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Réveil musculaire

Des regrets, de l'orgueil et une surprise

Vous avez bien dormi? Remettez votre esprit en alerte avec des infos à parcourir et des questions à soulever.



C'est quoi le Réveil musculaire?

Les principales actualités de la nuit livrées tous les matins à 7 heures tapantes, avec juste ce qu'il faut d'entrain, de mouvements d'humeur et d'exercices de style.

Le Bayern se prend les pieds dans le tapis parisien

Les hôpitaux munichois n'ont pas recensé dans la nuit de mercredi à jeudi une explosion du nombre d'étouffements à cause de bretzels avalés de travers. Et pourtant, ça aurait pu, tant les fans du Bayern ont dû s'exaspérer comme jamais devant leur télévision. Leur équipe de cœur a perdu à domicile (2-3) contre le Paris Saint-Germain en ayant outrageusement dominé ce quart de finale aller de Ligue des champions. Vous voulez une preuve? Les Allemands ont tiré 31 fois au goal (!) – 12 tirs cadrés – contre 6 shoots côté français. Mais les Bavarois, privés de leur goleador Robert Lewandowski, se sont montrés trop maladroits devant la cage de Keylor Navas. Le gardien parisien ne leur a, il est vrai, pas facilité la tâche: auteur de 10 arrêts, il a à nouveau été monstrueux sur sa ligne. Brisant au passage la série de 33 matchs d'invincibilité du champion d'Europe en titre dans la compétition.

Neymar face au Bayern.

Très critiqué à cause de sa mauvaise prestation et son comportement samedi contre Lille en Ligue 1, Neymar a répondu présent dans la neige munichoise mercredi soir. keystone

Au contraire des attaquants du Rekordmeister, leurs homologues français ont été chirurgicaux devant le but. Mention spéciale à Kylian Mbappé, auteur d'un doublé. Le champion du monde 2018 a d'abord cueilli à froid les Bavarois en contre dès la 3e minute, extrêmement bien servi par Neymar. Il a ensuite assommé le Bayern – revenu de 0-2 à 2-2 – à la 68e en marquant le goal victorieux.

Le but de la victoire parisienne

A l'image d'un Neymar impliqué et appliqué (auteur de deux passes décisives et deuxième Parisien en termes de distance parcourue en première mi-temps), les joueurs du PSG ont réalisé une prestation très sérieuse et solidaire. Ils pourront s'appuyer sur ces valeurs pour contrer les assauts munichois lors du match retour mardi.

Des regrets pour Porto

Dans l'autre match de la soirée, Chelsea a imité le réalisme parisien. Les hommes de Thomas Tuchel – ex-entraîneur du... PSG – ont battu Porto 2-0 à Séville. Mais les Portugais se sont créé bien plus d'occasions que les Anglais. Ils se sont vu refuser deux penaltys, ce qui a mis leur entraîneur Sérgio Conceição dans une colère noire après la partie:

«Nous ne faisons pas partie du Big-5 et aujourd'hui ça s'est senti dans l’arbitrage»

Sérgio Conceição, entraîneur du FC Porto

Au grand malheur du coach portugais, Chelsea, lui, fait partie de l'un des cinq meilleurs championnats européens. La réaction d'orgueil des Londoniens – fessés le week-end passé en Premier League chez eux 5-2 par le modeste West Bromwich – l'a prouvé. Le match retour aura lieu dans cinq jours à nouveau en Andalousie. Avec une différence importante toutefois: c'est l'équipe britannique qui recevra.

⚽🇨🇭Vevey y a cru

On pouvait difficilement imaginer un huitième de finale de Coupe de Suisse de football autant déséquilibré. Premièrement, parce qu'il est rare de voir une équipe de première ligue (4ème division) – le FC Vevey United en l'occurence – atteindre ce stade de la compétition et se mesurer à une formation de Super League (Servette). Ensuite, parce que les amateurs vaudois n'ont eu que trois semaines – grâce à une dérogation spéciale de leur canton – pour préparer l'échéance de leur vie. Ils sont à l'arrêt forcé depuis le mois d'octobre et la suspension de leur championnat à cause du Covid-19.

L'attaquant du Vevey Dilovan Oeksuz, gauche, lutte pour le ballon avec le milieu genevois Timothe Cognat, droite, lors de la rencontre de football de la Coupe Suisse des huitiemes de finale entre le club de 1ere Ligue le FC Vevey United et le club de Super League le Servette FC, ce mercredi 7 avril 2021 au Stade de Copet a Vevey. (KEYSTONE/Martial Trezzini)

Le milieu de Vevey Kevin Tsimba (à gauche) et ses coéquipiers ont livré une belle résistance à Servette. KEYSTONE

Tout le contraire des Genevois, qui enchaînent les matchs dans l'élite. Au vu d'un tel scénario, on prédisait le pire aux Veveysans. Mais les pensionnaires de Coppet ont tout simplement botté les fesses de ces craintes. Et celles du Servette FC en première période, mené 1-0 à la mi-temps. Supérieurs dans le jeu, les professionnels de Super League ont quand même passé l'épaule après le thé. Mais Vevey a égalisé à deux partout à la 81e. Il aura fallu deux penaltys d'Imeri en toute fin de match – le premier accordé très généreusement – pour que les Genevois se sortent du piège (victoire finale 4-2). Avec cette prestation, les joueurs du FC Vevey United ont fait honneur au football amateur, à leur maillot et à l'histoire de leur club, pensionnaire de LNA entre 1981 et 1987.

Monthey a aussi été à la hauteur

C'est également le cas des footballeurs du FC Monthey, actuels leaders de leur groupe de deuxième ligue interrégionale. Exactement dans la même situation «pandémique» que les Veveysans, ils recevaient mercredi soir le FC Lugano dans l'autre huitième de finale de Coupe suisse du jour. Les Bas-Valaisans se sont logiquement inclinés 3-0 contre les Tessinois de Super League (triplé de Christopher Lungoyi). Les hommes de Maurizio Jacobacci, qui avait largement fait tourner son effectif, ont plié l'affaire avant la mi-temps (2-0). Mais l'écart du nombre de buts est faible si l'on considère que quatre divisions séparaient ces deux formations. Et qui sait ce que cette partie serait devenue si Monthey – par l'intermédiaire de son attaquant Thibault Constantin – avait concrétisé sa grosse occasion à la demi-heure de jeu et ouvert le score...

La classe ticinese

La surprise 🏒

Si les favoris, bien que malmenés, n'ont pas failli en Coupe de Suisse de football, ça n'a pas été le cas en National League de hockey sur glace mercredi soir. Dans le premier match des pré play-offs, tant Bienne (7e de la saison régulière) que Davos (8e) ont perdu contre plus faibles qu'eux sur le papier.

La grosse surprise est venue de la cité horlogère. Les Seelandais devront remettre les pendules à l'heure après leur défaite à domicile contre Rapperswil (10e) 2-1 après prolongation. C'est une grosse désillusion pour eux, qui étaient tout proches de se qualifier directement pour les play-offs la semaine dernière. Les Biennois n'auront plus le droit à l'erreur s'ils veulent accéder aux séries pour le titre. Dans ces pré play-offs qui se jouent au meilleur des trois matchs, la qualif' passera automatiquement par une victoire vendredi en terres saint-galloises.

De son côté, Berne (9e) est allé s'imposer 4-3 à Davos, également après prolongation. Les Ours auront donc un «puck de match» chez eux vendredi. En cas d'accession aux play-offs, ils déjoueraient les pronostics, tant leur début de saison a été difficile. Mais c'est connu: des plantigrades blessés sont d'autant plus dangereux. Preuve en est le titre national que les joueurs de la capitale étaient allés chercher en 2016 après avoir terminé seulement huitièmes de la saison régulière.

Klaus Zaugg nous dit tout sur la dernière ligne droite du championnat

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Réveil musculaire

Ils dévoilent (ou pas) leur talent et d'autres choses

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Les très jeunes ne les ont pas connues, les autres oui. Ces soirées de Ligue des champions du début des années 2000 à Highbury, l'ancien stade mythique d'Arsenal. A cette époque, les Gunners s'appelaient Thierry Henry, Freddie Ljungberg, Robert Pirès, Dennis Bergkamp ou Sol Campbell. Sous la houlette d'Arsène Wenger, ils terrifiaient les défenses d'Angleterre et de toute l'Europe, avec un jeu enthousiasmant porté sur l'attaque. Et leur public aimait ça, comme le dirait si bien Claude François.

Mais …

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