Giorgio Contini, assistant de Murat Yakin, a quitté cette semaine son poste en équipe nationale. Il s'est engagé avec Young Boys et retrouve donc un travail d'entraîneur principal. Une véritable perte pour la Nati, tant le technicien zurichois a joué en l'espace de quelques mois un rôle important dans le staff helvétique, améliorant notamment la cohésion de groupe.
Or Murat Yakin n'a guère apprécié le bruit qu'il y a eu autour de son assistant, comme si son poste était plus important que le sien. Il n'a pas aimé non plus que certains justifie la bonne campagne estivale de l'équipe de Suisse par le travail réalisé par Contini, nommé en février 2024 après des qualifications décevantes. Yakin pourrait par conséquent percevoir le départ de son plus proche collaborateur comme un cadeau de Noël avant l'heure. Le fait est que la présence de Contini lui a fait du bien.
Murat Yakin et l'Association suisse de football (ASF) doivent désormais se trouver un nouvel assistant, mais ils peuvent prendre leur temps, étant donné que la Nati ne débutera pas les qualifications du Mondial 2026 avant septembre 2025.
Du point de vue de Yakin, il serait préférable de sélectionner un collaborateur qui ne le lâchera pas à la seconde où on lui proposera un poste d'entraîneur principal en club. Le technicien nommé devra impérativement l'accompagner au moins jusqu'à la Coupe du monde 2026, si la Suisse est bien sûr qualifiée.
Ce constat de départ joue en défaveur de Patrick Rahmen, pour qui la priorité absolue après le licenciement subi à Berne est d'entraîner à nouveau en club. Or en tant qu'ancien sélectionneur national des M21, Rahmen connaît bien l'environnement fédéral et les jeunes qui ont grandi et jouent désormais en équipe A. Il entretient qui plus est d'excellentes relations avec Yakin. Si la place aux côtés du Bâlois est encore libre en fin de saison et que le technicien, passé dernièrement par Berne et Winterthour, n'a pas encore signé dans un nouveau club, nul doute qu'il songera à épauler Yakin.
Quelles sont les autres possibilités? Boris Smiljanic ferait certainement l'affaire. L'homme a formé aux côtés de Murat Yakin la défense centrale du FC Bâle et lui a succédé en 2017 à la tête de Schaffhouse. Smiljanic a certes une personnalité d'entraîneur-chef, mais il a déjà travaillé comme assistant, sous Patrick Rahmen au FC Bâle, et est considéré comme extrêmement loyal.
Dans la catégorie «Fou, mais réalisable», on trouve aussi le nom d'Uli Forte. Le Zurichois s'entend également très bien avec Yakin. Il est qui plus est sur la sellette du côté de Xamax, qui n'y arrive plus en Challenge League après un début de saison pourtant réussi.
Il y a bientôt un an, avant l'embauche de Contini, Murat Yakin s'était efforcé de mettre la main sur Davide Callà. Mais pour diverses raisons, aucun compromis n'avait été trouvé avec l'entraîneur adjoint du FC Bâle. Il figure à nouveau sur la liste des candidats.