Cette statistique est terrible pour l'équipe d'Espagne
Les Espagnols ont raé leur première sortie dans cette Coupe du monde. Opposé au Cap-Vert, très net outsider et 63e nation mondiale, le champion d’Europe en titre a dû se contenter d’un triste 0-0. Le pari de Luis de la Fuente, qui avait choisi de ménager au coup d’envoi ses deux ailiers diminués, Lamine Yamal et Nico Williams, a complètement échoué.
Car l’Espagne ne peut même pas se retrancher derrière l’idée d’une domination stérile, d’un match passé à assiéger le but adverse en manquant simplement de réussite ou en butant sur un gardien en état de grâce. Des occasions, il y en a bien eu, surtout en fin de première période. Mais dans l’ensemble, le jeu espagnol s’est révélé beaucoup trop inoffensif. Pour les supporters de l’équipe de Suisse, le constat a presque quelque chose de rassurant. La Nati a, elle aussi, dû se contenter d’un nul frustrant contre le Qatar. Mais au moins, elle s’est procuré de nombreuses occasions et n’a péché que dans la finition.
Mais revenons à l’Espagne. Rien n’illustre mieux le laborieux départ des Ibériques dans ce Mondial face au Cap-Vert qu’une statistique aussi folle que révélatrice: l’attaquant espagnol Mikel Oyarzabal, meilleur buteur de son équipe lors des qualifications avec six réalisations en huit matches, n’a pas touché le moindre ballon durant les trente premières minutes de la rencontre.
Mikel Oyarzabal is the first player on record to fail to record a single touch in the first 30 minutes of a World Cup game. 🤯#FIFAWorldCup pic.twitter.com/9yz4oFc2NS
— Squawka (@Squawka) June 15, 2026
C’est tout simplement historique: depuis 1966, année où les touches de balle ont commencé à être comptabilisées statistiquement, pareille anomalie ne s’était encore jamais produite. Même les gardiens, dans toute l’histoire de la Coupe du monde depuis cette date, ont toujours touché au moins une fois le ballon au cours de la première demi-heure.
Cette statistique absurde dit tout des difficultés espagnoles dans cette rencontre. Les Ibériques n’ont tout simplement que trop rarement réussi à mettre leurs joueurs offensifs dans de bonnes conditions. Les ailes, elles, sont restées presque coupées du jeu jusqu’à l’entrée de Yamal.
En face, les joueurs du Cap-Vert ont défendu avec une abnégation remarquable -et, surtout, avec une précision quasi parfaite. Malgré les 71% de possession espagnole, la sélection africaine n’a commis qu’une seule faute. Là encore, un record dans un match de Coupe du monde.
1 - Despite Spain having 74% possession, Cabo Verde conceded just one foul in this match - the fewest by any team in a FIFA World Cup match on record since 1966.
— OptaJoe (@OptaJoe) June 15, 2026
Disciplined. pic.twitter.com/cGQB8PG23K
Un coup d’œil dans les archives offre tout de même à l’Espagne une statistique de nature à la rassurer. La dernière fois que la Roja était restée muette lors de son entrée en lice dans une Coupe du monde, c’était en 2010, en Afrique du Sud, lors de sa défaite 1-0 contre la Suisse. Ce soir-là, Gelson Fernandes — international suisse aux racines cap-verdiennes, clin d’œil de l’histoire — avait inscrit l’unique but de la rencontre.
La suite est connue: après cette claque inaugurale face à la Nati, l’Espagne n’avait plus perdu un seul match et avait fini par soulever le trophée.
