Un Genevois parmi les prétendants à la succession d’Infantino
En mars se tiendra le 77e congrès de la Fifa, à Rabat, au Maroc, où Gianni Infantino souhaite être réélu une dernière fois à la présidence de l’instance. Mais les derniers jours n’ont pas été favorables au Suisse. Après sa tentative de céder la Coupe du monde aux investisseurs privés, les critiques se sont fortement intensifiées, l’UEFA souhaitant désormais qu'il démissionne.
Pour l’instant, aucun candidat ne s’est encore déclaré face à lui, mais les candidatures peuvent être déposées jusqu’au 18 novembre. Ces cinq dirigeants pourraient lui succéder.
Le plus critique envers Gianni Infantino
Alexander Ceferin va-t-il passer de la présidence de l’UEFA à celle de la Fifa? Le Slovène est l’un des plus grands détracteurs du Valaisan et aime se présenter comme son antithèse.
Mais Ceferin a lui aussi largement développé la commercialisation de l’instance européenne ces dernières années. Depuis le projet d’ouverture du Mondial aux investisseurs privés, il fait donc face aux critiques au sein même de sa propre organisation. Si l’UEFA ne parvenait pas à trouver un candidat crédible, le Slovène pourrait toutefois se lancer dans la course, d’autant plus que Nasser al-Khelaïfi ne semble visiblement pas intéressé par la présidence de la Fifa.
L'ancien rival de Gianni Infantino
Lorsque Gianni Infantino a été élu président de la Fifa en 2016, son adversaire était le cheikh Salman bin Ibrahim Al-Khalifa, battu au deuxième tour. A l’époque, Al-Khalifa était confronté à des accusations de corruption et de violations des droits humains, ce qui avait considérablement entamé ses chances.
Cet homme de 60 ans préside depuis 2013 la Confédération asiatique de football (AFC). Lui aussi a critiqué le projet controversé de la Fifa, et l’AFC s’est rangée dans le camp de l’UEFA. Il n’aurait pas abandonné son ambition présidentielle.
Le président de la Concacaf
A l’origine, la confédération chargée de l’Amérique du Nord, de l’Amérique centrale et des Caraïbes (Concacaf) soutenait Infantino. Mais après son initiative visant à céder le Mondial à des investisseurs privés, rejetée par la Concacaf, le vent pourrait avoir tourné.
Selon Sky Sport, l’actuel président de la Concacaf, Victor Montagliani, ferait partie des potentiels candidats. Le Canadien dirige sa confédération depuis dix ans et vise une réélection. Il n’a jamais caché son ambition de prendre un jour la tête de la Fifa, mais la question de son calendrier restait inconnue. Les événements de la semaine dernière pourraient accélérer les choses.
Le Suisse de naissance
Le Valaisan Gianni Infantino sera-t-il défié par un homme né dans le même pays que lui? Mattias Grafström est le fils d’un Suédois et d’une Néerlandaise. Né à Genève, il a grandi en Suède mais vit désormais depuis longtemps en Suisse.
Sur le plan sportif, Grafström a d'abord pratiqué le tennis de table, où il a été sacré champion de Suisse chez les juniors. Depuis 2024, cet homme de 45 ans occupe le poste de secrétaire général de la Fifa. Il est considéré comme un proche de Gianni Infantino et pourrait poursuivre sa politique commerciale, qui continue de séduire de nombreuses associations, tout en veillant toutefois à ne pas franchir certaines limites, comme l’a fait Infantino la semaine dernière. Son nom est régulièrement évoqué ces dernières heures.
La voix la plus courageuse
Depuis plusieurs années, la présidente de la fédération norvégienne de football, Lise Klaveness, n’hésite pas à s’opposer à l'instance mondiale et ne recule devant rien. La juriste a elle aussi critiqué le projet de Gianni Infantino, parlant de jours dramatiques à la Fifa.
Son arrivée à la tête de la Fifa pourrait annoncer de profonds changements. Reste toutefois à savoir si elle est intéressée par une candidature pour le poste le plus prestigieux du football mondial.
