La Nati s’apprête à vivre un changement radical
Il y a un an, la Suisse avait battu la Slovénie 3-0 à Bâle dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde.
La rencontre s’était jouée dans une ambiance morose, indigne d’un match aussi important: 12 757 spectateurs dans un Joggeli pouvant en accueillir trois fois plus.
Les raisons de cet échec? Un adversaire peu prestigieux, un stade trop grand et une programmation un lundi soir.
L’Association suisse de football (ASF) avait opté pour le Parc Saint-Jacques parce que la Nati y avait affronté le Kosovo trois jours plus tôt, un adversaire suscitant un fort engouement et capable de remplir la plus grande enceinte helvétique. A l’époque, Murat Yakin avait préféré éviter à ses joueurs un déplacement dans une autre ville du pays. L'équipe de Suisse était donc restée à Bâle pour défier la Slovénie.
De retour dans nos contrées un an plus tard, les Slovènes seront surpris par le contraste d’ambiance et découvriront que la Suisse peut aussi être un pays de football, y compris pour un match de Ligue des nations a priori moins important qu’une rencontre de qualification.
A Lucerne, ce samedi à 20h45, les deux équipes s’affronteront dans une enceinte comble. «Il ne reste que quelques places dans la tribune slovène», a déclaré le chef de presse de la Nati, Adrian Arnold, à la veille de la partie.
Bien sûr, la Thermoplan Arena est plus de deux fois plus petite que le Joggeli. Mais le fait que ce stade compact, conçu pour le football, soit plein devrait à coup sûr offrir une bien meilleure ambiance qu’à Bâle.
Ceci est d’autant plus vrai que, pour la première fois depuis le 1er septembre 2001 et ce Suisse-Yougoslavie à Bâle, encore, il y aura un secteur debout pour un match à domicile de la Nati.
Ce retour est rendu possible par l’ouverture aux matchs internationaux du Programme d’observation de l’UEFA pour la réintroduction des places debout, mais aussi par le fait que la Super League les autorise depuis une éternité et que l’Association suisse de football (ASF) souhaitait les rétablir pour les rencontres des équipes nationales, afin de satisfaire les supporters de la Nati les plus assidus et d’améliorer l’ambiance les soirs de match, les secteurs debout étant traditionnellement plus animés.
La décision est également financière. Certes, les places debout sont proposées à un tarif inférieur. Mais elles permettent d’augmenter la capacité du stade et n’obligent pas l’ASF à effectuer des travaux pour ajouter des sièges dans les secteurs qui en sont habituellement dépourvus.
Si l’atmosphère est appelée à s’améliorer avec ce procédé, il ne faut pas non plus s’attendre à une révolution en tribunes. Le public qui compose les kops des sélections nationales est différent de celui des clubs, et l’ASF tient à ce que cela le reste.
