Le président de la Fédération de ski fustige les JO d'hiver
A moins de 50 jours du début des JO 2026, «tout n'est pas prêt», a affirmé le responsable suédois aux journalistes présents à Val d'Isère, en marge de l'étape de Coupe du monde femmes dans la station savoyarde.
Principal sujet d'inquiétude, la station de Livigno, qui doit accueillir les épreuves de snowboard et de ski acrobatique. Mardi, le comité d'organisation des JO 2026 a reconnu auprès de l'AFP avoir rencontré «un problème technique» pour la production de neige artificielle sur le site qui suscitait déjà des inquiétudes.
«On les appelle trois fois par jour, matin, midi et soir», a souligné Johan Eliasch. «Il y a ce problème de production de neige. Il y a eu des retards.»
«Malheureusement, le gouvernement italien n'a pas débloqué de fonds, donc (les organisateurs) ont du mal à joindre les deux bouts, ce qui est bien dommage», a-t-il affirmé. «C'est inexplicable. Mais j'espère que ça ira. On a un plan B, un plan C, un plan D... Mais c'est malheureux de se retrouver dans une situation dans laquelle on n'aurait jamais dû se retrouver.»
Pour pouvoir enneiger le Livigno Snow Park et créer les modules, sauts et autres half-pipes nécessaires aux épreuves de snowboard et de ski freestyle, les organisateurs doivent produire de la neige artificielle en grande quantité.
Leurs canons à neige sont alimentés en eau par une retenue collinaire, le bassin de Monte Sponda, d'une capacité de 203 000m3, dont les travaux d'un montant de 21,7 millions d'euros se sont terminés fin novembre.
La production de neige artificielle devait initialement débuter la semaine dernière.
(afp/roc)
