Pogacar vise la quête ultime
«C'est vrai, il est de retour. Tadej Pogacar confirmé pour la Vuelta», a écrit lundi son équipe UAE dans un message sur X en révélant la liste de ses coureurs qui participeront à l'épreuve. «Le Slovène est à la tête d'un effectif équilibré et expérimenté, alors que l'équipe émiratie cherche à poursuivre sur la lancée de ses succès au Tour de France», détaille la formation dans un communiqué.
Le Tour d'Espagne est le dernier grand Tour qui manque au palmarès du coureur slovène de 27 ans, cinq fois vainqueur du Tour de France (2020, 2021, 2024, 2025, 2026), lauréat du Tour d'Italie en 2024 et deux fois champion du monde (2024, 2025).
Alors débutant sur le circuit professionnel, il s'était révélé au cours de la Vuelta en 2019 avec trois victoires d'étapes de montagne, terminant ensuite à la troisième place du classement général derrière le vainqueur final, son compatriote Primoz Roglic, et l'Espagnol Alejandro Valverde.
Le «cannibale» slovène sera notamment accompagné par les Portugais Joao Almeida et Ivo Oliveira, l'Australien Jay Vine et le Français Pavel Sivakov pour tenter de devenir le quatrième coureur à remporter le Tour de France et la Vuelta la même année, et le neuvième avec les trois Grands Tours à son palmarès.
La Vuelta s'élancera le 22 août depuis Monaco et s'achèvera trois semaines plus tard, le 13 septembre, à Grenade, au terme d'un parcours qui longera la côte espagnole jusqu'à l'Andalousie, sans passer par la capitale, Madrid.
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La présence de Pogacar au départ de Monaco, sa ville de résidence, va considérablement élever le niveau et décupler l'intérêt de l'épreuve, souvent négligée par les cadors du circuit, notamment en raison de sa proximité calendaire avec le Tour de France. Le leader de l'équipe UAE, qui annonçait lors de son cinquième couronnement sur les Champs-Elysées avoir «besoin d'un nouvel objectif», sera le grandissime favori de cette 81e édition qui promet d'être particulièrement exigeante, avec notamment six étapes de montagne.
Début juillet, le double champion du monde n'avait eu besoin que de six petites étapes pour assommer le Tour de France, affirmant un peu plus sa suprématie sur son sport, avec une insolente facilité à dompter les cols les plus durs.
Cette domination outrageuse a ramené sur la table le lot de questions qui accompagnent la formidable carrière du Slovène, et ressurgissent à chacun de ses exploits. Avec son rival danois Jonas Vingegaard, il avait été réveillé en pleine nuit le 19 juillet pour un contrôle antidopage inhabituel à ces horaires, qui doit être motivé par «des soupçons graves et spécifiques» selon l'International Testing Agency (ITA). «Si c'est nécessaire pour prouver qu'on est propres, je l'accepte totalement», avait réagi Pogacar, niant toute pratique illicite. (sda/ats/afp)
