis dénoncent une escalade dangereuse
Les Etats-Unis ont dénoncé lundi devant le Conseil de sécurité de l'ONU l'utilisation par la Russie en Ukraine du missile balistique de dernière génération Orechnik, une «escalade dangereuse et inexplicable». «Grâce au leadership du président Trump, nous sommes plus près d'un accord que jamais depuis le début de la guerre. Malgré cela, la Russie a lancé plus d'attaques sur l'Ukraine, y compris le lancement de son missile balistique Orechnik à capacité nucléaire, qui a frappé une zone en Ukraine proche de la frontière avec la Pologne et l'Otan», a déploré l'ambassadrice américaine adjointe à l'ONU, Tammy Bruce.

«Cela constitue une nouvelle escalade dangereuse et inexplicable, alors que les Etats-Unis travaillent avec Kiev, d'autres partenaires et Moscou pour mettre un terme à la guerre via un accord négocié», a-t-elle dénoncé. «Les deux parties devraient chercher des voies vers la désescalade, mais les actions de la Russie menacent d'étendre et d'intensifier la guerre», a-t-elle ajouté, accusant Moscou de «tourner la cause de la paix en ridicule».



Cette frappe proche de la frontière polonaise est «dangereuse, elle menace la sécurité régionale et internationale et pose un risque grave d'escalade et d'erreur de calcul», a renchéri l'ambassadeur britannique par intérim, James Kariuki. «L'Ukraine survivra cette nouvelle attaque comme beaucoup d'autres avant. Et si le président Poutine pense que cette violence va décourager les alliés de l'Ukraine, il a tort», a-t-il insisté.
17:00
Ukraine: plus de 800 immeubles toujours sans chauffage à Kiev
Plus de 800 immeubles résidentiels sont toujours sans chauffage à Kiev, a annoncé lundi le maire Vitaly Klitschko, plus de trois jours après les frappes russes massives qui ont affecté la moitié de la capitale ukrainienne.

Un journaliste de l'AFP a vu à Kiev lundi des dizaines de personnes manger à la lumière de leurs téléphones ou d'éclairages de secours dans une cafétéria pendant une coupure de courant, tandis que vrombissaient plusieurs générateurs alimentant les commerces à proximité.
16:35
Ukraine: Moscou dit avoir utilisé le missile Orechnik contre une usine à Lviv
Le ministère russe de la Défense a affirmé lundi que son missile de dernière génération Orechnik, utilisé vendredi lors de frappes massives contre l'Ukraine, avait ciblé une usine aéronautique à Lviv (ouest).
Le recours à ce missile balistique, pour la deuxième fois depuis le début de l'offensive russe en Ukraine en 2022, a été condamné par l'Union européenne, Berlin, Paris, et Londres, qui y ont vu une "escalade" de la part de Moscou.
16:34
Un navire soupçonné d'avoir endommagé un câble sous-marin quitte la Finlande
Les autorités finlandaises ont laissé repartir lundi le navire soupçonné d'avoir endommagé un câble sous-marin reliant Helsinki à Tallinn, la capitale de l'Estonie, le 31 décembre, mais un membre d'équipage reste en détention, a indiqué la police.

Trois autres membres d'équipage font toujours l'objet d'une interdiction de voyager, les autorités finlandaises poursuivant leur enquête.

Le Fitburg, un cargo de 132 mètres de long (433 pieds) en route de Saint-Pétersbourg, en Russie, à Haïfa, en Israël, avait été immobilisé par les autorités finlandaises le 31 décembre, soupçonné d'avoir endommagé le câble de télécommunications dans le golfe de Finlande avec son ancre.
16:33
Un responsable russe retrouvé mort dans l'ambassade de son pays à Chypre
Un haut responsable russe a été retrouvé mort dans l'ambassade de son pays à Chypre, l'autopsie révélant que la cause de son décès n'était pas naturelle et qu'il s'agissait "probablement d'un suicide", a déclaré lundi une source policière à l'AFP.

Le corps de cet homme a été découvert dans son bureau jeudi et la police de l'île méditerranéenne a été appelée à l'ambassade, mais les agents n'ont pas été autorisés à entrer dans le bâtiment, ont rapporté les médias locaux.

Le corps du responsable, dont l'identité n'est pas connue, leur a été remis dans la cour de l'ambassade.

Chypre, image d'archives.
12:18
Un ministre veut enlever Poutine – la Russie réagit par une insulte
La Russie a réagi par une insulte aux propos d’un ministre britannique évoquant l’enlèvement de Vladimir Poutine. Interrogé vendredi sur le chef d’État qu’il enlèverait s’il en avait l’occasion, le ministre de la Défense John Healey a répondu: «Je placerais Poutine en détention et le ferais répondre de crimes de guerre.» Il a fait référence à «ce que j’ai vu lors de l’un de mes premiers déplacements en Ukraine, à Boutcha», ainsi qu’à «l’enlèvement de certains enfants ukrainiens que j’ai rencontrés à Irpin».


John Healey.

La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a vivement réagi en qualifiant ces déclarations de « fantasmes humides de pervers britanniques ». Connue pour son langage peu diplomatique, elle a déjà, à plusieurs reprises, insulté des responsables politiques étrangers.
12:16
35 000 foyers privés d’électricité autour d’Odessa
À la suite d’une attaque de drones russes, 35 000 foyers ont été privés d’électricité dans la région d’Odessa, dans le sud de l’Ukraine. Le fournisseur d’énergie DTEK a fait état de dégâts importants. «Le rétablissement de l’approvisionnement prendra du temps», a-t-il indiqué.

Dans la ville portuaire d’Odessa, l’attaque a touché une infrastructure ainsi qu’un immeuble d’habitation, a précisé le maire Serhiy Lyssak sur Telegram. Deux personnes ont été blessées.


De nombreux Ukrainiens subissent les conséquences des attaques russes, ici à Odessa.
12:15
Le Royaume-Uni veut développer de nouveaux missiles pour l’Ukraine
Le Royaume-Uni entend développer pour l’Ukraine un nouveau missile balistique destiné à frapper des cibles éloignées. Le gouvernement britannique a lancé un appel d’offres dans le cadre du projet «Nightfall», visant à accélérer la mise au point de missiles sol-sol. Ceux-ci devraient être capables d’emporter une charge explosive de 200 kilogrammes sur une distance de plus de 500 kilomètres.
7:46
La France lance le recrutement de son «service national» face à la menace russe
Le gouvernement et l'état-major de l'armée française lancent lundi une campagne en vue de recruter plusieurs milliers de jeunes pour un nouveau «service national» rémunéré d'une durée de dix mois, une initiative annoncée en novembre par le président Emmanuel Macron pour «répondre aux besoins des armées» face aux risques accrus de conflit.
Ce nouveau «service national» sera «purement militaire», et les recrues serviront exclusivement sur le territoire national, avait précisé Macron en annonçant ce projet le 27 novembre. L'armée compte sélectionner à partir de ce mois-ci les recrues, qui commenceront par un mois de formation, suivi de neuf mois au sein de l'armée.
7:53
Frappes russes sur l'Ukraine: réunion du Conseil de sécurité
Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira lundi à la demande de l'Ukraine après de nouvelles frappes russes massives et l'utilisation par Moscou de son missile de dernière génération Orechnik. La requête de Kiev a été appuyée par six membres du conseil.

«La Russie a atteint un nouveau niveau effroyable de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité dans ses attaques contre les civils et infrastructures civiles en Ukraine», dénonce l'ambassadeur d'Ukraine à l'ONU Andriï Melnyk dans sa lettre demandant la réunion, vue vendredi soir par l'AFP.

De nouvelles frappes russes dans la nuit de jeudi à vendredi ont privé de chauffage la moitié des immeubles résidentiels de Kiev, poussant le maire de la capitale ukrainienne à appeler vendredi la population à évacuer «temporairement» la ville.
7:51
Londres débloque 200 millions pour un déploiement en Ukraine
Le Royaume-Uni va mobiliser 200 millions de livres sterling (215 millions de francs) pour préparer son armée dans le cadre d'un futur déploiement d'une force multinationale en Ukraine, en cas de cessez-le-feu avec la Russie, a annoncé vendredi le ministère britannique de la défense.

Ce financement, pris sur le budget militaire de 2026, permettra «de fournir de nouveaux véhicules, des systèmes de communication et des capacités de protection contre les drones, garantissant ainsi que les troupes britanniques soient prêtes à être déployées», détaille le communiqué du MoD.

En outre, la production de drones intercepteurs Octopus débutera ce mois-ci au Royaume-Uni «afin de renforcer la défense aérienne de l'Ukraine», précise le communiqué. Le ministre britannique de la défense John Healey était vendredi à Kiev où il devait rencontrer le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Cette annonce s'inscrit dans la déclaration d'intention signée mardi par le Royaume-Uni et la France, dans laquelle les deux pays se disent prêts à déployer des soldats pour maintenir la paix en cas de cessez-le-feu.

Le premier ministre britannique Keir Starmer a promis de détailler «dès que possible» les contours de cette déclaration d'intention et a assuré que le Parlement aurait à se prononcer pour tout envoi de troupes en Ukraine.
07:05
La moitié de Kiev privée de chauffage après des frappes russes
Des frappes russes massives ont fait au moins quatre morts et privé de chauffage la moitié des immeubles résidentiels de Kiev, poussant le maire à appeler vendredi les habitants à évacuer «temporairement» la capitale ukrainienne.

Cette nouvelle nuit de bombardements a vu l'utilisation, pour la deuxième fois depuis le début de la guerre, du missile balistique russe de dernière génération Orechnik, dans l'ouest de l'Ukraine. L'UE, Paris, Berlin et Londres ont vu une «escalade» de la part de Moscou dans l'utilisation de ce missile à portée intermédiaire capable d'emporter des ogives nucléaires.

Sur X, le Département fédéral des affaires étrangères a aussi fait part de son inquiétude face à l'utilisation par la Russie de missiles balistiques contre des infrastructures civiles en Ukraine. Et de condamner « dans les termes les plus fermes» de telles attaques contre des civils et d'appeler à nouveau au respect du droit international humanitaire.

La Russie a continué de pilonner l'Ukraine après avoir rejeté la veille le plan européen de déploiement d'une force multinationale dans ce pays après une éventuelle fin du conflit.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a réclamé une «réaction claire» de la communauté internationale après cette attaque en pleine vague de froid, qui a touché une quarantaine de sites dans la capitale.

Le parquet ukrainien a fait état de quatre morts et de 26 blessés. «La moitié des immeubles d'habitation à Kiev - près de 6000 - sont actuellement privés de chauffage», s'est alarmé son maire, Vitaly Klitschko, qui a exhorté ceux qui le peuvent à quitter «temporairement» la ville.
17:42
Kiev accuse Moscou d'avoir attaqué deux cargos en mer Noire, tuant un marin syrien
L'Ukraine a accusé vendredi l'armée russe d'avoir frappé avec des drones deux cargos naviguant en mer Noire, causant la mort d'un marin de nationalité syrienne, après plusieurs attaques similaires ces dernières semaines.

Sur Telegram, un vice-Premier ministre, Oleksiï Kouleba, a affirmé que le cargo sur lequel est mort ce membre d'équipage syrien se trouvait près du port d'Odessa au moment de l'attaque. Il transporte du soja et navigue sous pavillon comorien. Le deuxième navire se rendait, lui, vers le port ukrainien de Tchornomorsk pour être chargé en céréales et, selon des informations préliminaires, il pourrait y avoir des «blessés», a dit Oleksiï Kouleba, qui précise que ce cargo bat pavillon des îles caribéennes de Saint-Christophe-et-Niévès.

Le gouverneur d'Odessa, Oleg Kiper, a confirmé la mort d'un marin syrien sur le navire battant pavillon comorien et indiqué qu'un ressortissant syrien avait été blessé sur l'autre navire. «C'est un horrible crime de guerre!», a dénoncé Oleksiï Kouleba, accusant Moscou de viser «délibérément» des cibles civils, les transports maritimes internationaux et la logistique alimentaire.
14:34
«Une escalade inacceptable», condamnent les européens
Le tir d'un missile de dernière génération Orechnik par la Russie en Ukraine dans la nuit de jeudi à vendredi représente «une escalade» et est «inacceptable», ont estimé les dirigeants allemand, britannique et français, lors d'un appel téléphonique vendredi.

Les attaques «continues» de la Russie, «y compris l'utilisation d'un missile balistique de portée intermédiaire Orechnik dans l'ouest de l'Ukraine», représentent «une escalade et sont inacceptables», ont convenu Emmanuel Macron, Friedrich Merz et Keir Starmer lors de cet appel, selon une porte-parole de Downing Street.
14:32
Aucun employé qatari à Kiev blessé
Aucun membre du personnel de l'ambassade du Qatar en Ukraine n'a été blessé dans les frappes russes.
14:25
L'Europe doit rétablir le dialogue avec la Russie, selon Rome
La cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni a estimé vendredi que «le moment est venu où l'Europe devrait parler aussi avec la Russie». Elle plaide pour la création d'un «envoyé spécial» européen qui permettrait de parler d'une seule voix.

«Si l'Europe décide de participer à la phase de négociations en cours en parlant avec une seule des parties, je crains qu'à la fin, sa contribution positive soit limitée», a estimé Meloni lors de sa conférence de presse de début d'année.
14:21
Le maire appelle à évacuer Kiev
Des frappes russes massives ont fait au moins quatre morts et privé de chauffage la moitié des immeubles résidentiels de Kiev, poussant le maire à appeler vendredi les habitants à évacuer «temporairement» la capitale ukrainienne.

Pour la première fois depuis le début de l'invasion russe lancée en 2022, le maire de Kiev, Vitaly Klitschko, a appelé les habitants à quitter «temporairement» la ville, alors que les températures oscillent entre -7 et -12°C.

«La moitié des immeubles d'habitation à Kiev - près de 6000 - sont actuellement privés de chauffage», s'est-il alarmé. Dans les gares routières et ferroviaires de la capitale, aucune foule importante ni signe de panique n'était visible, selon des journalistes de l'AFP. Selon l'opérateur électrique privé DTEK, 417'000 foyers sont privés d'électricité dans la capitale, en raison des frappes russes et de conditions météorologiques difficiles.
14:16
Un navire russe rejoint ceux de la Chine et de l'Iran pour un exercice naval en Afrique du Sud
Un navire de guerre russe a rejoint vendredi, dans les eaux sud-africaines, des navires chinois et iraniens, ont constaté des journalistes de l'AFP, pour un exercice militaire des Brics+ qui risque de provoquer à nouveau la colère de Washington envers Pretoria, cible récurrente de ses critiques.

Ces manoeuvres menées avec des adversaires des Etats-Unis, au moment où la relation entre les deux pays est au plus bas, doivent se tenir jusqu'au 16 janvier. Il s'agit d'«actions conjointes pour assurer la sécurité du transport maritime», d'après l'armée sud-africaine.

«Cela n'a absolument rien à voir avec le Venezuela», a indiqué à l'AFP un porte-parole du ministère sud-africain de la Défense en écartant tout lien avec les saisies de navires au large du Venezuela que Washington avait commencé dès décembre avant d'enlever le président Nicolas Maduro. «Cet exercice était en préparation depuis 2025 et a été reporté en raison du sommet du G20 qui se tenait à la même période» à Johannesburg, a ajouté ce même porte-parole. Une tentative d'apaisement sans effet sur les Etats-Unis qui avaient boycotté ce premier sommet du groupe des vingt tenu en Afrique.

Le bloc de pays émergents que sont les Brics+ a été accusé par Donald Trump de mener des politiques «anti-américaines». L'exercice en cours, baptisé «Volonté de paix», est mené par la Chine, adversaire désigné par les Etats-Unis.
12:10
Pétrolier saisi: deux membres d'équipage russes libérés, dit Moscou
La Russie a indiqué vendredi que Washington avait accédé à sa requête et libéré deux membres russes de l'équipage du pétrolier battant pavillon russe saisi cette semaine par les Etats-Unis dans l'Atlantique nord.

«En réponse à notre requête, le président américain Donald Trump a pris la décision de libérer deux citoyens russes membres de l'équipage du pétrolier Marinera», a déclaré la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova dans un communiqué, exprimant la «gratitude» de Moscou.

Le navire a été intercepté par les autorités américaines mercredi, qui l'accusent de faire partie d'une flotte fantôme servant à contourner les sanctions américaines en transportant du pétrole vénézuélien, russe et iranien, et de naviguer sous un faux drapeau.
Moscou affirme que le navire a obtenu une autorisation provisoire de naviguer sous pavillon russe. L'envoyé spécial de Moscou Kirill Dmitriev a déclaré vendredi sur Telegram que le président Trump avait «pris la décision de libérer tous les Russes» à bord du Marinera. Washington avait précédemment annoncé que «l'équipage sera poursuivi».

La Russie avait accusé jeudi les Etats-Unis d'attiser des «tensions militaires et politiques» et s'était inquiétée que «Washington soit disposé à susciter de graves crises internationales»
10:14
20 immeubles résidentiels et l'ambassade du Qatar endommagés à Kiev
L'attaque nocturne russe contre l'Ukraine a endommagé 20 immeubles résidentiels et l'ambassade du Qatar à Kiev, a indiqué vendredi le président ukrainien Volodymyr Zelensky sur les réseaux sociaux.

«Le bâtiment de l'ambassade du Qatar a été endommagé par un drone russe», de même que 20 immeubles résidentiels dans la capitale, a déclaré Zelensky. Il a aussi confirmé le bilan de quatre morts à Kiev.
9:59
Zelensky demande une «réaction claire» de la communauté internationale
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a demandé vendredi une «réaction claire» de la communauté internationale après des frappes massives nocturnes russes, notamment au moyen du missile Orechnik.

«Une réaction claire de la communauté internationale est nécessaire. Avant tout de la part des Etats-Unis dont les signaux sont perçus avec attention par la Russie», a déclaré M. Zelensky sur X, réclamant que la Russie reçoive le signal qu'il «est de son devoir de se concentrer sur la diplomatie».

9:57
Les frappes russes massives sont un «test» pour les alliés de Kiev
L'Ukraine a estimé vendredi que les frappes massives russes contre son territoire, y compris avec le missile hypersonique Orechnik qui a touché l'ouest du pays, constituaient une «menace grave» pour l'Europe et un «test» pour l'Occident.

«Une telle frappe à proximité de la frontière de l’UE et de l’Otan constitue une grave menace pour la sécurité du continent européen et un test pour la communauté transatlantique», a estimé, sur X, le chef de la diplomatie ukrainienne Andriï Sybiga.

La Russie a indiqué avoir frappé dans la nuit de jeudi à vendredi des «cibles stratégiques» en Ukraine à l'aide de ce missile balistique Orechnik, utilisé pour la deuxième fois depuis le début de son invasion de l'Ukraine lancé il y a près de quatre ans.
6:09
Bombardements russes massifs: au moins quatre morts
La Russie a mené des bombardements d'ampleur dans la nuit de jeudi à vendredi sur l'Ukraine. Les autorités ukrainiennes ont fait état d'au moins quatre morts à Kiev et d'une frappe de missile à vitesse hypersonique dans l'ouest du pays. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait prévenu jeudi soir du risque d'une «attaque massive russe» imminente après que la Russie a rejeté un plan européen du déploiement d'une force multinationale en Ukraine après une éventuelle fin de la guerre.

A Kiev, le maire Vitali Klitschko, a fait état sur le réseau social Telegram de plusieurs immeubles résidentiels frappés par des drones, quatre morts et 10 blessés à la clé. Parmi les morts figure un secouriste déployé sur l'un des sites touchés, tué par une nouvelle frappe de drone, a-t-il précisé, évoquant aussi des infrastructures endommagées et des coupures de courant. Le chef de l'administration militaire régionale, Mykola Kalachnyk, a précisé que «l'ennemi attaque massivement Kiev avec des drones explosifs». A l'échelle nationale, l'armée de l'air a lancé une «alerte aux missiles à travers toute l'Ukraine», évoquant des missiles balistiques provenant de la base de Kaspoutine Iar, à quelque 400 kilomètres à l'est de la frontière.



A l'ouest, la ville de Lviv a fait l'objet dans la nuit d'une «frappe de missile», a indiqué le chef de l'administration de Lviv, Maksym Kozytsky, sans faire état de victime. Selon le maire de la ville, Andriï Sadovyï, «une infrastructure critique» non précisée a été touchée. Le commandement occidental de l'armée de l'air a évoqué de son côté une frappe sur Lviv intervenue à 23h47 avec un missile balistique se déplaçant à une vitesse hypersonique de 13 000 km/h. Il a cependant précisé que «le type de missile avec lequel les agresseurs russes ont attaqué la ville sera confirmé après étude de ses éléments».
6:06
Kim Jong-un s'engage à soutenir Vladimir Poutine «sans condition»
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un s'est engagé à soutenir «sans condition» toutes les politiques et décisions du président russe Vladimir Poutine, a rapporté vendredi le média d'État de Pyongyang. Leur «coopération étroite» va se poursuivre dans «divers domaines».



Kim Jong-un a déclaré qu'il ressentait une «véritable relation de camaraderie» avec Vladimir Poutine et qu'il considérait leurs liens comme «les plus précieux», dans une lettre rendue publique par l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA. «Je respecterai et soutiendrai sans condition toutes vos politiques et décisions et je suis prêt à être toujours à vos côtés pour vous et votre Russie», a-t-il ajouté, précisant que «ce choix sera constant et permanent». Ce message fait suite à une lettre envoyée par le dirigeant russe, que le média d'État n'a pas diffusée.
6:05
L'Ukraine en alerte aux missiles, deux morts et cinq blessés à Kiev
L'ensemble du territoire de l'Ukraine a été placé en alerte dans la nuit de jeudi à vendredi face à une attaque de missiles russes. Deux morts et cinq blessés sont déjà à déplorer à Kiev, selon les autorités. Le chef de l'administration militaire régionale, Mykola Kalachnyk, a précisé que «l'ennemi attaque massivement Kiev avec des drones explosifs».

A l'échelle nationale, l'armée de l'air a lancé une «alerte aux missiles à travers toute l'Ukraine», évoquant des missiles balistiques provenant de la base de Kaspoutin Iar, à quelque 400 km à l'est de la frontière. Cette source a précisé que de tels missiles se dirigeaient notamment vers la capitale. Plus à l'ouest, la ville de Lviv a déjà fait l'objet dans la nuit d'une «frappe de missile», a indiqué le chef de l'administration de Lviv, Maksym Kozytsky, sans faire état de victimes. Selon le maire de la ville, AndriÏ Sadovyï, «une infrastructure critique» non précisée a été touchée.
14:31
Moscou rejette le plan européen de déploiement d'une force multinationale en Ukraine
La Russie a accusé jeudi Kiev et ses alliés de constituer un «axe de la guerre» par des déclarations «militaristes», après leur accord pour déployer une force multinationale en Ukraine à la fin de la guerre, douchant les espoirs d'un règlement diplomatique du conflit.
Moscou continue parallèlement de bombarder l'Ukraine, en ciblant notamment les infrastructures énergétiques du pays : plus d'un million d'habitants du centre de l'Ukraine ont été privés jeudi d'eau et de chauffage, par des températures glaciales, après des frappes nocturnes de drones.

«Les nouvelles déclarations militaristes de la soi-disant Coalition des volontaires et du régime de Kiev font d'eux un véritable "axe de la guerre"», a dénoncé la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova.


Maria Zakharova.

Il s'agit de la première réaction de Moscou depuis le sommet sur les garanties de sécurité pour Kiev ayant réuni mardi à Paris les 35 pays membres de la "Coalition des volontaires", essentiellement européens, avec la participation du président ukrainien Volodymyr Zelensky.
14:23
Le document sur les garanties de sécurité américaines «pratiquement prêt» à être soumis à Trump
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé jeudi que le document sur les garanties de sécurité que les Etats-Unis fourniraient à l'Ukraine après la fin de la guerre avec la Russie était «pratiquement prêt» à être soumis pour approbation à Donald Trump.



«Le document bilatéral sur les garanties de sécurité pour l'Ukraine est désormais pratiquement prêt à être finalisé au plus haut niveau avec le président des Etats-Unis», a déclaré Zelensky sur Facebook, à l'issue de discussions entre les émissaires américains et ukrainiens à Paris.
11:48
La Russie revendique la prise d'un nouveau village
La Russie a revendiqué jeudi la prise de la localité de Bratské dans le sud de la région de Dnipropetrovsk, visée par des frappes massives russes sur les infrastructures énergétiques qui ont laissé plus d'un million de personnes sans électricité.

Le village – qui se trouve sur l'axe menant vers la ville de Zaporijjia, distante de 80 kilomètres – revêt «une» importance tactique majeure», a affirmé jeudi sur Telegram le ministère russe de la Défense.

Moscou a revendiqué l'annexion des régions de Donetsk, Lougansk, Kherson et Zaporijjia, mais pas celle de Dnipropetrovsk où ses troupes avancent néanmoins depuis l'été face à une armée ukrainienne moins nombreuse et moins bien équipée.
9:05
Ukraine: «plus d'un million» de foyers sans chauffage ni eau après des frappes russes
Plus d'un million de foyers de la région de Dnipropetrovsk, dans le centre de l'Ukraine, sont privés d'eau et d'électricité après des frappes russes nocturnes sur les infrastructures énergétiques du pays, a annoncé jeudi un ministre ukrainien.

«Les travaux de réparation se poursuivent dans la région de Dnipropetrovsk afin de rétablir l'approvisionnement en chauffage et en eau pour plus d'un million d'abonnés», a indiqué sur les réseaux sociaux Oleksiï Kouleba, vice-premier ministre pour la reconstruction de l'Ukraine.
6:17
Des frappes russes provoquent des coupures d'électricité en Ukraine
L'électricité a été coupée dans les régions ukrainiennes de Dnipropetrovsk et Zaporijjia (centre-est) après des frappes massives de drones russes sur des infrastructures, a indiqué le fournisseur d'énergie ukrainien dans la nuit de mercredi à jeudi.

«La plupart des consommateurs des régions de Dnipropetrovsk et de Zaporijjia, y compris les centres régionaux, sont privés d'électricité», a publié le fournisseur Ukrenergo sur le réseau social Telegram vers 23h00 mercredi, heure en Suisse. «À la suite de l'attaque ennemie, une infrastructure critique qui alimentait en électricité la majeure partie de la région a été endommagée», corrobore le gouverneur de Dnipropetrovsk Vladyslav Gaïvanenko sur Telegram, rapportant que la «situation est difficile».
Le gouverneur de Zaporijjia, Ivan Fedorov, a pour sa part publié un message sur Telegram indiquant que «l'électricité a été rétablie dans les installations clés». «Nous travaillons sans relâche pour rétablir l'électricité chez tous les consommateurs dès que possible», a-t-il ajouté.
17:07
Zelensky suggère que Washington kidnappe Kadyrov
Les Etats-Unis pourraient faire subir au dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov le même sort qu'au président vénézuélien Nicolas Maduro afin de convaincre Moscou de mettre fin à la guerre en Ukraine, a suggéré mercredi le chef de l'Etat ukrainien Volodymyr Zelensky.

«Voilà un exemple avec Maduro, n'est-ce pas ? (...) Qu'ils mènent une sorte d'opération avec (Ramzan) Kadyrov, avec ce meurtrier», a déclaré M. Zelensky aux journalistes, au lendemain d'un sommet à Paris entre les Ukrainiens et leurs alliés occidentaux.

Il faisait référence à l'intervention militaire choc de Washington samedi au cours de laquelle Nicolas Maduro et son épouse ont été capturés et emmenés de force à New York.

«Peut-être que (Vladimir) Poutine le verra et réfléchira à deux fois», a estimé M. Zelensky après avoir avancé l'idée de prendre pour nouvelle cible le dirigeant tchétchène.
15:24
Zelensky dit n'avoir «pas reçu de réponse claire» des Européens
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé mercredi n'avoir «pas reçu de réponse claire» de la part de ses alliés européens sur la manière dont ils réagiraient concrètement en cas de nouvelle attaque russe contre l'Ukraine après la fin de la guerre.

«C'est une question très difficile (...). Et c'est exactement la question que j'ai posée à tous nos partenaires. Jusqu'à présent, je n'ai pas reçu de réponse claire et sans équivoque», a déclaré aux journalistes Zelensky, au lendemain d'un sommet à Paris à l'issue duquel Kiev s'est vu promettre des garanties de sécurité de la part des Occidentaux.

Il a dit voir une «volonté politique» des alliés de l'Ukraine de lui fournir des «garanties de sécurité solides», mais a plaidé pour que ces garanties soient juridiquement contraignantes et «soutenues par les Parlements, soutenues par le Congrès américain».

Zelensky a aussi estimé que l'Ukraine devait maintenir pour assurer sa sécurité une armée forte de 800 000 hommes, soit deux fois plus que les armées française et britannique combinées, et «dotée d'armes adéquates». «Il est important que nous nous efforcions de garantir le financement de tout cela», a poursuivi le président ukrainien, dont le pays dépend désormais en grande partie du soutien financier et militaire européen.
15:14
Washington annonce avoir «saisi» le pétrolier russe dans l'Atlantique Nord
Les Etats-Unis ont annoncé mercredi avoir «saisi» dans l'Atlantique nord un pétrolier battant pavillon russe qui était poursuivi depuis plusieurs jours par les garde-côtes américains dans le cadre du blocus de Washington visant des pétroliers liés au Venezuela.

«Le ministère de la Justice et le ministère de la Sécurité intérieure, en coordination avec le ministère de la Guerre, ont annoncé aujourd'hui la saisie du Bella 1 pour violation de sanctions américaines», a écrit sur X le commandement militaire américain pour l'Europe.
10:12
En Russie, un Noël orthodoxe entre guerre et patriotisme
L'invasion russe de l'Ukraine entre dans sa quatrième année. Le Kremlin continue de présenter cette guerre comme une mission nationale, «en mobilisant un imaginaire à la fois patriotique et religieux», écrit Le Monde. Dans la nuit du 6 au 7 janvier, les fidèles se sont rassemblés pour les offices traditionnels de minuit du Noël orthodoxe.



Les chrétiens orthodoxes de Russie, du Moyen-Orient et d'autres Églises qui utilisent le calendrier julien fêtent Noël le 7 janvier. Les catholiques, protestants et orthodoxes grecs célèbrent quant à eux cette fête le 25 décembre, selon le calendrier grégorien adopté dès le XVIIᵉ siècle et désormais utilisé dans la vie civile à travers le monde.

6:24
Mort d'un agent de la CIA condamné pour espionnage pour l'URSS
Aldrich Ames, un agent de la CIA condamné à la prison à vie pour avoir espionné au profit de Moscou, est mort lundi à l'âge de 84 ans, selon les autorités américaines. Il avait travaillé pendant plus de 30 ans pour l'agence de renseignement américaine.

Analyste dans le contre-espionnage pour la CIA, il avait été condamné en 1994 à la prison à vie pour avoir vendu pour plus de 2,5 millions de dollars de renseignements à Moscou. Selon le ministère américain de la justice, sa trahison aurait compromis des dizaines d'opérations secrètes et coûté la vie à une douzaine d'agents doubles travaillant pour les Américains.



Avec sa femme Rosario, il a transmis des informations à l'Union soviétique à partir de 1985. Le train de vie luxueux du couple a à l'époque éveillé les soupçons et il est démasqué en 1994.
6:14
Les Européens serrent les rangs derrière l'Ukraine
Européens et Américains ont convenu mardi à Paris d'un ensemble de garanties de sécurité pour l'Ukraine, une fois un cessez-le-feu conclu. Les Etats-Unis sont toutefois restés flous sur la nature de leur engagement.

Dans une «déclaration de Paris», les 35 pays membres de la «coalition des volontaires», essentiellement européens, se sont accordés pour déployer une force multinationale en Ukraine et participer à une surveillance du cessez-le-feu, sous «leadership» américain, une fois un accord de paix trouvé avec la Russie, une perspective encore très hypothétique. Cette déclaration «reconnaît pour la première fois» une «convergence opérationnelle» entre la coalition, l'Ukraine et les Etats-Unis, avec des garanties de sécurité «robustes», a salué le président français Emmanuel Macron à l'issue d'une réunion à l'Elysée.



Ces garanties de sécurité sont «la clef pour que jamais un accord de paix ne puisse signifier une reddition ukrainienne et que jamais un accord de paix ne puisse signifier une menace nouvelle pour l'Ukraine», a-t-il martelé. Emmanuel Macron a annoncé dans la foulée sur la chaîne télévisée France 2 que «plusieurs milliers» de soldats français pourraient être déployés pour maintenir la paix en Ukraine, après la signature d'un cessez-le-feu avec la Russie.

La force multinationale, à l'étude depuis des mois, sera formée par les pays volontaires de la coalition, menée par les Européens et «soutenue» par les Etats-Unis, selon la déclaration finale publiée par la présidence française.
20:27
Zelensky se félicite de «documents substantiels» sur les garanties de sécurité
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué mardi l'élaboration de «documents substantiels» sur les garanties de sécurité occidentales pour l'Ukraine, à l'issue d'une réunion à Paris des pays soutenant Kiev.
«Il est important que la coalition dispose aujourd'hui de documents substantiels, et pas seulement de paroles», a déclaré M. Zelensky lors d'une conférence de presse, se félicitant de «contenu concret »démontrant une détermination «à œuvrer pour une sécurité réelle».
15:07
Les Etats-Unis apporteront un «soutien» à la force multinationale européenne «en cas d'attaque» russe
La «coalition des volontaires», les alliés essentiellement européens de Kiev, s'apprête à affirmer que sa future «force multinationale pour l'Ukraine» bénéficiera d'«un engagement américain à soutenir la force en cas d'attaque» russe après un éventuel cessez-le-feu, selon un projet de déclaration de son sommet de Paris obtenu par l'AFP mardi.
La trentaine de dirigeants qui se réunissent mardi après-midi à l'Elysée avec des émissaires américains et le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'apprêtent à se dire «prêts» à fournir à l'Ukraine des «garanties politiquement et juridiquement contraignantes qui seront activées lorsqu'un cessez-le-feu entrera en vigueur» avec la Russie, selon ce texte. «Les partenaires de la Coalition et les Etats-Unis joueront un rôle vital, dans une coordination étroite, dans l'apport de ces garanties de sécurité», ajoutent-ils.

Un cessez-le-feu serait «supervisé» par les Américains, avec une «participation» des membres de la coalition, d'après ce texte qui peut encore évoluer à la marge, selon des sources diplomatiques.
13:59
Zelensky à l'Elysée, Européens et Américains veulent afficher leur «convergence»
Volodymyr Zelensky est arrivé mardi à l'Elysée, à Paris, pour un sommet au cours duquel les pays européens alliés de l'Ukraine et des émissaires américains veulent afficher leur «convergence» sur les garanties de sécurité à fournir à Kiev en cas d'accord avec Moscou.

«Ces discussions doivent fournir plus de protection et de force pour l'Ukraine», a dit le président ukrainien sur le réseau X à son arrivée à la mi-journée. Il a réitéré sa demande de «mesures qui puissent garantir une vraie sécurité pour notre peuple».

L'entourage du président français Emmanuel Macron présente cette nouvelle réunion de la «Coalition des volontaires» comme l'aboutissement des efforts engagés il y a environ un an, après l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, pour éviter que les Etats-Unis ne «lâchent l'Ukraine». «Nous avons réussi cet exercice de reconvergence entre l'Ukraine, l'Europe et l'Amérique», a dit à la presse un de ses conseillers.

Les Européens ont ostensiblement choisi de ne pas condamner fermement le coup de force du président américain au Venezuela, soucieux de le ménager au moment où les tractations politiques se sont à nouveau intensifiés depuis novembre, sous l'impulsion de Washington, en vue d'un accord avec la Russie pour mettre fin à près de quatre ans de guerre.
13:56
Un navire russe saisi par la Finlande
Dans le cadre d’une opération coordonnée, la police et l’armée finlandaises ont saisi un cargo russe le 3 janvier. Selon la police finlandaise, celui-ci aurait apparemment laissé son ancre traîner sur plusieurs dizaines de kilomètres au fond de la mer Baltique afin d’endommager des câbles sous-marins.
11:52
Russie: un mort dans une explosion due au gaz à Tver
Une explosion due au gaz dans un immeuble d'habitation de Tver, dans l'ouest de la Russie, a fait un mort mardi, ont indiqué les autorités régionales. Elles avaient d'abord imputé l'incident à une attaque de drone ukrainien.

«Les premières constatations des experts [indiquent] qu'il s'agit d'une explosion due au gaz domestique», a déclaré Vitaly Korolev, le gouverneur de la région de Tver, sur Telegram.
«Nous avons cru d'abord à une explosion causée par les débris d'un drone car des mesures de sécurité étaient en vigueur à ce moment-là», a-t-il poursuivi.
8:11
Un mort après une attaque de drone à Tver en Russie
Une personne est décédée après une attaque de drone contre Tver, dans l'ouest de la Russie, a indiqué mardi le gouvernement régional, alors que les forces russes ont abattu 129 engins ukrainiens sans pilote dans la nuit. Selon le ministère de la Défense russe, six de ces drones ont été détruits au-dessus de la région de Tver.

Dans la ville du même nom, à quelque 200 kilomètres au nord-ouest de Moscou, «un fragment de drone a heurté les fenêtres d'un appartement situé au neuvième étage d'un immeuble», a relaté sur Telegram le gouverneur régional par intérim, Vitaly Korolev. «Une personne est décédée. Deux ont reçu les premiers soins et refusé d'être hospitalisés», ont précisé ses services dans un autre message.

Au total, les défenses anti-aériennes russes ont abattu 129 drones ukrainiens dans la nuit, dont 29 au-dessus de la région de Briansk. Son gouverneur, Alexandre Bogomaz, a fait état de deux blessés dans une attaque de «drones suicide» ukrainiens dans le district de Sevsky.
13:36
Fribourg s'engage pour l'intégration des réfugiés ukrainiens
Le canton de Fribourg s'engage pour une intégration socioprofessionnelle durable des personnes réfugiées venant d'Ukraine. Sa stratégie présentée lundi vise à intégrer la moitié des titulaires d'un permis provisoire (permis S) âgés de 18 à 64 ans sur le marché du travail d’ici à fin 2026, conformément aux exigences de la Confédération.

Une simple annonce par l'entreprise permettra à ces personnes de travailler le jour même. Face à la pénurie de main-d'oeuvre dans plusieurs secteurs économiques, notamment la construction, le second-oeuvre, les soins ou l'hôtellerie-restauration, l'intégration de ces titulaires d'un permis S sur le marché du travail constitue une aubaine aux yeux du canton.
Avec l'entrée en vigueur de plusieurs dispositions légales le 1er décembre 2025, la Confédération souhaite encourager les bénéficiaires du statut S à exercer une activité lucrative en facilitant l'accès au marché du travail. L'objectif est d'intégrer 50% des titulaires d'un permis S âgés de 18 à 64 ans, résidant en Suisse depuis trois ans, sur le marché du travail.

Les cantons en-dessous de ce taux doivent présenter un plan d'action d'ici au 15 janvier 2026. C'est le cas du canton de Fribourg qui se situe à 36,2%, selon des chiffres de fin octobre 2025. Il a donc défini une stratégie d'intégration socioprofessionnelle des réfugiés ukrainiens pour employer 100 personnes de plus d'ici à fin 2026 et remplir l'objectif fixé par la Confédération.
12:12
Ukraine: la Russie revendique la capture d'une localité dans la région de Soumy
La Russie a revendiqué lundi la prise de la localité de Grabovské dans la région de Soumy, dans le nord-est de l'Ukraine, un secteur situé près de la frontière russe où Kiev avait indiqué fin décembre faire face à une offensive.

«Les unités du groupement de troupes Nord ont pris le contrôle de la localité de Grabovské, dans la région de Soumy, à la suite d'opérations actives», a indiqué le ministère russe de la Défense dans son rapport quotidien.



L'armée ukrainienne avait fait état en décembre de combats dans ce secteur après que des soldats russes ont franchi la frontière pour y lancer une offensive. Les forces russes occupent déjà plus de 200 km² de territoire dans la région de Soumy, plus à l'ouest.
6:13
Deux morts dans des attaques russes à Kiev
Des attaques russes dans la nuit de dimanche à lundi ont fait deux morts à Kiev et dans sa périphérie, ont rapporté les autorités locales après que l'armée a averti que toute l'Ukraine était menacée par des missiles. Dans la capitale, «une personne est morte dans l'attaque», a déclaré le chef de l'administration militaire Tymour Tkatchenko sur Telegram, tandis que les autorités locales ont fait état d'un établissement médical touché.

Dans la périphérie, les bombardements ont touché plusieurs habitations et «infrastructures critiques», tuant un homme né en 1951 dans la localité de Fastiv, selon le responsable de l'administration militaire régionale Mykola Kalachnyk.

«Toute l'Ukraine est menacée par des missiles !» avait alerté auparavant l'aviation ukrainienne sur Telegram. Ces frappes interviennent à la veille d'une réunion à Paris de pays alliés de Kiev pour tenter d'avancer en vue d'un règlement du conflit le plus sanglant en Europe depuis la Seconde guerre mondiale.
17:13
La Russie a abattu plus de 25 drones se dirigeant vers Moscou
Les autorités russes ont affirmé dimanche avoir abattu au moins 25 drones ukrainiens se dirigeant vers Moscou. L'intervention a perturbé trafic aérien dans les aéroports de la capitale.
Celle-ci est rarement prise pour cible.

Le maire n'a fait état d'aucune victime.

Le trafic aérien a été restreint dans trois des quatre aéroports moscovites: Vnoukovo, Domodedovo et Zhukovsky. Des dizaines de vols ont été retardés et certains annulés, pouvait-on voir sur les sites de ces aéroports.

«Ces mesures sont nécessaires pour garantir la sécurité», a affirmé sur Telegram l'agence nationale de l'aviation Rossaviatsia.

18:11
Kiev et ses alliés s'entendent sur la poursuite des pourparlers
Les alliés européens de l'Ukraine se sont rencontrés samedi à Kiev pour examiner les détails de la dernière mouture du plan de sortie du conflit avec la Russie. Cela en amont d'un sommet la semaine prochaine en France des pays de la «coalition des volontaires» soutenant l'Ukraine.

Des conseillers à la sécurité de quinze pays, dont la France, l'Allemagne et le Canada, ainsi que des représentants de l'UE et de l'Otan, se sont réunis dans la capitale ukrainienne pour cette première rencontre de l'année.

L'envoyé spécial de Donald Trump, Steve Witkoff, a participé à distance, a confirmé un responsable ukrainien à l'AFP. Cette journée de diplomatie est tombée dans l'ombre de l'intervention militaire surprise des Etats-Unis au Venezuela.

«La première partie de la réunion a porté sur les documents-cadres, notamment les garanties de sécurité et les approches relatives au plan de paix, ainsi que sur la séquence des prochaines étapes conjointes», a déclaré samedi sur Telegram le négociateur en chef de l'Ukraine, Roustem Oumerov, à l'issue de la première session.

Les efforts diplomatiques se sont intensifiés depuis novembre pour mettre fin au conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde guerre mondiale, sous l'impulsion du président américain Donald Trump dont l'administration a négocié séparément avec la Russie et l'Ukraine.

Dans ses voeux pour 2026, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé qu'un accord était «prêt à 90%», tout en avertissant que les 10% restants allaient déterminer le «destin de la paix», l'avenir des territoires occupés par la Russie demeurant l'un des points clés.
21:17
Zelensky veut remplacer son ministre de la Défense
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé vendredi son intention de remplacer son ministre de la Défense et avoir proposé le poste à Mykhaïlo Fedorov, actuel ministre de la Transformation numérique, âgé de seulement 34 ans.

«J'ai décidé de modifier la structure du ministère ukrainien de la Défense. J'ai proposé à Mykhaïlo Fedorov le poste de nouveau ministre ukrainien de la Défense», a déclaré Volodymyr Zelensky dans son adresse quotidienne diffusée sur les réseaux sociaux.
18:33
L'Ukraine ordonne l'évacuation de 3000 personnes
Les autorités ukrainiennes ont ordonné vendredi l'évacuation de plus de 3000 enfants avec leurs parents d'une quarantaine de localités dans les régions de Zaporijjia et Dnipropetrovsk, où les forces russes ont réalisé des avancées ces derniers mois.

«En raison de la situation sécuritaire difficile, il a été décidé d'évacuer de force plus de 3000 enfants et leurs parents de 44 localités situées en première ligne dans les régions de Zaporijjia et de Dnipropetrovsk», a indiqué sur Telegram le ministre ukrainien de la Reconstruction Oleksiï Kouleba.

Selon lui, des évacuations ont également déjà eu lieu dans les derniers jours de décembre dans la région de Tcherniguiv, dans le nord de l'Ukraine.

«Au total, 15 0000 personnes ont été évacuées des zones de front vers des régions plus sûres depuis le 1er juin (2025). Parmi elles, on compte près de 18.000 enfants», a affirmé Oleksiï Kouleba. L'annonce d'évacuation de civils par les autorités ukrainiennes donne la mesure de la progression des forces russes sur le front, en passe de menacer de nouvelles localités.

La plupart des évacuations forcées de civils en Ukraine ces dernières années l'ont été dans la région orientale de Donetsk, où se concentre l'essentiel des combats. Mais l'armée russe avance aussi dans celle de Dnipropetrovsk où elle a pénétré à l'été 2025 et dans celle de Zaporijjia, où le front était resté figé pendant des années.
17:12
19 blessés dans une frappe russe sur Kharkiv
Au moins 19 personnes ont été blessées vendredi à Kharkiv, dans le nord-est de l'Ukraine, lors d'une frappe russe sur un immeuble résidentiel du centre-ville, ont indiqué les autorités ukrainiennes.

Parmi les blessés, un bébé de six mois et des personnes âgées de 20 à 70 ans, selon le gouverneur régional Oleg Synegoubov. «Presque toutes ont subi des blessures dues à l'explosion et des blessures causées par des éclats de verre», a-t-il ajouté sur Telegram.

Jeudi, la Russie avait accusé l'Ukraine d'avoir causé la mort de 27 personnes dans une frappe sur un café et un hôtel dans une zone du sud de l'Ukraine occupée par les troupes russes, affirmant qu'il y aurait des «conséquences», tandis que Kiev avait affirmé avoir pris pour cible un rassemblement militaire.

Un journaliste de l'AFP à Kharkiv a pu voir sur place une rue recouverte de débris et de gravats d'où s'échappent encore des flammes, et des immeubles aux vitres entièrement soufflées.

Une vidéo publiée notamment par la Première ministre Ioulia Svyrydenko, non-vérifiée par l'AFP, montre une explosion propulsant d'épaisses fumées dans l'air.

Le président Volodymyr Zelensky a quant à lui qualifié la frappe d'«odieuse», affirmant que «les rapports préliminaires indiquent que deux missiles balistiques ont frappé une zone résidentielle ordinaire».

«Malheureusement, c'est ainsi que les Russes traitent la vie et les gens - ils continuent de tuer, malgré tous les efforts dans le monde, et particulièrement ceux des Etats-Unis, sur le processus diplomatique», a-t-il ajouté.
17:10
Ukraine: la Russie a réalisé sa plus forte progression en 2025
Les forces russes ont réalisé en Ukraine leur plus forte progression l'an dernier, à l'exception de 2022, selon l'analyse par l'AFP des données de l'Institut américain pour l'étude de la guerre (ISW), qui travaille avec le Critical Threats Project (CTP), deux centres de réflexion américains spécialisés dans l'étude des conflits.

La Russie s'est emparée de plus de 5600 km2 de territoire, soit davantage que les années 2024 et 2023 réunies, selon ces données. Ces 5600 km2 représentent 0,94% de la superficie de l'Ukraine.

Ces superficies de terres conquises comprennent les zones contrôlées par la Russie, selon Kiev et des observateurs militaires, ainsi que celles, minimes, revendiquées par l'armée de Moscou mais non confirmées. En 2022, les forces russes s'étaient emparées de près de 64000 km2.

Malgré l'intensification des efforts diplomatiques depuis novembre autour d'un plan américain visant à mettre fin au conflit, les combats se poursuivent sur le terrain.
14:42
Zelensky choisit Boudanov pour diriger son cabinet
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé vendredi avoir choisi le chef du renseignement militaire Kyrylo Boudanov, réputé pour avoir orchestré de retentissantes opérations contre la Russie, pour diriger son administration.

«J'ai eu une rencontre avec Kyrylo Boudanov et lui ai proposé de prendre la tête du cabinet présidentiel», a écrit Volodymyr Zelensky sur les réseaux sociaux. «C'est un honneur pour moi et une responsabilité de me concentrer sur les questions de sécurité stratégique d'importance cruciale pour notre Etat en ce moment historique pour l'Ukraine», a réagi M. Boudanov peu après, sur Telegram.

«Des procédures formelles» pour sa nomination officielle «ont commencé», a indiqué aux journalistes un conseiller du président, Dmytro Lytvyn. Le précédent chef de l'administration, Andriï Iermak, très influent, avait quitté son poste fin novembre à la suite d'un scandale de corruption au sein du gouvernement.

Des agences anticorruption ukrainiennes avaient mené des perquisitions à son domicile, sans l'inscrire à ce stade sur la liste des suspects. Son successeur Kyrylo Boudanov, qui aura 40 ans dans deux jours, s'est forgé une réputation auréolée de coups d'éclat, après presque quatre ans d'invasion russe en Ukraine.
16:07
Moscou accuse Kiev d'avoir tué plus de 20 personnes avec des drones
La Russie a accusé jeudi l'Ukraine d'avoir mené pendant la nuit du nouvel an une attaque de drones dans la région de Kherson ayant fait au moins 20 morts, tandis que Kiev a fait état de plus de 200 drones russes lancés contre ses infrastructures énergétiques.

Ces nouvelles attaques, dès les premières heures de 2026, ont eu lieu alors que l'issue des pourparlers diplomatiques en cours pour mettre fin au conflit est toujours incertaine.

Dans la partie de la région ukrainienne de Kherson contrôlée par l'armée russe, Moscou a affirmé que Kiev avait attaqué avec des drones un café et un hôtel dans le village de Khorly, situé au bord de la mer Noire, pendant les célébrations du nouvel an.

Le gouverneur de la région de Kherson nommé par Moscou, Vladimir Saldo, a affirmé sur Telegram qu'au moins 24 personnes avaient été tuées et des «dizaines d'autres» blessées.

Il a également publié des images où sont visibles plusieurs cadavres carbonisés et les ruines d'un bâtiment. Les autorités ukrainiennes n'ont pour l'heure pas réagi à ces accusations.
7:55
Zelensky évoque les derniers 10% d'un accord de paix
Volodymyr Zelensky a estimé mercredi soir dans ses voeux pour 2026 qu'un accord avec la Russie était «prêt à 90%». Il a néanmoins prévenu que les 10% restants allaient déterminer le «destin de la paix». Vladimir Poutine a pour sa part exhorté ses compatriotes à croire en la «victoire».

«Il reste 10% (...) Ces 10% contiennent tout, en fait. Ils détermineront le destin de la paix, le destin de l'Ukraine et de l'Europe», a-t-il déclaré dans un message vidéo publié sur Telegram. «10% jusqu'à la paix.»

Le dirigeant a réaffirmé que son pays souhaitait la fin du conflit qui fait rage depuis février 2022, mais pas «à n'importe quel prix». Il a appelé une fois de plus à des garanties de sécurité solide afin de dissuader toute nouvelle offensive.

L'une des questions clés reste celle de l'avenir des territoires, alors que la Russie occupe environ 19% de l'Ukraine.

14:21
Poutine glorifie les «héros» de la Russie pour ses voeux du Nouvel An
Vladimir Poutine a affirmé mercredi lors de ses voeux du nouvel an que la Russie croyait en sa« victoire» en Ukraine, près de quatre ans après le début de son offensive.« Je félicite tous nos combattants et nos commandants à l'approche du nouvel an. Nous croyons en vous et en notre victoire», a-t-il déclaré dans une brève allocution diffusée à la télévision quelques minutes avant que la péninsule orientale russe du Kamtchatka n'entre en 2026. «Des millions de personnes à travers toute la Russie, croyez-moi, pensent à vous», a déclaré Poutine, appelant ses concitoyens à soutenir les «héros» qui se battent sur le front.



Mercredi représente par ailleurs pour le président russe le 26e anniversaire de son arrivée au pouvoir, après la démission de Boris Elstine le 31 décembre 1999. Les voeux du nouvel an sont une tradition lancée par le dirigeant soviétique Leonid Brejnev. Ils sont diffusés à la télévision publique avant minuit dans chacun des onze fuseaux horaires du pays et regardés par des millions de personnes.
14:18
Un navire saisi après de nouveaux dégâts à un câble dans le golfe de Finlande
La police finlandaise a annoncé mercredi avoir saisi un navire soupçonné d'avoir endommagé, quelques heures plus tôt, un câble de télécommunications reliant Helsinki à Tallinn, dans le golfe de Finlande. Aucun détail sur l'origine du navire n'a été divulgué. Le navire est soupçonné d'être« responsable des dégâts causés au câble», qui appartient au groupe finlandais de télécoms Elisa et se situe dans la zone économique exclusive estonienne, a indiqué la police dans un communiqué.

Le golfe de Finlande, qui fait partie de la mer Baltique, est bordé par l'Estonie, la Finlande et la Russie. Tôt mercredi matin, le groupe Elisa avait détecté une anomalie sur son câble et l'avait signalée aux autorités finlandaises. Un patrouilleur et un hélicoptère des garde-côtes finlandais ont localisé le navire suspect dans la zone économique exclusive de la Finlande. Sa chaîne d'ancre était à l'eau, a précisé la police. Les garde-côtes ont ordonné au navire de s'arrêter et de relever son ancre, puis de se déplacer et de mouiller dans les eaux territoriales finlandaises.
La police finlandaise a annoncé enquêter sur l'incident pour "dommages criminels aggravés, tentative de dommages criminels aggravés et entrave aggravée aux télécommunications". Elle a précisé coopérer avec plusieurs autorités nationales et internationales, notamment estoniennes.
11:32
Moscou publie une vidéo d'un drone qui aurait visé la maison de Poutine
L'armée russe a réitéré mercredi ses accusations affirmant que l'Ukraine avait attaqué avec des drones une résidence du président Vladimir Poutine, publiant une vidéo montrant un appareil qui aurait été abattu lors de cette attaque, que Kiev dénonce comme mensongère.



Le ministère russe de la Défense a diffusé une vidéo montrant un soldat au visage dissimulé se tenant près des débris d'un drone, ainsi qu'une carte montrant la trajectoire des engins lancés lors de cette attaque présumée dans la nuit de dimanche à lundi.
5:55
Odessa: quatre blessés, dont trois enfants, dans des frappes russes
Quatre personnes, dont trois enfants, ont été blessées dans des frappes russes dans la nuit de mardi à mercredi à Odessa en Ukraine, a indiqué sur Telegram Serguiï Lyssak, chef de l'administration militaire de la ville. «Des drones ont attaqué des infrastructures résidentielles, logistiques et énergétiques dans notre région», a affirmé sur Telegram Oleh Kiper, chef de l'administration militaire régionale, précisant que les frappes ont endommagé des immeubles et provoqué des incendies.

Deux enfants de 8 ans et 14 ans ainsi qu'un bébé de 7 mois ont été blessés. Un homme de 42 ans est dans un état grave, selon Serguiï Lyssak.
14:49
L'Ukraine ordonne l'évacuation de localités dans le nord
Les autorités de la région de Tcherniguiv, dans le nord de l'Ukraine, ont ordonné mardi l'évacuation de 14 villages proches de la frontière avec la Russie et le Bélarus, en raison de bombardements russes quotidiens. Les autorités font fréquemment état de frappes de drones sur cette région, épargnée par les combats terrestres depuis la contre-offensive ukrainienne de 2022 et le départ des troupes russes, mais à portée de tir de la Russie voisine.

«Le Conseil de défense a décidé d'évacuer 14 villages frontaliers», où «vivent encore 300 personnes», a déclaré le chef de l'administration militaire régionale, Viatcheslav Tchaous, dans un communiqué, précisant que «la zone frontalière est bombardée chaque jour». Selon cette source, les évacuations concernent les communautés de Novgorod-Siverskïi, Semenivka, Snovsk, chacune située entre une dizaine et une quarantaine de kilomètres de la frontière avec la Russie, ainsi que Gorodnia, à une vingtaine de kilomètres de la Russie et du Bélarus.
Avec l'arrivée de l'hiver, Moscou a intensifié ses attaques aériennes par drones et missiles visant principalement les infrastructures énergétiques de l'Ukraine et plongeant ses habitants dans le noir. «Cette année, un peu plus de 1400 habitants ont quitté la zone frontalière», a ajouté Tchaous.
11:23
Attaque visant Poutine: Moscou ne va pas fournir de preuve et va «durcir» sa position
Le Kremlin a indiqué mardi ne pas avoir de preuves à apporter après avoir accusé Kiev d'avoir attaqué une résidence du président russe Vladimir Poutine, prévenant que la position de Moscou dans les négociations sur l'Ukraine allait se «durcir».

«Les conséquences se traduiront par un durcissement de la position de négociation de la Fédération de Russie», a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors de son point presse quotidien. Il n'a pas fourni de preuve aux accusations de Moscou, indiquant que tous les drones avaient été détruits par la défense aérienne et renvoyant vers le ministère de la Défense sur la présence d'éventuels débris.

11:21
Attaque présumée sur une résidence de Poutine: Moscou n'a fourni aucune preuve, selon Kiev
Moscou n'a fourni aucune preuve pour étayer ses accusations d'une attaque ukrainienne de drones ayant visé l'une des résidences du président russe Vladimir Poutine, a affirmé mardi le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiga.



«Près d'une journée s'est écoulée et la Russie n'a toujours pas fourni de preuves plausibles à l'appui de ses accusations selon lesquelles l'Ukraine aurait attaqué la résidence de Poutine» dans la région de Novgorod, a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux, assurant qu'«aucune attaque de ce type n'a eu lieu».
11:19
Des dirigeants européens s'entretiendront mardi de l’Ukraine, selon Varsovie
Des dirigeants européens s'entretiendront mardi de la situation en Ukraine, a annoncé le porte-parole du gouvernement polonais. «Le premier ministre Donald Tusk participera à une nouvelle discussion des dirigeants européens au sujet de l'Ukraine», a écrit sur X Adam Szlapka, sans autres précisions. Cet entretien devrait s'inscrire dans la suite des intenses tractations diplomatiques en cours depuis novembre pour tenter de mettre fin au conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale.

Volodymyr Zelensky et des négociateurs de Kiev se sont entretenus lundi par téléphone avec l'envoyé américain Steve Witkoff, dans la foulée de l'entretien entre le président ukrainien et son homologue américain Donald Trump, et des échanges avec des dirigeants européens qui l'ont suivi.
6:04
Moscou dénonce une «attaque terroriste» contre Poutine: les négociations menacées
Moscou a accusé lundi Kiev d'avoir lancé dans la nuit une attaque de drones sur la résidence du président russe Vladimir Poutine. La Russie a prévenu que sa position dans les négociations en cours pour mettre fin au conflit en Ukraine serait de ce fait «réexaminée». Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a aussitôt qualifié cette accusation de «mensonge» destiné à préparer de nouvelles attaques contre Kiev et à «saper» les efforts diplomatiques entre l'Ukraine et les Etats-Unis, au lendemain d'une rencontre en Floride avec Donald Trump.

«Je n'aime pas ça. Ce n'est pas bon», a déclaré lundi Trump à la presse depuis sa résidence de Mar-a-Lago, à Palm Beach. «Vous savez qui m'en a parlé ? Le président Poutine», a-t-il dit. «C'est une période délicate. Ce n'est pas le bon moment», a-t-il ajouté.



Dans la nuit, «le régime de Kiev a lancé une attaque terroriste utilisant 91 drones contre la résidence d'État du président» Poutine dans la région de Novgorod, a affirmé le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov sur Telegram, précisant que tous les drones avaient été interceptés. Cette attaque, à un moment «de négociations intensives entre la Russie et les États-Unis sur le règlement du conflit ukrainien», ne «restera pas sans réponse», a-t-il dit.
Zelensky dément une attaque sur la résidence de Poutine
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé lundi un «mensonge» de Moscou après que le ministre russe des Affaires étrangères a accusé Kiev d'avoir lancé dans la nuit des drones contre la résidence de Vladimir Poutine dans la région de Novgorod.

«Encore un mensonge de la Fédération de Russie», a dénoncé le dirigeant ukrainien lors d'un échange virtuel avec des journalistes, estimant que Moscou «prépare simplement le terrain pour mener des frappes, probablement sur la capitale et probablement sur des bâtiments gouvernementaux».
Zelensky et Witkoff se sont parlés au téléphone
Volodymyr Zelensky et des négociateurs de Kiev se sont entretenus lundi par téléphone avec l'envoyé américain Steve Witkoff, dans la foulée de l'entretien entre le président ukrainien et son homologue américain Donald Trump, sur les prochaines étapes des pourparlers pour mettre fin au conflit avec la Russie, a indiqué l'un des négociateurs.

«Nous venons tout juste, en route vers l'Ukraine, de nous entretenir avec le représentant spécial du président américain, Steve Witkoff. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est aussi joint à l'appel», a déclaré Roustem Oumerov sur les réseaux sociaux, précisant que «le point clé est de coordonner de nouveaux contacts et les prochaines étapes». (ats)
13:12
Zelensky: les actes de Poutine ne correspondent pas à ses propos
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé lundi que les actes du président russe Vladimir Poutine en Ukraine, où se poursuivent bombardements et destructions, ne correspondent pas aux propos «pacifiques» tenus auprès de son homologue américain Donald Trump.

«D'un côté il dit au président des Etats-Unis qu'il veut mettre fin à la guerre», a dit Zelensky lors d'une conférence de presse en ligne. «De l'autre, il communique ouvertement dans les médias sur le fait qu'il veut poursuivre la guerre - il nous frappe avec des missiles, en parle ouvertement, célèbre la destruction des infrastructures civiles, donne des instructions à ses généraux sur les lieux où avancer (...).
«Ces actions ne correspondent pas à la rhétorique soi-disant pacifique qu'il emploie dans ses entretiens avec le président des États-Unis», a-t-il conclu.
13:10
Washington a proposé à Kiev des garanties de sécurité pour 15 ans
Les Etats-Unis ont proposé à l'Ukraine des garanties de sécurité solides pour 15 ans prolongeables face à la Russie, a indiqué le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Il a demandé à Washington une durée plus longue lors de sa rencontre dimanche avec Donald Trump. «Je voulais vraiment que ces garanties soient plus longues. Et je lui ai dit que nous voulons vraiment considérer la possibilité de 30, 40, 50 ans», a indiqué lundi Volodymyr Zelensky lors d'une conférence de presse en ligne, précisant que son homologue américain lui avait assuré qu'il allait réfléchir à cette possibilité.

Le dirigeant ukrainien a dit également espérer une rencontre prochaine, en Ukraine, entre responsables américains et européens. «Dans les prochains jours, nous voulons organiser une rencontre au niveau des conseillers. Roustem Oumerov (réd: le négociateur ukrainien) est déjà en contact avec tous les conseillers américains et européens. Nous voulons que cette rencontre se tienne enfin en Ukraine, et je crois que nous allons faire tout ce qui est possible pour cela», a déclaré Zelensky.



Selon lui, cette réunion précéderait une rencontre entre dirigeants européens et ukrainiens, avant un possible sommet entre Donald Trump et des dirigeants européens. «Nous sommes tous fermement déterminés à faire en sorte que les réunions que j'ai mentionnées aient lieu en janvier. Par la suite, je pense que si tout se déroule progressivement, une rencontre sous une forme ou une autre aura lieu avec les Russes», a indiqué Zelensky.
11:25
Moscou: les pourparlers sur l'Ukraine en sont à leur phase finale
Le Kremlin s'est dit lundi d'accord avec le président américain Donald Trump pour affirmer que les pourparlers visant à mettre fin à la guerre en Ukraine en sont à leur phase finale. «Bien sûr», a répondu à la presse le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov, interrogé pour savoir si Moscou partageait l'avis de Donald Trump.



Le président américain a estimé dimanche être plus près que jamais d'un accord pour mettre fin à la guerre en Ukraine, après une rencontre en Floride avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky et un entretien téléphonique avec son homologue russe Vladimir Poutine.
11:25
Kiev lèvera la loi martiale à la fin de la guerre
L'Ukraine lèvera la loi martiale, qui interdit notamment aux hommes ukrainiens mobilisables de quitter le pays, uniquement après la fin de la guerre avec la Russie et après avoir obtenu des garanties de sécurité, a affirmé lundi le président ukrainien Volodymyr Zelensky. «Nous voulons tous que la guerre se termine et c'est seulement à ce moment-là que la loi martiale sera levée. Cependant, la levée de la loi martiale interviendra quand l'Ukraine obtiendra des garanties de sécurité. Sans garanties de sécurité, cette guerre ne peut pas être considérée comme pleinement terminée», a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse en ligne.

Le président ukrainien a dit espérer une rencontre prochaine, en Ukraine, entre responsables ukrainiens, américains et européens pour faire avancer les pourparlers. Nous voulons que cette rencontre se tienne enfin en Ukraine, et je crois que nous allons faire tout ce qui est possible pour cela, a déclaré Zelensky lors d'une conférence de presse en ligne.
10:28
Washington a proposé à Kiev des garanties de sécurité «solides»
Les Etats-Unis ont proposé à l'Ukraine des garanties de sécurité «solides» pour une période de 15 ans prolongeable face à la Russie, a indiqué lundi le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Il a ajouté avoir demandé à Washington une durée plus longue lors de sa rencontre dimanche avec Donald Trump.

«Je voulais vraiment que ces garanties soient plus longues. Et je lui ai dit que nous voulons vraiment considérer la possibilité de 30, 40, 50 ans», a indiqué Zelensky lors d'une conférence de presse en ligne. Le président américain lui a assuré qu'il allait réfléchir à cette possibilité.
8:49
Dévasté par les bombes, le théâtre de Marioupol rouvre ses portes
Le théâtre central de Marioupol, dévasté par des bombardements en 2022 et laissé en ruines, a rouvert dimanche ses portes dans l'est de l'Ukraine contrôlé par la Russie, ont annoncé les autorités locales mises en place par Moscou. «Le théâtre dramatique russe de Marioupol a rouvert ses portes aux spectateurs», s'est félicité sur Telegram Denis Pouchiline, dirigeant prorusse de la région de Donetsk, dont Marioupol fait partie. La Russie contrôle cette cité balnéaire traditionnellement russophone, sur les rives de la mer d'Azov, depuis mai 2022.

Une conquête obtenue après un siège qui a fait 22'000 morts civils d'après la municipalité ukrainienne en exil de Marioupol, et détruit ou endommagé 90% des bâtiments résidentiels, selon l'ONU. Selon l'ONG Amnesty International, le bombardement du théâtre de Marioupol en mars 2022, dont la Russie et l'Ukraine s'accusent mutuellement, avait tué «au moins une douzaine de personnes». «La mise en oeuvre du projet de reconstruction du bâtiment a pris trois ans», le théâtre s'étant vu rétablir son «image historique», avec une façade ornée de sculptures, et offrir «un équipement moderne du plus haut niveau», selon Pouchiline.



Saint-Pétersbourg, ancienne capitale impériale russe, a largement contribué à la reconstruction du théâtre en dépêchant notamment à Marioupol ses ouvriers et ses architectes, selon le gouverneur local Alexandre Beglov. Cette reconstruction «a été une affaire d'honneur» pour Saint-Pétersbourg, a souligné sur Telegram M. Beglov qui a assisté dimanche, tout comme Denis Pouchiline, à la soirée de gala à l'occasion de la réouverture du théâtre.
«Il a ressuscité malgré tout», s'est félicitée dimanche soir la télévision publique russe Pervy Kanal, en diffusant des images de l'escalier et des colonnes en marbre du théâtre, ainsi que d'un lustre gigantesque de cristal, d'un poids de 2,5 tonnes, de la grande salle de spectacles capable d'accueillir 500 spectateurs.

Des artistes de Marioupol et de Saint-Pétersbourg se sont produits sur scène lors de la cérémonie de réouverture du théâtre dont la troupe compte actuellement une trentaine de comédiens, selon la même source.
6:06
Réunion des alliés de Kiev au début janvier à Paris
Le président français Emmanuel Macron a annoncé lundi une réunion des alliés de Kiev au début janvier à Paris autour des garanties de sécurité pour l'Ukraine dans le cadre d'un accord de paix avec la Russie.

«Nous réunirons les pays de la coalition des volontaires à Paris au début janvier pour finaliser les contributions concrètes de chacun», a écrit sur le réseau social X Emmanuel Macron, qui avait auparavant échangé avec ses homologues ukrainien Volodymyr Zelensky et américain Donald Trump, aux côtés de plusieurs autres dirigeants européens. «Nous progressons sur les garanties de sécurité qui seront centrales pour construire une paix juste et durable», a affirmé le dirigeant français, qui s'est également entretenu seul avec Volodymyr Zelensky.

20:11
Trump reçoit Zelensky en Floride pour discuter du plan de paix
Donald Trump a reçu dimanche Volodymyr Zelensky sur le perron de sa résidence Mar-a-Lago, en Floride, avant un entretien capital entre les deux dirigeants visant à faire avancer le plan de paix pour l'Ukraine. Il a estimé être dans les «dernières étapes» d'un plan de paix en Ukraine.

Le président américain et son homologue ukrainien se sont serré la main avant un entretien bilatéral puis un appel, ensemble, avec des dirigeants européens. Donald Trump doit ensuite s'entretenir à nouveau avec le président russe Vladimir Poutine.

Donald Trump a dit que Zelensky et Poutine sont tous les deux «sérieux» sur un plan de paix. Le septuagénaire a assuré que l'Ukraine bénéficiera de «fortes» garanties de sécurité en cas de plan de paix

«Il y aura des garanties de sécurité. Elles seront fortes. Et les pays européens sont très impliqués», a déclaré le président américain.
18:16
Trump dit avoir eu un appel «très productif» avec Poutine
Donald Trump a dit dimanche avoir eu un appel «très productif» avec son homologue russe Vladimir Poutine, moins de deux heures avant le début de sa rencontre prévue avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky en Floride.

«Je viens d'avoir un bon entretien téléphonique, très productif, avec le président russe Vladimir Poutine, avant ma rencontre, aujourd'hui à 13H00, avec le président ukrainien Zelensky», a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.
16:34
Entretien avec les Européens après la rencontre Zelensky-Trump
Un appel téléphonique entre des dirigeants européens et les présidents ukrainien et américain est prévu dimanche après la rencontre entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump en Floride, a annoncé un porte-parole de Kiev.

Est prévu un «appel téléphonique entre le président ukrainien Volodymyr Zelensky et le président américain Donald Trump avec les dirigeants européens», a indiqué aux journalistes Serguiï Nykyforov, le porte-parole de M. Zelensky, précisant que «la liste définitive des participants est encore en cours d'élaboration».
13:15
Zelensky en Floride pour plaider la cause de l'Ukraine
Volodymyr Zelensky rencontre Donald Trump dimanche en Floride. Il tentera de décrocher l'accord du président américain sur la dernière version du plan de paix visant à mettre fin à près de quatre ans de guerre avec la Russie.

Le chef d'Etat ukrainien, qui arrive avec ses dernières propositions sur la difficile question des territoires, n'aura «rien tant que je ne donne pas mon accord», avait déclaré le président américain au site internet Politico vendredi, plantant le décor.

Donald Trump s'était néanmoins montré confiant. «Je pense que ça se passera bien avec lui. Je pense que ça se passera bien avec (le président russe Vladimir) Poutine», avec lequel il prévoit de s'entretenir «bientôt».

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré à l'agence de presse d'Etat TASS que Moscou poursuivrait son «engagement auprès des négociateurs américains afin d'élaborer des accords durables qui s'attaquent aux causes profondes du conflit», tout en critiquant les Européens.

«Obstacle à la paix»
«Après le changement d'administration aux Etats-Unis, l'Europe et l'Union européenne sont devenues le principal obstacle à la paix», a-t-il estimé, ajoutant que les Européens «ne cachent pas leurs intentions de préparer une guerre contre la Russie».

Pour Sergueï Lavrov, «l'ambition des dirigeants européens les aveugle littéralement: non seulement ils se désintéressent des Ukrainiens, mais ils semblent également se désintéresser de leur propre population».

Le président ukrainien a lui espéré, samedi lors d'une escale au Canada, que la rencontre avec son homologue américain soit «très constructive», et s'est entretenu au préalable avec ses alliés européens.

Ces derniers l'ont assuré de leur «plein soutien», selon le chancelier allemand Friedrich Merz. Au Canada, M. Zelensky a obtenu une nouvelle aide économique de 2,5 milliards de dollars canadiens (1,5 milliard d'euros) de son homologue Mark Carney.

Donald Trump recevra Volodymyr Zelensky à 13h00 locales (19h00 suisses) à Mar-a-Lago. Cette résidence privée de Palm Beach, où le républicain de 79 ans passe les fêtes, est devenue une sorte d'annexe de la Maison Blanche. Il doit y recevoir lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
7:39
Large soutien à Zelensky avant sa rencontre avec Trump
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui a fait escale samedi dans la ville canadienne d'Halifax, a reçu le soutien appuyé des Européens et du Canada à la veille d'une rencontre cruciale avec Donald Trump. L'Ukraine a subi au même moment des frappes massives.

Les bombardements russes ont visé la capitale Kiev et sa région, faisant deux morts, une quarantaine de blessés et laissant plus d'un million de foyers sans électricité. Ils montrent que la Russie «ne veut pas mettre fin à la guerre», s'est emporté Volodymyr Zelensky.

Plus tard, au cours d'une visioconférence entre le chef de l'Etat ukrainien et les principaux dirigeants européens, le président français Emmanuel Macron a souligné que ces attaques illustraient «le contraste entre la disposition de l'Ukraine à bâtir une paix et durable et la détermination de la Russie à prolonger la guerre qu'elle a déclenchée il y a près de quatre ans».

Les pays européens, le Canada, l'UE et l'OTAN ont, à cette occasion, assuré M. Zelensky de «leur plein soutien» avant ses discussions prévues pour le lendemain avec le président américain, a déclaré le chancelier allemand Friedrich Merz.

Ce dernier a affirmé que les efforts des Européens et du Canada en vue d'«une paix durable et juste en Ukraine» se feraient «en étroite coordination avec les États-Unis».

«Nous saluons tous les efforts qui mènent à notre objectif commun : une paix juste et durable qui préserve la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine», a renchéri la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

Le premier ministre canadien Mark Carney a quant à lui insisté, en recevant Volodymyr Zelensky en Nouvelle-Ecosse, sur le fait que toute «paix juste et durable» en Ukraine ne pourrait être établie qu'avec «une Russie prête à coopérer».

«Nous devons mettre fin à cette guerre et, pour cela, nous avons besoin de deux choses: exercer une pression sur la Russie et apporter un soutien suffisamment fort à l'Ukraine», a plaidé le président ukrainien.
21:42
La paix doit préserver la souveraineté de l'Ukraine (von der Leyen)
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré samedi que la paix devait préserver la «souveraineté» et «l'intégrité territoriale» de l'Ukraine, après un entretien téléphonique avec les dirigeants européens et le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Cet entretien a eu lieu avant la rencontre entre Zelensky et le président américain Donald Trump prévue pour dimanche. «Nous saluons tous les efforts qui mènent à notre objectif commun: une paix juste et durable qui préserve la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine», a commenté von der Leyen sur le réseau X.

«En 2026, la Commission européenne continuera à maintenir la pression sur le Kremlin, à soutenir l'Ukraine et à travailler intensément pour accompagner l'Ukraine sur la voie de l'adhésion à l'UE», a-t-elle ajouté.
21:06
Zelensky a «le plein soutien» des Européens
Les dirigeants des principaux pays européens, du Canada, de l'UE et de l'Otan ont assuré samedi le président ukrainien Volodymyr Zelensky de «leur plein soutien» avant sa rencontre avec Donald Trump, a indiqué le chancelier allemand Friedrich Merz.

Au cours d'une visioconférence organisée lors de son escale au Canada, à la veille d'une rencontre cruciale en Floride avec la président américain, Zelensky a informé ses soutiens «de l'état d'avancement des négociations», a précisé le porte-parole du dirigeant allemand, Stefan Kornelius, dans un communiqué.
18:46
La Russie revendique la prise de deux villes
La Russie a revendiqué samedi la prise des villes de Myrnograd et de Gouliaïpolé, dans l'est de l'Ukraine, annonçant de nouvelles avancées sur le front à la veille d'une rencontre aux Etats-Unis entre les présidents ukrainien et américain.

Selon un communiqué du Kremlin, le président russe Vladimir Poutine a écouté un rapport de l'état-major faisant état de «la libération des villes de Dimitrov (le nom russe de Myrnograd, ndlr) et de Gouliaïpolé». La première est située dans la région de Donetsk et la deuxième dans la partie orientale de celle de Zaporijjia.
18:44
Plus d'un million de foyers privés d'électricité à Kiev
Plus d'un million de foyers ont été privés d'électricité dans la capitale ukrainienne, Kiev, et dans sa région après de nouvelles frappes russes massives, a indiqué samedi l'opérateur privé DTEK.

«La première frappe a privé d'électricité plus de 700'000 clients samedi matin, et 400'000 autres ont été déconnectés dans la région entourant la capitale», a indiqué DTEK sur Telegram, disant travailler à rétablir le courant.
13:50
L'agence anticorruption met en cause des députés en Ukraine
L'agence anticorruption ukrainienne (NABU) a accusé samedi plusieurs députés d'avoir accepté des pots-de-vin en échange de leur vote au Parlement et tenté de perquisitionner des bureaux gouvernementaux à Kiev.

Ce nouveau scandale a été révélé juste après le départ du président Volodymyr Zelensky pour les Etats-Unis.

Le NABU a indiqué sur Telegram avoir «mis au jour un groupe criminel organisé comprenant des membres actuels du Parlement» qui «recevaient systématiquement des avantages illégaux pour voter à la Rada».

Des enquêteurs ont tenté de perquisitionner des locaux de comités parlementaires à Kiev mais en ont été empêchés par les forces de sécurité, a précisé cette instance. «Entraver les actions d'enquête constitue une violation directe de la loi», a-t-elle averti. Le NABU n'a pas précisé si des arrestations dans cette affaire ont pu être réalisées.
13:50
Zelensky s'entretiendra avec ses alliés européens avant Trump
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'entretiendra avec des alliés européens lors d'une escale au Canada, a-t-il annoncé lors d'un dialogue avec des journalistes via une application de messagerie pendant son vol vers les Etats-Unis. Il doit rencontrer Donald Trump dimanche.

«Nous sommes actuellement en vol vers la Floride. En route, nous ferons une escale au Canada. J'aurai une réunion avec le Premier ministre du Canada (Mark) Carney. Ensemble, nous prévoyons de nous entretenir en ligne avec des dirigeants européens», a déclaré Volodymyr Zelensky.

Avec Donald Trump, il doit évoquer la question sensible des territoires, dans le cadre des négociations visant à mettre fin à la guerre entre la Russie et l'Ukraine.
10:37
La Russie «ne veut pas mettre fin à la guerre» affirme Zelensky
L'attaque de drones et de missiles russes qui a visé Kiev dans la nuit de vendredi à samedi montre que la Russie «ne veut pas mettre fin à la guerre», a déclaré Volodymyr Zelensky samedi.

Le président ukrainien s'exprimait avant son départ pour les Etats-Unis, où il doit s'entretenir avec Donald Trump pour discuter du plan visant à mettre fin au conflit russo-ukrainien.

Les Russes «ne veulent pas mettre fin à la guerre et cherchent à saisir toutes les occasions d'infliger à l'Ukraine des souffrances encore plus grandes et accroître leur pression sur d'autres à travers le monde», a déclaré Volodymyr Zelensky. Le président s'exprimait à la suite de l'attaque qui a frappé la capitale ukrainienne et ses environs, tuant au moins une personne.
8:25
De fortes explosions entendues à Kiev
Une journaliste de l'AFP a entendu une série de fortes explosions à Kiev dans la nuit de vendredi à samedi alors que l'armée avait averti la population de nombreux drones et missiles menaçant plusieurs régions ukrainiennes.

Les attaques de la nuit dans la capitale, qui ont provoqué un incendie dans un immeuble résidentiel, ont fait un mort et 19 blessés dont onze ont été hospitalisés, selon le maire Vitali Klitschko. «2600 immeubles d'habitation, 187 crèches, 138 écoles et 22 établissements sociaux» sont privés de chauffage, a-t-il ajouté.

L'attaque a également coûté la vie à une femme de 47 ans dans la région de Kiev, a indiqué le gouverneur de la région, Mykola Kalashnyk. «Ce matin, une partie de la rive gauche de la région restait privée d'électricité. Plus de 320'000 foyers sont privés de courant», a-t-il précisé.

L'armée de l'air ukrainienne a annoncé une alerte aérienne nationale aux premières heures de samedi et a déclaré sur les réseaux sociaux que des drones et des missiles survolaient plusieurs régions ukrainiennes, y compris la capitale.
8:23
Kim Jong-un loue «le sang» versé aux côtés des Russes
La Corée du nord et la Russie ont partagé «le sang, la vie et la mort» lors de la guerre en Ukraine, a souligné vendredi le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, en adressant ses voeux du Nouvel An 2026 au président russe Vladimir Poutine. Pyongyang a envoyé des milliers de soldats combattre contre l'Ukraine.

Dans son message, publié vendredi par l'agence de presse nord-coréenne d'Etat KCNA, Kim a déclaré que 2025 avait été une «année vraiment significative» dans l'alliance entre Pyongyang et Moscou, consolidée par le fait d'avoir «partagé le sang, la vie et la mort dans la même tranchée».

La Corée du Nord n'a confirmé qu'en avril qu'elle avait déployé des troupes pour soutenir la campagne militaire de la Russie contre l'Ukraine et que des soldats nord-coréens avaient été tués au combat.

Plus tôt en décembre, Pyongyang a reconnu avoir envoyé des troupes pour déminer dans la région russe de Koursk, près de la frontière ukrainienne, en août 2025. Au moins neuf soldats d'un régiment du génie ont été tués durant ce déploiement de 120 jours, a reconnu Kim Jong-un dans un discours prononcé le 13 décembre lors du retour de l'unité.
15:10
La rencontre Zelensky-Trump prévue pour dimanche en Floride
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky et son homologue américain Donald Trump doivent se rencontrer dimanche en Floride pour discuter des efforts en vue de mettre fin à l'invasion russe, a annoncé Kiev vendredi.

«Cette rencontre est prévue pour dimanche», a déclaré un conseiller de Zelensky.
12:49
Pas d'appel prévu «pour l'instant» entre Macron et Poutine
Il n'y a pas eu d'échange récent entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine et il n'y a pas «pour l'instant» d'entretien prévu, a fait savoir vendredi l'Elysée alors que Paris et Moscou, dont les relations sont au plus bas, ont récemment manifesté publiquement leur intérêt d'un contact direct au sommet. «Il n'y a pas eu d'échange" entre les présidents français et russe»«, il n'y a pas pour l'instant de projet d'appel» entre eux et «il n'y a pas de projet de voyage d'Emmanuel Macron à Moscou», a indiqué l'Elysée.



Même si aucun contact n'est prévu à ce stade, Macron «reste mobilisé», a assuré la présidence française. «Il est à l'initiative» sur «le soutien à l'Ukraine de manière très opérationnelle», a-t-elle souligné, se félicitant que le Conseil européen a entériné la semaine dernière un prêt de 90 milliards d'euros pour aider Kiev. Macron reste aussi «déterminé» à «consolider l'unité entre l'Ukraine, l'Europe et les Etats-Unis» concernant la nouvelle mouture du plan américain, négocié depuis des semaines entre Washington et Kiev.
12:28
La Russie retarde ses exportations d’armement
La Russie retarde, selon ses propres déclarations, l’exportation d’armes et de matériel militaire afin de privilégier l’approvisionnement de ses forces armées. C’est ce qu’a rapporté l’agence de presse Interfax, citant le premier vice-premier ministre Denis Manturow.
12:28
Une attaque russe touche le réseau électrique près d’Odessa
Selon les autorités ukrainiennes, l’armée russe a attaqué à l’aide de drones deux installations d’approvisionnement en électricité dans la région d’Odessa, sur la mer Noire. D’importants dégâts ont été causés, a indiqué sur Telegram l’énergéticien concerné, DTEK. «La remise en état des installations prendra du temps.» Aucun détail n’a été fourni sur la nature des infrastructures visées ni sur les localités touchées.
8:22
Zelensky affirme qu'il rencontrera Trump «dans un avenir proche»
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé vendredi qu'il rencontrerait prochainement le dirigeant américain Donald Trump, dans le cadre des efforts visant à mettre fin à la guerre avec la Russie. «Nous avons convenu d'une rencontre au plus haut niveau - avec le président Trump dans un avenir proche. Beaucoup de choses peuvent être décidées avant le Nouvel An», a déclaré Zelensky sur les réseaux sociaux.

5:51
Russie: 6 ans de prison pour le chef d'un parti de gauche radicale
La justice russe a condamné Sergueï Oudaltsov, chef d'un parti de gauche radicale, à six ans de prison pour «justification du terrorisme», ont rapporté jeudi les médias locaux. Il purgera sa peine dans une colonie pénitentiaire de haute sécurité. Placé en détention provisoire depuis janvier 2024, Oudaltsov fera appel et a annoncé entamer une grève de la faim, a rapporté l'agence de presse russe Interfax.

Depuis l'attaque à grande échelle contre l'Ukraine en février 2022, les autorités russes mènent une répression débridée qui vise principalement ceux s'opposant à cette offensive, mais qui concerne également d'autres voix soutenant l'attaque tout en restant des critiques du pouvoir. Sergueï Oudaltsov, 48 ans, s'est ainsi déclaré favorable à l'offensive russe en Ukraine de 2022, tout comme il avait soutenu l'annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée en 2014, mais il s'est opposé à d'autres politiques menées par le Kremlin.



Les accusations exactes le visant sont classifiées, mais il avait affirmé à la presse, au début de l'affaire, être poursuivi pour avoir publié un message soutenant un groupe de marxistes russes, eux-mêmes poursuivis pour «terrorisme». Le ministère public avait requis sept ans de prison, tandis que la défense souhaitait qu'il soit acquitté.

Le parti qu'il dirige, Front de gauche, défend une idéologie communiste et admire le dictateur soviétique Joseph Staline et la période soviétique. Mais contrairement au parti communiste russe (KPRF), dont la direction est inféodée au Kremlin, les partisans du Front de gauche se sont montrés, par le passé, très critiques à l'égard du président russe Vladimir Poutine.
22:31
Kiev frappe une raffinerie avec le missile Storm Shadow
L'Ukraine a utilisé des missiles britanniques Storm Shadow pour attaquer une importante raffinerie en Russie jeudi, a annoncé l'état-major des forces armées ukrainiennes.

La raffinerie de Novoshakhtinsk a été frappée par plusieurs missiles qui ont entraîné «plusieurs explosions», a dit l'état-major dans une communication sur X. Ce type d'arme a déjà été utilisé à plusieurs reprises sur le territoire russe.

«Des unités de la force aérienne des forces armées d'Ukraine ont frappé avec succès l'usine de produits pétroliers de Novoshakhtinsk dans la région de Rostov de la Fédération de Russie avec des missiles de croisière Storm Shadow tirées depuis les airs», selon ce communiqué.

L'état-major a expliqué que la raffinerie de Novoshakhtinsk est l'une des principales fournisseuses de produits pétroliers dans le sud de la Russie et «est directement impliquée dans l'approvisionnement des forces armées de la Fédération de Russie», notamment en carburant diesel et en kérosène pour l'aviation.

L'Ukraine, qui subit quotidiennement des attaques russes de missiles et drones à long rayon d'action, réplique en frappant des installations et infrastructures énergétiques.
18:32
Zelensky a parlé avec les émissaires américains Witkoff et Kushner
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé jeudi avoir discuté au téléphone avec les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, après avoir révélé la veille les détails du nouveau plan américain visant à mettre fin à la guerre avec la Russie.

«Nous avons discuté de certains détails importants du travail en cours. Il existe de bonnes idées qui peuvent contribuer à un résultat commun et à une paix durable», a indiqué Volodymyr Zelensky sur Facebook.

Il a affirmé avoir eu une «très bonne conversation» avec les émissaires américains et les a remerciés pour «leur approche constructive, leur travail intensif et leurs paroles aimables».

«J'espère que les ententes conclues aujourd'hui à l'occasion de Noël et les idées dont nous avons discuté s'avéreront utiles», a poursuivi Volodymyr Zelensky.

Le président ukrainien avait révélé mercredi la nouvelle mouture du plan américain visant à mettre fin à la guerre entre la Russie et l'Ukraine, négociée depuis des semaines entre Washington et Kiev.
13:31
Appel du pape à renouer le dialogue
Le pape Léon XIV a appelé jeudi l'Ukraine et la Russie à trouver «le courage de dialoguer de manière sincère, directe et respectueuse». Il s'est exprimé lors de sa bénédiction «Urbi et Orbi» du jour de Noël, au Vatican.



«Nous prions tout particulièrement pour le peuple ukrainien meurtri: que le bruit des armes cesse et que les parties impliquées, soutenues par l'engagement de la communauté internationale, trouvent le courage de dialoguer de manière sincère, directe et respectueuse», a-t-il déclaré.

Moscou et Kiev négocient séparément depuis plusieurs semaines le plan américain pour mettre fin à près de quatre ans de guerre, qui prévoit un gel du front sans régler la question d'une possible cession de territoires à Moscou.
8:22
Vol «planifié» de bombardiers russes au nord de la Scandinavie
Des bombardiers stratégiques russes ont effectué un vol «planifié» au-dessus des mers de Norvège et de Barents, dans l'Arctique. Conséquence: des «avions de chasse de pays étrangers» ont dû les escorter, a indiqué jeudi le ministère de la Défense, cité par les agences.

Ni la date de ces vols de Tu-95, capables de transporter des armes nucléaires, ni les pays qui ont déployé leur aviation pour les surveiller n'ont été précisés.

En Asie à la mi-décembre
Le ministère a affirmé que de tels vols avaient lieu régulièrement dans de nombreuses régions du monde et se déroulaient en respect du droit international.

A la mi-décembre, la Corée du Sud et le Japon avaient critiqué le vol d'avions militaires russes et chinois proches de leur territoire, qui les avaient conduits à se mobiliser en urgence.

Ces patrouilles impliquaient, selon Tokyo, deux Tu-95 qui avaient survolé la mer du Japon pour retrouver deux bombardiers chinois H-6 en mer de Chine orientale, avant de voler conjointement autour du Japon.
7:44
Poutine salue l'«amitié invincible» avec Pyongyang
Vladimir Poutine a fait l'éloge jeudi d'une «amitié invincible» entre Russie et Corée du Nord dans une lettre de voeux adressée à Kim Jong-un. Les deux pays se sont rapprochés sur fond de guerre en Ukraine.

Le président russe affirme que la participation de soldats nord-coréens à l'effort de guerre prouve la «fraternité militante» des deux Etats, dans cette lettre reçue la semaine dernière par Pyongyang.

«L'entrée héroïque des soldats de l'armée populaire coréenne dans les combats pour libérer la région de Koursk des occupants et les activités ultérieures des ingénieurs coréens sur le sol russe ont clairement prouvé cette amitié invincible», a écrit Poutine, selon l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA.

Les liens solides entre Pyongyang et Moscou «contribueront à l'établissement d'un ordre juste dans un monde multipolaire», a abondé le président russe.
19:53
Le plan américain prévoit un gel du front
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé avoir obtenu des Etats-Unis une révision de leur plan pour terminer la guerre avec la Russie. Il prévoit désormais un gel du front tout en laissant de côté les questions territoriales et deux exigences clés de Moscou.

La version initiale de ce texte avait été présentée par Washington il y a près d'un mois. Kiev estimait qu'elle faisait la part belle aux demandes du Kremlin.

Après d'âpres négociations entre Ukrainiens et Américains, le plan n'impose plus un retrait ukrainien de la région du Donbass ni un engagement juridique de l'Ukraine qu'elle n'intégrera pas l'Otan. Il s'agissait de deux demandes importantes de Moscou dont l'accord est loin d'être acquis.

Volodymyr Zelensky a présenté aux journalistes, dont ceux de l'AFP, cette nouvelle mouture en 20 points destinée à mettre fin au pire conflit sur le sol européen depuis la Deuxième Guerre mondiale.

Ce texte doit désormais être étudié par la Russie. Interrogé à ce sujet mercredi, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a indiqué que Moscou était en train de «formuler sa position» et refusé d'en commenter les détails.

Selon le président ukrainien, le texte ne prévoit plus aucun retrait immédiat des troupes ukrainiennes des quelque 20% du territoire encore sous leur contrôle dans la région orientale de Donetsk - métropole du Donbass -, objectif prioritaire de l'armée russe.

«Nous sommes dans une situation où les Russes veulent que nous nous retirions de la région de Donetsk, tandis que les Américains tentent de trouver une solution», a déclaré Volodymyr Zelensky.

Le nouveau document propose ainsi un gel du front aux lignes actuelles et que soient ouvertes des discussions sur la création de possibles zones démilitarisées, qualifiées de «zones économiques spéciales» par les négociateurs américains.
14:22
Un Colombien condamné à 19 ans de prison en Ukraine occupée
Un tribunal russe en Ukraine occupée a condamné mercredi à 19 ans de prison un ressortissant colombien accusé de «mercenariat» après avoir combattu au sein de l'armée ukrainienne contre Moscou. La Cour suprême de Donetsk, une ville de l'est de l'Ukraine sous contrôle russe, a reconnu coupable Oscar Mauricio Blanco Lopez d'avoir participé «en tant que mercenaire à un conflit armé», a indiqué le Parquet général russe dans un communiqué.

Selon cette source, cet homme de 42 ans avait signé un contrat avec l'armée ukrainienne en mai 2024 pour participer à «des combats contre les forces armées russes». Il a été fait prisonnier par les soldats russes dans la région de Donetsk en décembre 2024, selon le Parquet.
9:27
Zelensky détaille la dernière version du plan de paix américain
Volodymyr Zelensky a affirmé qu'il s'attendait à une réponse mercredi de la Russie sur la dernière mouture du plan américain visant à mettre fin à la guerre en Ukraine, négociée depuis des semaines entre Kiev et Washington. «Nous aurons une réaction des Russes après que les Américains leur auront parlé», a-t-il déclaré aux journalistes, dont ceux de l'AFP, dans des commentaires diffusés mercredi.

Le président ukrainien a affirmé que la dernière version du plan américain prévoit de geler le front sur les lignes actuelles et d'ouvrir des discussions sur la création de zones démilitarisées. «La ligne de déploiement des troupes à la date de cet accord est la ligne de contact reconnue de facto», a déclaré Zelensky, selon des propos diffusés mercredi. «Un groupe de travail se réunira pour déterminer le redéploiement de forces nécessaires pour mettre fin au conflit, ainsi que pour définir les paramètres des futures possibles zones économiques spéciales», a-t-il ajouté.



Washington propose en outre que la centrale nucléaire de Zaporijjia, occupée par la Russie dans le sud de l'Ukraine, soit exploitée conjointement par Moscou, Kiev et Washington, Zelensky se dit opposé à cette éventualité. «La centrale nucléaire de Zaporijjia serait exploitée conjointement par trois pays : l'Ukraine, les Etats-Unis et la Russie (...) Pour l'Ukraine, cela semble très inapproprié et pas tout à fait réaliste».

Le président ukrainien a assuré que la nouvelle version du plan n'exige pas que l'Ukraine renonce formellement à intégrer l'Otan, ce qui était une exigence majeure de Moscou.« C'est à l'Otan de décider si elle souhaite ou non accueillir l'Ukraine parmi ses membres. Et notre choix est fait. Nous avons renoncé à modifier la Constitution ukrainienne pour y inscrire que le pays ne rejoindra pas l'Otan», a déclaré Zelensky, faisant référence à une précédente version rédigée par les Etats-Unis qui exigeait de Kiev un engagement juridique à ne pas rejoindre l'Alliance.

La nouvelle mouture du document, qui a été envoyé à Moscou pour commentaires, stipule finalement que «l'Ukraine doit organiser des élections dès que possible après la signature de l'accord.»
9:19
La Suisse extrade un espion russe présumé vers l’Allemagne
Plus de sept mois après son arrestation dans le canton de Thurgovie, un agent russe présumé a été extradé mardi vers l’Allemagne. Le suspect a été présenté à Karlsruhe devant le juge d’instruction de la Cour fédérale allemande de justice.

L’homme a été placé en détention provisoire pour activité présumée d’agent au profit de la Russie, a indiqué le Ministère public allemand, cité par l'agence DPA. Selon ce dernier, l’accusé et deux complices auraient proposé à plusieurs personnes supposément mandatées par la Russie de commettre des attentats incendiaires et à l’explosif contre le transport de marchandises en Allemagne.
Les Ukrainiens devaient, «en se répartissant les tâches, envoyer depuis l’Allemagne à des destinataires en Ukraine des colis contenant des dispositifs explosifs ou incendiaires qui s’enflammeraient pendant le transport». L’un d’eux aurait déposé fin mars à Cologne deux colis tests contenant notamment des traceurs GPS. D’après l’enquête, l’ordre aurait été donné par l’homme désormais présenté à Karlsruhe. Celui-ci avait été arrêté à la mi-mai dans le canton de Thurgovie à la demande du parquet fédéral allemand.

Les deux complices, arrêtés également en mai, à Cologne et à Constance, ont déjà comparu devant la justice allemande. Tous deux ont été placés en détention provisoire.
5:55
Deux policiers tués par un engin explosif à Moscou
Deux agents de la police routière ont été tués dans la nuit de mardi à mercredi à Moscou dans une explosion survenue lorsqu'ils ont tenté d'arrêter une personne suspecte, a indiqué le Comité d'enquête russe dans un communiqué. «Un engin explosif a été mis en marche» au moment où les policiers se sont approchés de cette personne qui se trouvait près de leur véhicule de service, selon la même source.



«Deux policiers ont succombé à leurs blessures», indique le communiqué en précisant que la personne se trouvant à côté d'eux a également péri dans l'explosion. Une enquête pour «attentat à la vie» des membres des forces de l'ordre et «trafic d'explosifs» a été ouverte, a-t-il ajouté.

L'incident s'est produit dans la rue Eletskaïa, dans le sud de Moscou, à proximité de l'endroit où a été tué un général russe cette semaine. La zone a été bouclée par un important dispositif policier, selon les images diffusées par les télévisions russes.
5:51
Des ministres syriens discutent coopération militaire avec Moscou
Les ministres syriens des affaires étrangères et de la défense ont été reçus mardi à Moscou pour le président russe Vladimir Poutine avec lequel ils ont parlé coopération militaire, a indiqué l'agence publique syrienne. La Russie possède deux bases militaires en Syrie.

Le chef de la diplomatie syrienne Asaad al-Shaibani et le ministre de la défense Murhaf Abu Qasra ont évoqué avec Vladimir Poutine «des questions politiques, militaires et économiques d'intérêt commun, avec un accent particulier sur la coopération stratégique dans le domaine des industries militaires», a indiqué l'agence Sana. Il s'agit de «renforcer les capacités de défense de l'armée syrienne» et notamment d'en «moderniser les équipements militaires», afin de «soutenir la sécurité et la stabilité en Syrie et dans la région», selon la même source.

Les discussions ont également porté sur des projets économiques, notamment de reconstruction du pays ravagé par la guerre civile, selon Sana.
17:21
L'armée ukrainienne annonce avoir abandonné la ville de Siversk
L'armée ukrainienne a annoncé mardi s'être retirée de la ville de Siversk, dans l'est de l'Ukraine, face aux assauts des troupes russes. Elles avaient revendiqué la capture de cette localité le 11 décembre. «Afin de préserver la vie de nos soldats et la capacité de combat de nos unités, les défenseurs ukrainiens se sont retirés de la localité», a indiqué sur Telegram l'état-major de l'armée ukrainienne. Selon cette source, les soldats russes «ont réussi à avancer grâce à leur supériorité numérique et à la pression constante exercée par de petits groupes d'assaut dans des conditions météorologiques difficiles».

Les troupes de Moscou «disposent d'un avantage significatif en termes d'effectifs et d'équipement et, malgré des pertes importantes, poursuivent leurs opérations offensives», a ajouté l'état-major ukrainien. La Russie avait revendiqué il y a moins de deux semaines la prise de Siversk, des derniers verrous empêchant les forces russes de s'approcher des grandes cités régionales encore sous contrôle ukrainien de Kramatorsk et de Sloviansk.

Comptant environ 11 000 habitants avant la guerre, Siversk est aujourd'hui en grande partie détruite. Les forces russes s'en étaient approchées par trois côtés à partir de septembre 2025, avant de percer les défenses ukrainiennes locales entre novembre et décembre, selon des analystes militaires.

La Russie, qui occupe environ 19% du territoire ukrainien, a accéléré ses avancées en Ukraine ces derniers mois, revendiquant notamment la capture du noeud logistique clé de Pokrovsk. Elle a réalisé en novembre sa plus grande progression sur le front en Ukraine en un an, selon l'analyse par l'AFP des données fournies par l'Institut américain pour l'étude de la guerre (ISW), qui travaille avec le Critical Threats Project (CTP, une émanation de l'American Enterprise Institute), deux centres de réflexion américains spécialisés dans l'étude des conflits. Parallèlement, l'Ukraine et la Russie négocient séparément avec les Etats-Unis sur le plan américain visant à mettre fin à la guerre.
14:31
Une frappe russe à Tchernobyl pourrait provoquer un «mini-séisme»
Une frappe russe pourrait provoquer l’effondrement de l’abri antiradiations interne de la centrale nucléaire de Tchernobyl, aujourd’hui à l’arrêt, en Ukraine, a déclaré le directeur de la centrale Sergyi Tarakanov à l’AFP. «Si un missile ou un drone le touche directement, ou même tombe quelque part à proximité, par exemple un Iskander, Dieu nous en garde, cela provoquera un mini-séisme dans la zone», a-t-il expliqué à l’AFP, lors d’un entretien réalisé la semaine dernière. Il a ajouté que la réparation complète de la la partie extérieure endommagée de la centrale prendrait trois à quatre ans.

13:04
Lituanie: trois Russes condamnés pour avoir profané une statue
Un tribunal lituanien a condamné mardi à de la prison ferme trois hommes de nationalité russe. Ils ont profané, dans «l'intérêt de la Russie», la statue d'un héros de la résistance à l'occupation soviétique. Les trois hommes, âgés de 20 à 43 ans et dont deux possèdent également la nationalité estonienne, avaient recouvert de peinture rouge la statue d'Adolfas Ramanauskas-Vanagas à Merkine, dans le sud de la Lituanie, en janvier 2024. Jusqu'à son exécution en 1957, ce partisan a incarné la résistance à l'occupation du pays balte par l'URSS après la Seconde Guerre mondiale. Il a reçu en 2018 des funérailles nationales.

Le tribunal de Kaunas a condamné les prévenus à des peines allant de 2,5 à quatre ans de prison pour avoir «aidé un autre État ou son organisation à agir contre la République de Lituanie, d'avoir endommagé la propriété d'autrui et d'avoir commis un acte de vandalisme dans un lieu public». Malgré leurs dénégations, ils ont été reconnus coupables d'avoir agi «dans l'intention (...) de participer à des attaques hybrides» contre la Lituanie, au profit de la Russie et moyennant rétribution, précise un communiqué de la juridiction.

L'un d'eux a reconnu les faits tout en affirmant ignorer l'identité du commanditaire et de l'homme dont il devait vandaliser la statue, expliquant avoir été seulement motivé par l'argent, selon la presse locale.
13:03
Accusé de propagande pro-russe, cet ex-espion suisse va contester les sanctions
Jacques Baud va interpeller l'Union européenne (UE) pour contester les sanctions prises à son encontre dans le cadre de la guerre en Ukraine. L'ancien agent du Service de renseignements de la Confédération (SRC) est accusé de servir la propagande pro-russe. Ses avocats vont s'adresser directement au Conseil de l'UE. Contacté mardi par Keystone-ATS, Jacques Baud précise qu'il souhaite aussi déposer un recours auprès de la Cour de justice de l'UE.

Vivant à Bruxelles, l'ex du SRC indique avoir reçu lundi un appel de l'ambassadrice suisse à la Haye.« Elle m'a juste transmis des liens qui renvoient vers la page de l'UE qui traite de ces sanctions et des procédures de recours en général, que je connaissais déjà, mais ne m'a donné aucune information sur ce que la Suisse faisait ou comptait faire».



Lundi dans la NZZ, le Département fédéral des affaires étrangères avait indiqué «se renseigner auprès des autorités compétentes sur les voies de recours dont dispose M. Baud pour contester cette décision». L'UE a sanctionné Jacques Baud le 15 décembre.
12:20
Le chef de l’Otan met en garde : la sécurité de l’Europe dépend de l’Ukraine
Le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, appelle à poursuivre le soutien à l’Ukraine — tout en mettant en garde contre les risques sécuritaires pour les Etats membres européens de l’Alliance. Afin d’empêcher le chef du Kremlin, Vladimir Poutine, de tenter une attaque contre un allié de l’Otan, il faut veiller à ce que l’Ukraine reste forte, a-t-il déclaré dans un entretien accordé à la Deutsche Presse-Agentur. Il a également rappelé la nécessité d’augmenter les dépenses de défense, comme décidé lors du sommet de l’Otan à La Haye.



«Si nous faisons ces deux choses, nous serons suffisamment forts pour nous défendre, et Poutine n’essaiera jamais», a affirmé Mark Rutte, évoquant l’éventualité d’une attaque russe.
Selon l’ancien chef du gouvernement néerlandais, le réarmement doit toutefois intervenir rapidement. D’après différentes évaluations des services de renseignement, la situation pourrait devenir dangereuse dès 2027, 2029 ou 2031, a-t-il indiqué.
12:18
La Pologne et ses alliés font décoller des avions de combat après des attaques contre l’ouest de l’Ukraine
La Pologne a mis en alerte son armée de l’air ainsi que celles de ses alliés en raison de frappes aériennes russes visant l’ouest de l’Ukraine, à proximité de la frontière. Des avions polonais et alliés ont décollé tôt mardi afin de garantir la sécurité de l’espace aérien polonais, a indiqué le commandement opérationnel des forces armées du pays membre de l'Otan sur la plateforme X. Des avions de combat ont également été engagés, tandis que les systèmes de défense aérienne et de surveillance radar au sol ont été placés en état d’alerte renforcée.
10:27
Deux morts après les frappes russes
Au moins deux personnes ont été tuées et plusieurs blessées mardi en Ukraine dans des frappes de drones et missiles russes ayant touché ses infrastructures énergétiques, provoquant de nouvelles coupures de courant. Selon le président Volodymyr Zelensky, 13 régions du pays ont été frappées par une vague de plus de 650 drones et 30 missiles, dont la capitale, Kiev, où l'alerte antiaérienne a sonné pendant plus de quatre heures.

Deux personnes ont été tuées, une dans la région de Kiev et l'autre dans celle de Khmelnytsky (ouest), selon le décompte des autorités locales, précisant que plus de dix personnes, dont des enfants, ont été blessées à travers le pays. Zelensky a estimé que ces nouvelles frappes« envoient un signal extrêmement clair sur les priorités de la Russie», au moment où des efforts diplomatiques sont mis en oeuvre par Washington pour mettre fin au conflit.

7:41
Ukraine: coupures de courant d'ampleur suite à des frappes russes
Les autorités ukrainiennes ont annoncé mardi des coupures de courant dans plusieurs régions du pays à la suite de frappes russes sur ses infrastructures. L'armée russe bombarde l'Ukraine quasiment toutes les nuits avec des missiles et des drones. «La Russie attaque une fois de plus nos infrastructures énergétiques. En conséquence, des coupures de courant d'urgence ont été déclenchées dans plusieurs régions d'Ukraine», a indiqué le ministère de l'énergie sur le réseau social Telegram.

L'opérateur électrique Ukrenergo a fait état d'une «attaque massive de missiles et de drones» et dit que les travaux de réparation démarreraient dès que la situation sécuritaire le permettrait. Il n'a pas été fait état de victime à ce stade.

5:52
La Finlande relève l'âge limite des réservistes face à la menace russe
La Finlande a annoncé lundi qu'elle relèvera l'âge limite des réservistes de son armée de 60 à 65 ans l'année prochaine, afin de renforcer la préparation militaire du pays face à la menace posée par la Russie voisine. Le ministre de la Défense, Antti Hakkanen, a déclaré que la réforme, qui entrera en vigueur le 1er janvier après avoir été promulguée par le président, entraînera une augmentation du nombre de conscrits de 125 000 sur cinq ans.

«Le nombre de réservistes finlandais sera d'environ un million en 2031», a précisé Hakkanen dans un communiqué. «Cette mesure, ainsi que les autres mesures que nous prenons pour renforcer notre défense, montrent que la Finlande prend en charge sa sécurité, aujourd'hui et à l'avenir», a ajouté le ministre.



Le service militaire est obligatoire pour tous les hommes en Finlande lorsqu'ils atteignent 18 ans. Il se fait sur la base du volontariat pour les femmes de ce pays nordique de 5,6 millions d'habitants. Les conscrits peuvent effectuer un service militaire de six, neuf ou 12 mois selon leur formation. La nouvelle limite d'âge s'appliquera aux personnes assujetties au service militaire dès l'entrée en vigueur de la loi.
15:54
La Russie fait état de «lents progrès»
La Russie a fait état lundi de «lents progrès» dans les négociations avec les Etats-Unis sur le plan visant à mettre fin à la guerre en Ukraine. Moscou dénonce toutefois les «tentatives malveillantes» de certains pays de faire échouer les pourparlers. «On observe de lents progrès. Ils s'accompagnent de tentatives extrêmement néfastes et malveillantes d'un groupe influent d'États visant à torpiller ces efforts et à faire dérailler le processus diplomatique», a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, cité par les agences de presse russes.



Il a loué l'intention du président Donald Trump de trouver «des solutions qui s'attaqueront aux causes profondes du conflit et qui seront durables», tout en critiquant l'attitude des Etats européens envers le plan de Washington, présenté il y a près d'un mois et qui fait depuis l'objet de négociations.

Une entente russo-américaine sur l'Ukraine, «c'est ce que redoutent tant nos adversaires à Bruxelles et dans plusieurs capitales européennes, qui, dans leurs pires cauchemars, ne peuvent qu'imaginer les résultats auxquels nous travaillons», a dit Segueï Riabkov. «Nous continuerons à avancer dans cette direction sans relâcher nos efforts», a-t-il ajouté.

De nouveaux pourparlers sur le plan des Etats-Unis se sont déroulés ce week-end en Floride, avec des rencontres séparées de responsables américains avec les émissaires russes et ukrainiens. Si ce dernier cycle de négociations n'a produit aucune percée significative, les Etats-Unis et l'Ukraine ont salué des échanges «productifs et constructifs».
11:47
La région d'Odessa de nouveau visée par des frappes russes
La région portuaire d'Odessa, dans le sud de l'Ukraine, a de nouveau été visée lundi par des frappes russes qui ont endommagé des infrastructures énergétiques et maritimes, après des attaques ukrainiennes sur des pétroliers liés à la Russie en mer Noire et Méditerranée. Ces dernières semaines, l'armée russe a frappé des ports, ponts et installations électriques dans cette région méridionale bordant la mer Noire. Le président russe Vladimir Poutine avait menacé d'intensifier les attaques sur les ports ukrainiens, en réponse aux opérations de Kiev.

Les frappes de lundi ont visé des «infrastructures énergétiques et industrielles» ainsi qu'un «entrepôt contenant des engrais et du matériel agricole» et fait un blessé, selon le gouverneur de la région d'Odessa, Oleg Kiper. Elle ont aussi privé d'électricité plus de 120'000 foyers, selon les autorités. L'opérateur électrique privé DTEK a indiqué travailler «en mode intensif» pour reconnecter le réseau.

«L'ennemi ne cesse de frapper la région d'Odessa. La Russie tente de détruire la logistique maritime en lançant des attaques systématiques contre les infrastructures portuaires et énergétiques», a affirmé sur Telegram le ministre de la Reconstruction, Oleksiï Kouleba.
8:22
Un général de l'état-major russe tué dans une explosion à Moscou
Un général de l'état-major russe a été tué lundi matin dans l'explosion d'une voiture dans le sud de Moscou, a annoncé le Comité d'enquête russe, en affirmant étudier une piste ukrainienne.

Une enquête pour «meurtre» du général-lieutenant Fanil Sarvarov, chef du département de la formation opérationnelle au sein de l'état-major, a été ouverte, a précisé le comité dans un communiqué. L'une des pistes étudiées est celle «liée» aux «services spéciaux ukrainiens», selon la même source.

22:51
Des négociations productives selon les Etats-Unis et l'Ukraine
Les délégations américaine et ukrainienne ont salué dimanche la tenue d'échanges «productifs et constructifs» lors de négociations organisées à Miami en présence d'alliés européens en vue de mettre fin à la guerre en Ukraine.

«Au cours des trois derniers jours en Floride, la délégation ukrainienne a tenu une série de réunions productives et constructives avec ses partenaires américains et européens» ont écrit Steve Witkoff, l'envoyé spécial de Donald Trump, et Roustem Oumerov, négociateur en chef de Kiev, sur le réseau social X.

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, avait auparavant déclaré que les travaux se poursuivaient «sur les documents relatifs à la fin de la guerre, aux garanties de sécurité et à la reconstruction». «Chaque point est examiné en détail et la partie américaine se montre constructive», avait-il assuré.

Des négociateurs ukrainiens, européens et américains se trouvaient à Miami pour une série de discussions menées depuis vendredi par Steve Witkoff et Jared Kushner, le gendre du président américain.

Les Américains s'entretiennent également sur place avec l'émissaire russe Kirill Dmitriev pour tenter de trouver une issue au conflit en Ukraine, déclenché il y a près de quatre ans par l'invasion russe. Ce dernier a également salué dimanche le caractère constructif des échanges.

La présidence russe a affirmé par la voix de son conseiller diplomatique, Iouri Ouchakov, qu'une rencontre trilatérale Russie/Etats-Unis/Ukraine n'était «pas en cours de préparation», alors que les Ukrainiens avaient fait état d'une proposition de Washington en ce sens.
20:07
Nouvelles réunions américano-ukrainienne et américano-russe
Kiev a annoncé dimanche que les négociateurs ukrainiens allaient de nouveau s'entretenir à Miami avec leurs homologues américains qui reçoivent de leur côté séparément l'émissaire russe, pour évoquer un possible règlement du conflit en Ukraine.

La présidence russe a pour sa part affirmé le même jour, par la voix de son conseiller diplomatique, Iouri Ouchakov, qu'une rencontre trilatérale Russie/Etats-Unis/Ukraine n'était «pas en cours de préparation», alors que les Ukrainiens avaient fait état d'une proposition de Washington d'en organiser une.

«Troisième jour de travail. Aujourd'hui, avec le chef d'état-major des forces armées Andriï Gnatov, nous allons avoir une autre réunion avec la partie américaine», a déclaré le négociateur en chef de Kiev, Roustem Oumerov, qui est arrivé à Miami vendredi, le jour où les pourparlers ont commencé.

Dimanche toujours, les Américains, emmenés par Steve Witkoff, l'envoyé spécial de Donald Trump, et Jared Kushner, le gendre du président américain, parlent également dans cette ville du sud-est des Etats-Unis avec le représentant russe Kirill Dmitriev. Et ce pour la deuxième fois ce week-end.

«Les discussions se déroulent de manière constructive», a jugé cet émissaire de Moscou. Samedi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait quant à lui appelé Washington à accentuer la pression sur la Russie.

«Les Etats-Unis doivent dire clairement: s'il n'y a pas de voie diplomatique, alors il y aura une pression totale», avait-il lancé devant la presse, jugeant que seuls les Américains étaient capables de persuader Moscou d'arrêter le conflit en Ukraine, déclenché il y a près de quatre ans.
17:22
Une nouvelle rencontre ukraino-américaine annoncée
Le négociateur en chef de Kiev, Roustem Oumerov, a annoncé dimanche que les envoyés ukrainiens allaient de nouveau rencontrer la partie américaine à Miami, où ils se trouvent depuis vendredi pour des discussions sur une possible résolution du conflit en Ukraine.

«Troisième jour de travail. Aujourd'hui, avec le chef d'état-major des forces armées Andriï Gnatov, nous allons avoir une autre réunion avec la partie américaine», a déclaré Roustem Oumerov sur Telegram, alors que les envoyés américains rencontrent également l'émissaire russe Kirill Dmitriev pour la deuxième fois dimanche.
11:28
«les discussions se déroulent de manière constructive» selon la Russie
L'émissaire russe Kirill Dmitriev arrivé samedi à Miami (Etats-Unis), a affirmé que «les discussions se déroulent de manière constructive» avec Witkoff et Kushner, et vont continuer dimanche, selon les agences de presse russe.

Iouri Ouchakov a également affirmé aux journalistes russes dimanche qu'il n'avait «pas vu» la proposition américaine de résolution du conflit après la rencontre entre Washington et les envoyés ukrainiens et européens.

Kirill Dmitriev «rentrera à Moscou, fera son rapport, et nous discuterons que faire ensuite», a affirmé l'aide du Kremlin.

Une table ronde réunissant toutes les parties serait une première depuis six mois, mais le président ukrainien s'était lui montré sceptique sur ses possibles débouchés. «Je ne suis pas sûr que quoi que ce soit de nouveau n'en émerge», a-t-il déclaré samedi aux journalistes, alors que de précédentes rencontres en Turquie cet été n'avaient abouti qu'à des échanges de prisonniers.
9:50
Une rencontre Etats-Unis-Ukraine-Russie «pas en cours de préparation»
Le Kremlin a affirmé dimanche qu'une rencontre entre les émissaires américains, ukrainiens et russes n'était «pas en préparation». Cela alors que des discussions séparées ont lieu depuis vendredi aux États-Unis sur une possible sortie du conflit en Ukraine.

«Pour l'instant, personne n'a parlé sérieusement de cette initiative, et elle n'est pas en cours de préparation, à ma connaissance», a déclaré à la presse le conseiller diplomatique de la présidence russe, Iouri Ouchakov, cité par des agences de presse russes.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé samedi que Washington avait proposé d'organiser une rencontre trilatérale, citant Roustem Oumerov, l'un des négociateurs clé de Kiev qui s'est rendu vendredi à Miami (Etats-Unis).

Des pourparlers menés par Steve Witkoff, l'envoyé spécial de Donald Trump, et Jared Kushner, le gendre du président américain, ont lieu ce week-end en Floride avec les envoyés ukrainiens et européens d'une part, et l'émissaire russe Kirill Dmitriev, arrivé samedi, d'autre part.
7:48
Poutine «prêt au dialogue avec Macron», selon son porte-parole
Le président russe Vladimir Poutine est «prêt au dialogue» avec son homologue français Emmanuel Macron, a déclaré dans la nuit de samedi à dimanche le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, à l'agence russe RIA Novosti.

«Il (M. Macron) a dit qu'il était prêt à parler avec Poutine. Il est probablement très important de rappeler ce que le président a dit lors de Ligne directe (ndlr: sa grande conférence de presse annuelle vendredi). Il a également exprimé le fait qu'il était prêt à engager le dialogue avec Macron», a expliqué M. Peskov.

Le porte-parole de la présidence russe faisait référence à une déclaration d'Emmanuel Macron vendredi matin à Bruxelles, à l'issue d'un sommet où l'Union européenne a trouvé un accord pour débloquer un prêt de 90 milliards d'euros pour soutenir l'Ukraine.

«Je pense qu'il va redevenir utile de parler à Vladimir Poutine», avait dit le président français devant la presse.
21:24
Ukraine: Zelensky appelle Trump à accentuer la pression sur Moscou
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé samedi les États-Unis à accentuer la pression sur la Russie, au moment où des négociateurs se retrouvent à Miami pour de nouvelles discussions en vue de mettre fin à la guerre en Ukraine.

«Les Etats-Unis doivent dire clairement: s'il n'y a pas de voie diplomatique, alors il y aura une pression totale», a lancé le président ukrainien devant la presse à Kiev, citant la possibilité par exemple de fournir plus d'armes à l'Ukraine et d'étendre les sanctions contre la Russie.

Vladimir «Poutine ne sent pas encore le genre de pression qui devrait être mise en oeuvre», a-t-il poursuivi, jugeant que seuls les Américains étaient capables de persuader la Russie d'arrêter le conflit en Ukraine, qui dure depuis près de quatre ans.

«Je pense que les Etats-Unis et le président Trump ont cette force. Et je pense que nous ne devrions pas chercher d'alternatives aux Etats-Unis», a martelé Volodymyr Zelensky.

Au même moment, des négociateurs ukrainiens, européens et américains se trouvent à Miami, en Floride, pour participer à des pourparlers menés par Steve Witkoff, l'envoyé spécial de Donald Trump, et Jared Kushner, le gendre du président américain. L'émissaire russe Kirill Dmitriev est également arrivé à Miami samedi.
20:03
Pourparlers sur l'Ukraine: l'émissaire russe est arrivé à Miami
L'émissaire russe pour les questions économiques, Kirill Dmitriev, est arrivé samedi à Miami, aux Etats-Unis, où de nouvelles discussions ont commencé pour tenter de mettre fin au conflit en Ukraine, a confirmé une source russe à l'AFP.

Un peu plus tôt, Kirill Dmitriev avait affirmé dans des messages sur X qu'il était «en route».
18:55
Seuls les Etats-Unis peuvent persuader la Russie selon Zelensky
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé samedi que seuls les Etats-Unis étaient capables de persuader la Russie de mettre fin à la guerre en Ukraine. Une déclaration faite au moment où des envoyés de Kiev et de Moscou se sont rendus à Miami pour de nouvelles discussions.

«Je pense que les Etats-Unis et le président Trump ont cette force. Et je pense que nous ne devrions pas chercher d'alternatives aux Etats-Unis. Toute autre choix soulève des doutes» quant à la possibilité d'obtenir la paix, a déclaré M. Zelensky en réponse aux questions de journalistes.
18:53
Proposition américaine de négociations directes Ukraine-Russie
Les Etats-Unis ont proposé d'organiser les premières négociations en face-à-face entre l'Ukraine et la Russie depuis six mois, à Miami. De nouvelles discussions en vue de mettre la fin de la guerre doivent se dérouler, a assuré samedi Volodymyr Zelensky.

L'émissaire russe Kirill Dmitriev a dans le même temps annoncé qu'il se dirigeait vers cette ville de Floride où des équipes ukrainienne et européenne se trouvent déjà pour participer aux pourparlers menés par Steve Witkoff, l'envoyé spécial de Donald Trump, et Jared Kushner, le gendre du président américain.

Washington a «proposé un format, autant que je sache, Ukraine, Etats-Unis, Russie», a affirmé devant la presse à Kiev Volodymyr Zelensky, évoquant en outre une possible présence de représentants européens.

Il «serait logique d'avoir une telle réunion en commun» avec ces derniers, «une fois que nous aurons pris connaissance des résultats potentiels des réunions qui ont déjà eu lieu», a en effet estimé le chef de l'Etat ukrainien.

Il a par ailleurs averti que ce n'était pas à Vladimir Poutine de décider de l'organisation des élections en Ukraine. Le président russe avait suggéré la veille que la Russie pourrait cesser ses frappes en profondeur le jour où un scrutin aurait lieu.

«En route pour Miami», a de son côté écrit Kirill Dmitriev dans un message sur X qu'il a accompagné d'un emoji de colombe de la paix et d'une courte vidéo montrant le soleil matinal perçant les nuages au-dessus d'une plage bordée de palmiers.

«Alors que les bellicistes continuent de travailler d'arrache-pied pour saper le plan de paix américain pour l'Ukraine, je me suis souvenu de cette vidéo de ma précédente visite : la lumière perçant les nuages d'orage», a commenté l'envoyé russe.
15:07
Un nouveau drone retrouvé écrasé dans le nord-ouest de la Turquie
Un drone de provenance et d'origine inconnues, le deuxième en moins de 24 heures, a été découvert écrasé dans un champ du nord-ouest de la Turquie, ont rapporté samedi les médias turcs. Les autorités turques n'ont pas réagi ni commenté l'information pour le moment.

Selon plusieurs chaînes de télévision privées et le quotidien Cumhuriyet, qui publient des images présentées comme celles du drone accidenté, sans marque d'identification visible, l'engin a été découvert dans un champ vide à proximité de la ville de Balikesir, à trois heures au sud-ouest d'Istanbul.

Les chaînes Halk TV et Habertürk rapportent que le drone a été transporté à Ankara pour y être analysé. Il semble que l'accident remonte à plusieurs jours, selon plusieurs médias qui citent des paysans.

Il s'agit du second incident de ce type en moins de 24 heures et du troisième depuis lundi. Les deux précédents impliquaient des drones dont l'un au moins a été présenté comme «de fabrication russe» par les autorités. Vendredi, un drone a été retrouvé écrasé dans une zone rurale près d'Izmit, à l'est d'Istanbul, à 30 km des côtes de la mer Noire.
14:30
Les stocks d'huile d'une entreprise genevoise bombardés
Des stocks d'huile de tournesol d'Allseeds Switzerland, sise à Genève, ont été bombardés par la Russie près d'Odessa, a indiqué samedi son directeur à Keystone-ATS. Il a fait état d'un mort et deux blessés dans l'attaque. Des milliers de tonnes d'huile sont perdues.

«Nos installations dans le port de Pivdenniy, situé à 50 km à l'est d'Odessa, ont été bombardées la semaine dernière, hier soir et ce matin. Trois citernes sont actuellement encore en feu», a déclaré Kees Vrins. Selon lui, il est trop tôt pour donner un inventaire précis des dégâts.

«Pour le moment, on essaie d'éteindre le feu», a dit Kees Vrins. «Il y a beaucoup de dommages aussi dans les stocks voisins», a ajouté le responsable, sans pouvoir donner de détails. «Nous ne sommes pas assurés» pour de tels évènements, «les assureurs fuient face à ce type de risque», a-t-il précisé.

«Il s'agit de notre huitième bombardement depuis le début de la guerre», a déclaré Kees Vrins, dont l'entreprise est active en Ukraine dans le commerce de céréales, ainsi que d'huile de tournesol et de colza, depuis 28 ans.
10:13
Un émissaire russe en route pour Miami
L'émissaire russe pour les questions économiques, Kirill Dmitriev, a annoncé samedi qu'il se rendait à Miami (Etats-Unis), où une série de discussions ont débuté pour tenter de mettre fin à la guerre en Ukraine, qui va entrer en février dans sa cinquième année.

«En route pour Miami», a écrit M. Dmitriev dans un message sur le réseau social X, en ajoutant un emoji de pigeon et en joignant une courte vidéo montrant le soleil du matin perçant les nuages au-dessus d'une plage bordée de palmiers.
7:18
Washington dit ne pas vouloir imposer la paix
Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a assuré vendredi qu'aucun accord ne sera imposé à l'Ukraine au moment où une série de discussions ont débuté à Miami pour tenter de mettre fin à la guerre, en présence d'alliés européens.

«En fin de compte, c'est à eux de conclure un accord. Nous ne pouvons pas forcer l'Ukraine à conclure un accord. Nous ne pouvons pas forcer la Russie à conclure un accord. Il faut qu'ils (le) veuillent», a affirmé Marco Rubio lors d'une conférence de presse de fin d'année à Washington.

«Ce que nous essayons de déterminer ici, c'est ce qui est acceptable pour l'Ukraine et ce qui est acceptable pour la Russie, et (...) voir si nous pouvons les rapprocher et les amener à conclure une sorte d'accord», a-t-il dit en soulignant que des «progrès» ont été accomplis mais qu'il restait du travail à faire.

Les pourparlers diplomatiques destinés à mettre fin au conflit, qui entrerait en février dans sa cinquième année, se sont accélérés ces dernières semaines à la suite de la publication d'un plan de l'administration Trump, sans aboutir à un cessez-le-feu.

La Russie continue de viser les infrastructures ukrainiennes et vendredi soir, une frappe de missile balistique russe a fait sept morts et quinze blessés dans la région d'Odessa, sur la mer Noire, a annoncé le gouverneur local Oleg Kiper.
22:43
Sept morts dans une frappe russe dans la région d'Odessa
Une frappe de missile balistique russe a fait sept morts et quinze blessés dans la région d'Odessa, sur la mer Noire, en Ukraine, a annoncé vendredi le gouverneur local. Elle a ajouté que l'attaque visait les infrastructures portuaires. «L'ennemi a frappé les infrastructures portuaires de la région d'Odessa: sept morts, quinze blessés», a déclaré le gouverneur régional d'Odessa, Oleg Kiper, sur les réseaux sociaux.
21:13
Nouvelles «consultations» sur l'Ukraine aux Etats-Unis
Les alliés européens de l'Ukraine participent vendredi à une nouvelle réunion aux Etats-Unis alors que Donald Trump fait pression dans les négociations sur un plan visant à mettre fin au conflit avec la Russie. L'émissaire américain Steve Witkoff et le gendre du président, Jared Kushner, organisent des discussions à Miami qui incluront le négociateur ukrainien Roustem Oumerov et des représentants de la France, du Royaume-Uni et de l'Allemagne.


Steve Witkoff.

Les pourparlers diplomatiques destinés à mettre fin au conflit, qui entrerait en février dans sa cinquième année, se sont accélérés ces dernières semaines à la suite de la publication d'un plan de l'administration Trump, sans aboutir à un cessez-le-feu. Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a déclaré vendredi que Washington n'allait rien imposer. L'inclusion directe des Européens constitue une nouveauté par rapport aux précédentes réunions qui ont eu lieu ces dernières semaines entre Ukrainiens et Américains à Genève, Miami et Berlin.

«Nous ne pouvons pas forcer l'Ukraine à conclure un accord. Nous ne pouvons pas forcer la Russie à conclure un accord. Il faut qu'ils le veuillent», a-t-il dit. Selon un responsable de la Maison Blanche, la partie américaine doit rencontrer séparément durant le week-end en Floride la délégation russe alors que les efforts diplomatiques s'accentuent. «Nous entamerons une nouvelle série de consultations avec la partie américaine. À l'invitation de cette dernière, nos partenaires européens participent également à ce format», a dit sur X Roustem Oumerov, qui a ajouté que l'équipe ukrainienne était animée par «un esprit constructif».
21:10
Un drone russe s'écrase en Turquie
Un drone a été retrouvé écrasé vendredi dans le nord-ouest de la Turquie, ont indiqué les autorités turques. Elles estiment qu'il s'agit d'un drone militaire de fabrication russe. «Un drone considéré comme un Orlan-10 de fabrication russe, utilisé à des fins de reconnaissance et de surveillance, a été retrouvé», écrit le ministère turc dans un communiqué, en annonçant l'ouverture d'une enquête.

Selon les autorités turques, le drone a été identifié dans une zone rurale près d'Izmit, à l'est d'Istanbul, à trente km des côtes de la mer Noire faisant face à l'Ukraine et la Crimée annexée par la Russie depuis 2014. Sur des images partagées par les médias turcs, l'engin apparaît en un seul morceau, les ailes légèrement endommagées.

Un drone «hors de contrôle» en provenance de la mer Noire avait déjà été abattu lundi dans l'espace aérien turc, selon les autorités qui n'ont toujours pas indiqué l'origine précise de l'engin, ni le lieu exact de son interception. Le ministère turc de la Défense a toutefois affirmé jeudi avoir appelé l'Ukraine et la Russie à «faire preuve de plus de prudence» à la suite de cet incident.
15:18
La Russie pourrait interrompre ses frappes le jour de la présidentielle en Ukraine
Le président russe Vladimir Poutine a indiqué vendredi que la Russie pourrait interrompre ses frappes en profondeur en Ukraine le jour de la présidentielle si Kiev décidait d'organiser ce scrutin.

«Nous sommes prêts à réfléchir à la manière d'assurer la sécurité lors des élections en Ukraine, au moins en cessant, en nous abstenant de mener des frappes en profondeur sur le territoire le jour du scrutin», a déclaré Poutine lors de sa conférence de presse annuelle.

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15:17
L'extrême droite allemande, convaincue d'une victoire russe, dénonce l'aide de l'UE à l'Ukraine
Le parti prorusse Alternative pour l'Allemagne (AfD), première force d'opposition du pays, a dénoncé vendredi la décision européenne de prêter 90 milliards d'euros à l'Ukraine, jugeant que la Russie allait gagner sa guerre.

L'UE a décidé dans la nuit de financer l'effort de guerre de l'Ukraine pendant au moins deux ans via un emprunt en commun de 90 milliards d'euros, sans recours aux avoirs russes qui resteront, eux, gelés en Europe jusqu'au versement par Moscou de réparations à Kiev.
Prenant pour cible le chancelier allemand Friedrich Merz qui depuis des mois cherche une solution pérenne pour financer l'Ukraine, les deux codirigeants de l'AfD l'ont accusé de faire payer aux contribuables la poursuite de la guerre, déclenchée par l'invasion russe de 2022.
15:16
Devant Zelensky, le président polonais reproche leur ingratitude aux Ukrainiens
Devant Volodymyr Zelensky qu'il recevait vendredi à Varsovie, le président nationaliste polonais Karol Nawrocki a reproché aux Ukrainiens de ne pas être reconnaissants pour l'aide apportée depuis le début de l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie.

La Pologne a accueilli plus d'un million de réfugiés depuis février 2022 et compte parmi les premiers fournisseurs d'armes de Kiev. C'est aussi le principal pays par lequel passe le soutien militaire et humanitaire occidental à son voisin.



«Les Polonais ont le sentiment (...) que notre effort, notre aide multiforme apportée à l'Ukraine depuis le début de l'invasion à grande échelle n'ont pas été dûment appréciés ni compris», a déclaré Nawrocki au cours d'une conférence de presse avec son homologue ukrainien.
15:12
Drone russe en Turquie?
Un drone a été retrouvé écrasé vendredi dans le nord-ouest de la Turquie, ont rapporté les médias locaux, quatre jours après que l'armée turque a abattu un drone entré dans son espace aérien depuis la mer Noire.

Interrogé par l'AFP, le ministère turc de la Défense n'a pas répondu dans l'immédiat.

Selon plusieurs médias, dont l'agence de presse privée DHA, le drone a été retrouvé en rase campagne près d'Izmit, à l'ouest d'Istanbul, à 30 km des côtes de la mer Noire faisant face à l'Ukraine et la Crimée annexée par la Russie depuis 2014.



Plusieurs experts ont affirmé sur X, images à l'appui, que l'engin est un drone militaire russe de type «Orlan 10».
12:52
Russie: la Banque centrale abaisse son taux directeur à 16%
La Banque centrale de Russie (BCR) a abaissé vendredi son taux directeur de 16,5% à 16% dans un contexte de ralentissement de la croissance, l'économie russe subissant les conséquences de l'offensive en Ukraine et des sanctions occidentales.

«Le 19 décembre 2025, le conseil d'administration de la Banque de Russie a décidé de réduire le taux directeur de 50 points de base, à 16%», a indiqué la BCR dans un communiqué, ajoutant qu'elle «maintiendra des conditions monétaires aussi strictes que nécessaires pour ramener l'inflation à l'objectif» de 4% par an, contre 6,6% enregistré en novembre.

L'explosion des dépenses militaires avec le lancement de l'offensive à grande échelle contre l'Ukraine en février 2022 avait d'abord permis de tirer la croissance, mais cela a aussi fortement stimulé l'inflation, pénalisant la croissance en rendant le coût de l'emprunt prohibitif.
12:29
L'Ukraine affirme avoir frappé un pétrolier de la «flotte fantôme» russe en Méditerranée avec des drones
L'Ukraine a frappé pour la première fois un pétrolier de la «flotte fantôme» russe «dans les eaux neutres» de la Méditerranée, a annoncé vendredi à l'AFP une source au sein des services de sécurité (SBU) ukrainien.

«Le SBU a frappé avec des drones aériens un pétrolier de la dénommée "flotte fantôme" russe, le QENDIL», a précisé cette source. «La Russie utilisait ce pétrolier pour contourner les sanctions» et financer «sa guerre contre l'Ukraine», a-t-elle affirmé.
12:24
Poutine ne se considère «pas responsable» pour les morts en Ukraine
Le président russe Vladimir Poutine a déclaré vendredi qu'il ne se considérait «pas responsable» pour les morts causées par le conflit en Ukraine déclenché par son pays il y a bientôt quatre ans.

«Nous ne nous considérons pas responsables pour la mort des gens, parce que nous n'avons pas commencé cette guerre», a-t-il déclaré lors de sa grande conférence de presse annuelle retransmise à la télévision, imputant la responsabilité du conflit aux autorités ukrainiennes.
12:16
Poutine : «la balle dans le camp» de l'Ukraine et des Occidentaux
Le président russe Vladimir Poutine a affirmé vendredi que «la balle est dans le camp» de l'Ukraine et des Occidentaux dans les négociations visant à mettre fin à la guerre. Il a estimé que Moscou avait accepté des «compromis» dans ce processus.
«La balle est entièrement dans le camp de nos adversaires occidentaux, les dirigeants du régime de Kiev et leurs sponsors européens en premier lieu», a déclaré Poutine lors de sa conférence de presse annuelle retransmise à la télévision. Il s'est dit prêt «à négocier et à mettre fin au conflit par des moyens pacifiques».

«Nous ne nous considérons pas responsables pour la mort des gens, parce que nous n'avons pas commencé cette guerre», a-t-il ajouté, imputant la responsabilité du conflit aux autorités ukrainiennes.
12:07
Avoirs russes pour financer l'Ukraine: mise en garde de Poutine
Le président russe Vladimir Poutine a prévenu vendredi que l'utilisation des avoirs russes pour financer l'Ukraine pourrait «avoir des conséquences lourdes», après un sommet des 27 jeudi sur le sujet qui n'a pas abouti à un accord.

«C'est un braquage. Mais pourquoi ce n'est pas possible de commettre ce braquage? Parce que les conséquences peuvent être très lourdes», a déclaré M. Poutine lors de sa grande conférence annuelle retransmise à la télévision russe.
11:41
Poutine assure que les troupes russes «avancent sur tout le front»
Vladimir Poutine s'est félicité vendredi des récents gains territoriaux de son armée en Ukraine. Il a assuré que les forces russes «avancent sur tout le front», alors que d'intenses efforts diplomatiques menés par Washington sont déployés pour mettre fin à la guerre.

«Nos troupes avancent sur toute la ligne de contact (...), l'ennemi recule dans toutes les directions», a déclaré le président russe au début de sa grande conférence de presse annuelle retransmise à la télévision.

La guerre en Ukraine dans l'œil d'Alexander Chekmenev:

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La guerre en Ukraine dans l'œil d'Alexander Chekmenev
Faces of war pour le New York Times.
source: alexander chekmenev
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L'appartement des Zelensky en Crimée, vendu par la Russie
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L'appartement des Zelensky en Crimée, vendu par la Russie
source: www.imago-images.de / imago images
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L'Ukraine attaque une ville russe située à 1300 km de ses frontières
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Un équipage de l'ISS évacué à cause d'un problème médical
Quatre membres de la Station spatiale internationale (ISS) vont être évacués mercredi en raison d'un problème de santé touchant l'un d'eux, une première dans l'histoire du laboratoire orbital.
Les astronautes américains Mike Fincke et Zena Cardman ainsi que leurs homologues russe Oleg Platonov et japonais Kimiya Yui vont entreprendre leur voyage de retour vers la Terre un mois avant la fin prévue de leur mission.
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