Cette star des JO a un lien spécial avec la Patrouille des Glaciers
Quand on lui demande pourquoi elle a attendu si longtemps avant de participer à la Patrouille des Glaciers, l'épreuve dont rêvent tous les passionnés de sa discipline, Marianne Fatton (30 ans) s'empresse d'apporter une nuance. Elle rappelle qu'elle a déjà fait la petite Patrouille, en 2018, établissant même un record de vitesse (avec Florence Buchs et Déborah Chiarello, elle avait relié Arolla à Verbier en 3h32'07). Elle ajoute ensuite qu'elle aurait beaucoup aimé s'aligner sur la grande épreuve, mais en a été longtemps empêchée. «La course a été annulée en 2020 en raison du Covid, j'étais blessée en 2022 et il n'y a pas eu de compétition non plus en 2024.»
Nous voici donc en 2026 et c'est le moment pour Marianne Fatton de corriger cette «anomalie» dans sa trajectoire.
La Neuchâteloise, actuellement en Azerbaïdjan pour y disputer les championnats d'Europe de ski-alpinisme, a de surcroît une histoire intime avec la «PdG».
Les chiffres ont en effet de quoi donner quelques sueurs froides, surtout en haute montagne: la course légendaire s'étire sur 57,5km, présente un dénivelé positif de 4386m et n'a jamais été terminée en moins de 5h35'27 (le record établi en 2018).
«C'est une des épreuves qui m'a donnée envie de faire ce sport», assure Marianne Fatton, dont la voix se fait plus enjouée lorsqu'elle s'attarde sur ses souvenirs d'enfance attachés à la course.
Ce jour arrivera cette année, au mois d'avril prochain (l'événement se tiendra entre le mardi 14 et le samedi 18), et les rôles seront cette fois inversés puisque la maman de Marianne Fatton sera présente sur le parcours pour encourager sa fille, et peut-être la porter vers la victoire.
La Neuchâteloise, qui sera accompagnée de Déborah Chiarello et Maëlle Minnig, s'est beaucoup entraînée pour l'épreuve sprint des JO cet hiver. Elle envisage désormais de louper une épreuve de Coupe du monde pour «faire du long» et se présenter au départ de la «PdG» dans les meilleures dispositions.
«On ne se fixe toutefois pas d'objectif précis car on ne veut pas se mettre de pression inutile, ajoute Marianne Fatton. L'idée, c'est surtout de vivre une super expérience et si le résultat suit, tant mieux!» Un état d'esprit qui a déjà fait ses preuves: c'est en abordant la compétition sans pression et en restant détendus que certains athlètes ont réalisé leurs plus belles performances.
