DE | FR
Image: Keystone
Commentaire

Neymar est un sale gosse mais il a des excuses selon ce docu Netflix

Ce mardi est sorti sur Netflix Le Chaos Parfait. Découpé en trois épisodes d'une heure chacun, le documentaire retrace le parcours de Neymar. Et la minisérie n'occulte rien, ni les engueulades avec son père, ni les (nombreuses) critiques sportives, ni les déboires du Brésilien avec la justice.
29.01.2022, 11:5229.01.2022, 15:47
Suivez-moi

Prodige, joueur le plus cher de l'histoire, star d'Instagram, simulateur, sale gosse, éternel blessé, fêtard accusé de viol. Dans la vie comme en soirée, Neymar multiplie les casquettes. Car à 28 ans le Brésilien reste un mystère. Et son palmarès est loin de refléter son talent. Aucun titre majeur avec le Brésil, une seule Ligue des Champions avec Barcelone et des désillusions à la chaîne avec le PSG.

«Je n'ai pas choisi d'être une superstar, je préfère être anonyme que célèbre»
Neymar

C'est cette drôle d'énigme que Netflix tente de percer avec sa minisérie Le Chaos Parfait, coproduite par le basketteur LeBron James. Neymar a ouvert les portes de son intimité durant plus d'une année, entre août 2019 et décembre 2020. Et même si, comme moi, le joueur ne compte pas parmi vos footballeurs favoris, force est de reconnaître que le boulot est bien fait. Les trois épisodes se regardent à la suite avec intérêt.

Ses larmes et son fils

On découvre un jeune homme pour qui tout a sans doute été trop vite. Un presque trentenaire à l'image de son époque, qui aime blaguer, danser, se montrer sur les réseaux sociaux, qui a une confiance en lui énorme, mais qui confesse aussi des faiblesses. En 2013, face à ses difficultés à s'adapter au jeu du Barça, il fond en larmes dans les vestiaires.

«Messi est venu et m'a demandé pourquoi je pleurais et je lui ai dit que je n'avais pas été capable de jouer, de faire ce que je savais faire»
Neymar

Et même s'il faut garder en tête que le Brésilien a coproduit Le Chaos Parfait et qu'il a donc eu son mot à dire sur le montage final, il faut admettre que la star a joué le jeu de l'introspection et a accepté de se livrer sur de nombreux sujets, à commencer par son fils Davi Lucca, qu'il a eu à 19 ans. A l'époque, Neymar, né en 1992 dans la même ville que Pelé, starifié pour ses plus beaux gestes sur Youtube et ses publicités, était le golden boy du FC Santos. L'annonce de sa paternité avait fait les gros titres des médias nationaux:

«Un enfant qui élève un autre enfant»
Une présentatrice TV brésilienne

L'épisode met également en exergue le contrôle exercé par Neymar Senior, sur son fils et sa carrière. «Il a mis une fille enceinte, ça a été notre première crise familiale, mais c'était aussi une crise professionnelle, car son image était en jeu. Je lui ai dit, tu as touché cette fille, ok, voilà, c'est facile de s'occuper d'un enfant, vraiment facile. Avoir une famille est moins difficile quand on a de l'argent», confie le père de la star.

Engueulades avec son père

Le documentaire décrypte également l'évolution de la relation entre les deux hommes. S'ils assurent être restés proches, Neymar Junior paraît avoir pris ses distances avec l'emprise d'un papa qui a veillé sur son fils 24h sur 24h depuis le début de sa carrière et qui est obnubilé par l'empire financier qu'il a bâti autour de son image.

Image: DR

La série montre d'ailleurs quelques jolies scènes d'engueulades familiales. Notamment en 2019 lorsque le joueur est accusé de viol, des allégations qui finiront par être abandonnées par la Justice, faute de preuves.

Le père lance:

«Je te demande d'être humble. Si je suis chiant, c'est pour te protéger. Ma préoccupation, c'est que tu n'écoutes plus personne. C'est comme ça que les pièges se referment»

Le fils réplique:

«Mais tu réagis toujours de façon agressive, avec mes amis, les gardes du corps, tes employés... Tu me cries dessus! Tu n'aimes pas la contradiction, et moi, j'accepte ce que tu dis car je n'aime pas le conflit»

Ne cherchant pas à épargner la star, la série confronte également Neymar aux nombreuses critiques de ses détracteurs, journalistes sportifs ou supporters du Paris Saint-Germain sur son hygiène de vie et sur sa tendance supposée à la simulation. «C'est un joueur qui simule trop, qui se prend trop pour une star. Il a trop pris la grosse tête», affirme ainsi un supporter du PSG.

Lors de la Coupe du monde 2018, ce mème avait fait le tour de la planète

GIF animéJouer au GIF
Image: DR

Le joueur reste pourtant droit dans ses crampons. Il assure qu'on lui reproche d'être un fêtard alors que, selon lui, cela n'a pas d'impact sur ses performances: «Ils sont énervés, car je suis focus sur le terrain et je sais aussi profiter de la vie. Personne n'y arrive. Moi, si.» A ses yeux, il est beaucoup plus critiqué qu'il ne le mérite.

«C'est pour ma famille et mes proches que c'est dur. Pour eux, je suis leur Batman, mais pour les autres, je suis le Joker»
Neymar

Il est passé à 2 centimètres de ne plus remarcher

On a beau l'accuser de simuler, on oublie parfois le nombre de mauvais coups reçus tout au long de sa carrière. A ce sujet, le documentaire revient sur un événement extrêmement marquant pour le joueur. En 2014, alors qu'il dispute la Coupe du monde à domicile, il est victime d'un violent choc dans le dos qui est à deux doigts de le laisser paralyser. Sorti sur civière, il est immédiatement transféré à l'hôpital avec une vertèbre cassée.

«Le docteur m’a dit j’ai deux nouvelles à vous annoncer, une bonne et une mauvaise. Je commence par laquelle? La mauvaise. Et il a dit: la Coupe du monde est terminée. J’ai répondu et la bonne? La bonne, c’est qu’à deux centimètres près, vous ne pouviez plus marcher. Je me suis demandé si j’arriverais à retrouver celui que j’étais avant l’accident.»
Neymar

Quelques jours plus tard, il regardera, impuissant, son Brésil être humilié 7-1 par l'Allemagne en demi-finales. Malgré ce souvenir douloureux, Neymar garde l'espoir de gagner une Coupe du monde un jour, son rêve ultime. Car il l'assure, l'histoire est loin d'être terminée: «Je suis encore là!»

Que pensez-vous de Neymar?

«Les joueurs de l'équipe de Suisse, c'est des amateurs, non?»

Plus d'articles sur le sport

Le président de la Licra suisse: «La Une de ce journal est raciste»

Link zum Artikel

«Ça fait bizarre de payer mon coach physique, qui est mon petit ami»

Link zum Artikel

«L'ex-président a pleuré tellement il était ému quand il a vu le car»

Link zum Artikel

Il était le grand espoir du foot suisse: que devient Davide Chiumiento?

Link zum Artikel

Stan Wawrinka, roi de France et petit sujet en Suisse

Link zum Artikel

La marque On prépare une nouvelle chaussure pour les records sur route

Link zum Artikel

«Xherdan Shaqiri a commis une erreur et aurait dû s'excuser»

Link zum Artikel

Christian Constantin en a-t-il marre du FC Sion?

Link zum Artikel

Lucien Favre accueilli sous les ovations à Nice

Link zum Artikel
Montrer tous les articles
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
Il ne faut pas humilier Poutine, il faut le ridiculiser
Ce qui se joue en Ukraine est une guerre de civilisation que l'Occident et l'Europe ne peuvent se permettre de perdre. Pour cela, il faudra raisonner le maître du Kremlin, par la force si nécessaire.

J'ignore s'il serait bon ou pas d'humilier la Russie. Ce que je tiens pour certain par contre, c'est que la guerre menée en Ukraine par son armée n'a aucune espèce de justification. Aucune. C'est une guerre rétrograde, imbécile au possible où, animé d'un désir de grandeur, d'un besoin quasi obsessionnel de restaurer un empire autrefois glorieux, on en vient à envahir une nation souveraine et indépendante.

L’article