Une question brûlante se pose à Fribourg-Gottéron
Une défaite lors du premier match des quarts de finale ne signifie encore pas grand-chose. C’est davantage une contrariété qu’un drame, et rarement décisif. Par le passé, des champions comme Davos (2011), les ZSC Lions (2014) ou encore Berne (2019) avaient eux aussi entamé les play-offs par une défaite à domicile après avoir dominé la phase qualificative. Alors, après le faux départ de Gottéron contre les Lakers (2-5), faut-il vraiment s’inquiéter?
Nous allons désormais obtenir une réponse à l’une des questions les plus intrigantes de la saison. Une question taboue à la BCF Arena, jamais formulée jusqu’ici: les «Copains» de Gottéron ont-ils un problème avec leur entraîneur?
Un Larry Huras suédois
L'interrogation est certes provocatrice. Mais pas totalement infondée. Pour Gottéron, l’enjeu dépasse largement une simple qualification pour les demi-finales. Il s’agit de conquérir enfin un premier titre et d’achever une transformation encore incomplète: celle de sa culture de la performance.
L'acte I en détails:
Le nouvel entraîneur, Roger Rönnberg, est un communicateur charismatique et inspirant. Une sorte de version suédoise de Larry Huras. Mais en coulisses, son travail est autrement plus exigeant: il s’attèle, avec une rigueur implacable, à métamorphoser les «Copains» en une équipe capable de décrocher le titre grâce à cette nouvelle exigence de performance. Une mission inscrite dans la durée, avec un contrat qui court jusqu’en 2028.
Certaines cultures de club sont si fortes qu’elles finissent par absorber tout entraîneur qui tente de les transformer. Celle des «Copains» de Gottéron en faisait partie jusqu’à l’arrivée de Roger Rönnberg, puisque le club n'a encore jamais été sacré champion.
Malaise dans le vestiaire?
Mais il existe des entraîneurs d’exception capables de changer une culture. Dan Tangnes l’a prouvé à Zoug. Roger Rönnberg est-il de cette trempe?
La défaite inaugurale contre les Lakers tombe presque à point nommé. Elle va permettre de trancher: les sceptiques, qui murmurent un malaise dans le vestiaire, ont-ils raison? Ceux qui voient dans cet entraîneur autoritaire l’architecte du premier titre finiront-ils par l’emporter? Au fond, la réponse est simple. Elle s’affichera à la page 301 du Teletext, celle des résultats du hockey sur glace, dans quelques semaines.
