Des drones sont utilisés pour suivre les athlètes durant les retransmissions des JO 2026.Image: Keystone / montage watson
Cette nouveauté suscite des craintes
Des drones offrant une vue à la première personne sont utilisés pour la première fois aux JO 2026. Des mesures strictes ont été mises en place pour éviter tout problème.
Pour la première fois, des drones First person view (FPV) sont utilisés aux côtés des drones classiques lors des retransmissions en direct des JO d’hiver. Ces drones permettent d'avoir une vue à la première personne et de se mettre à la place de l'athlète.
Ils offrent donc des images spectaculaires, mais provoquent aussi du bruit et des risques de collisions. La vidéo ci-dessous en donne un exemple parlant.
Vidéo: watson
Le pilote commande le drone à l’aide d’un casque ou de lunettes et voit tout comme à travers ses propres yeux – un peu comme s’il était lui-même à bord.
L'opérateur porte des lunettes spécifiques pour suivre son drone.Keystone
Ces drones sont très petits et extrêmement maniables. Leur agilité et leur vitesse se prêtent particulièrement bien aux sports d'hiver, puisqu'ils peuvent suivre des athlètes lancés jusqu’à 130 km/h et produire des images très dynamiques.
Une utilisation qui fait débat
Si les drones FPV sont déjà utilisés depuis longtemps notamment en ski alpin, il s'agit d'une première aux Jeux olympiques. En plus de dix drones traditionnels, plus de deux douzaines de drones FPV ont été déployées, selon le Washington Post.
L’utilisation de ces nouveaux appareils fait débat. D’un côté, ils créent une immersion inédite et ouvrent de nouvelles possibilités de narration visuelle, écrit le Washington Post. De l’autre, ces drones peuvent distraire les athlètes au pire moment, car ils font beaucoup de bruit.
Le Washington Post cite plusieurs participants aux Jeux. La plupart assurent ne pas être perturbés. Ils remarquent à peine les drones, soit parce qu’ils écoutent de la musique, soit parce qu’ils entrent dans un état de concentration totale, comme une sorte de vision en tunnel.
Un risque de collision
La possibilité d’une collision entre drones et athlètes, compte tenu des vitesses élevées, suscite néanmoins quelques craintes.
Ce scénario n’a rien de théorique. En 2015, le skieur autrichien Marcel Hirscher a échappé de peu à la chute d'un drone-caméra lors d’un slalom de Coupe du monde à Madonna di Campiglio, en Italie. L’appareil est tombé dans la neige quelques mètres derrière lui alors qu’il dévalait la piste.
Après cet incident, les drones ont été interdits pendant plusieurs années par la Fédération internationale de ski et de snowboard (FIS). De nombreuses mesures de sécurité ont depuis été mises en place afin d’éviter que de telles scènes ne se reproduisent.
Trois personnes par drone
Chaque drone est piloté par une équipe de trois personnes – un pilote, un réalisateur et un technicien – qui restent en contact permanent via un canal dédié. Ils coordonnent ainsi les trajectoires, le timing et les ajustements techniques.
La responsabilité incombe aux «Olympic Broadcasting Services» (OBS), le service de production interne du Comité international olympique. Selon l’OBS, la sécurité doit primer sur les images spectaculaires. De quoi limiter drastiquement les risques pour les athlètes.