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Boxe: Tyson Fury se la joue façon John Wayne

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«Je suis fait de fonte et d'acier, baby»

Après sa victoire par K.-O. sur Deontay Wilder, dans un combat qui restera collector, le boxeur Tyson Fury a cité John Wayne et exprimé sa puissance à coups de punchlines. Extraits.
10.10.2021, 18:3011.10.2021, 09:11

Ne pas lui demander s'il est le plus grand boxeur de sa génération. Il pourrait le prendre mal - au mieux pour de l'ignorance.

Tyson Fury dans le texte

«Je crois que je peux battre n'importe qui dans l'Histoire»

Tyson Fury dans le rôle

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Tyson Fury est invaincu en 32 combats (un nul), ce qui n'invite pas à la prudence et la modération. Lorsque Deontay Wilder l'a envoyé au tapis par deux fois, la nuit dernière, «le gitan» a vu les étoiles, comme n'importe quel étourdi, mais parmi les étoiles il a vu la main de Dieu (à moins que ce ne soit celle de Diego).

«Mon Seigneur, mon sauveur m'a relevé pour que je lui rende gloire»

Juste avant l'intervention divine

Referee Russell Mora counts to Tyson Fury, of England, after he was knocked down by Deontay Wilder in a heavyweight championship boxing match Saturday, Oct. 9, 2021, in Las Vegas. (AP Photo/Chase Stev ...
Image: FR171365 AP

A peine secoué par ces deux salves, il a triomphé par KO à la onzième reprise, tandis que Deontay Wilder titubait jusqu'à la rambarde comme assommé de quolibets et de mauvais whisky.

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Devant la presse, Fury a reconnu ses difficultés avec modestie: «J'ai toujours dit que j'étais le meilleur au monde et que Wilder était le deuxième meilleur.» Puis il a plissé les yeux, ombre menaçante façon John Wayne, et il a dégainé sa rhétorique de saloon: «Je suis fait de fonte et d'acier, baby.»

«Je l'ai frappé d'une droite fracassante à la tempe et des coups comme ça, ça met fin à des carrières. J'espère juste qu'il va bien»

Ceux qui tentent de résumer Fury aux ignorants de la boxe disent que chez lui tout est beau, une belle technique, un beau jeu de jambes (leste, rapide, vers l'avant), une belle paire de couilles; en un mot, un beau salopard.

Tyson Fury, of England, knocks down Deontay Wilder in a heavyweight championship boxing match Saturday, Oct. 9, 2021, in Las Vegas. (AP Photo/Chase Stevens)
Image: FR171365 AP

Le personnage de gitan qu'il cultive avec un certain folklore, jusqu'à rester crécher dans sa caravane (avec sol en marbre et robinets en or), semble participer de la même histoire, car avec les boxeurs c'est toujours la même histoire: il ne s'agit pas seulement de sport mais d'honneur, Fury ne veut pas être un champion, un phénomène de foire, même sapé comme César, mais le roi des castagneurs - «le Gipsy King», comme le décrète son surnom.

Paroles de gitan

«Dans d'autres cultures, les petits enfants tapent dans un ballon. Nous, nous donnons des coups de poing»
«Lorsque nous avons un différend, nous ne sommes pas censés aller à la police, nous sommes censés enlever nos chemises, sortir et régler le problème à coups de poing»

Aussi, ce n'est pas la peine de lui demander s'il est le meilleur poids lourd de ce siècle. Personne n'aurait demandé à John Wayne si Nina Christen pouvait le battre.

«Il y a une longue lignée, qui remonte à John L. Sullivan, Jack Dempsey, Mike Tyson, Lennox Lewis, Mohamed Ali, George Foreman, Ken Norton, Joe Frazier, les frères Klitschko. Il y en a eu tellement, de grands champions. Sans vouloir faire le malin, je me place au sommet de la liste. Après, il y a toujours un moyen de battre Tyson Fury. Mais ce moyen, c'est de m'assommer.»

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