Ce nouveau joueur du LHC n'a «pas choisi de venir à Lausanne»
Avec tous ces voyages, Romain Loeffel pourrait écrire un guide. Quelles activités faire à Genève? Où aller manger à Lugano? Quoi visiter à Berne? Alors qu'il aborde la dernière ligne droite d'une très prolifique carrière, le Chaux-de-Fonnier a encore faim. Parce que depuis ses débuts à Fribourg lors de la saison 2008-09, il n'a encore jamais gagné de titre. Il est arrivé un peu trop tôt à Gottéron et avait participé à l'épopée de 2013 conclue par une défaite face à Berne.
Trop tôt aussi à Genève, où il a passé quatre saisons entre 2014 et 2018. Et tant à Lugano qu'à Berne, pourtant deux adresses historiquement en réussite, il n'a jamais pu revivre les frissons d'une finale. «J'ai toujours le feu pour le jeu, j'ai encore envie de jouer le plus possible, mais j'ai surtout envie de gagner un championnat», expliquait le nouveau défenseur du Lausanne HC en marge de la partie amicale contre Fribourg au Sentier, vendredi dernier.
«Berne, c'était un peu rock'n'roll»
Au bénéfice d'un contrat valable avec Berne jusqu'en 2027, Romain Loeffel a donc changé d'adresse via un échange. Pour la deuxième fois de sa carrière qui plus est, lui qui avait été au centre de l'un des «trades» les plus célèbres du hockey helvétique en 2014 lorsque Chris McSorley, alors à Genève, l'avait obtenu en échange de Jérémie Kamerzin et John Fritsche, envoyés à Fribourg sous les ordres de Hans Kossmann.
Mais cette fois, le deal est nettement moins rocambolesque. Etabli sur les bords du lac de Morat, Romain Loeffel n'a cette fois pas été pris de court. «Il faut remettre les choses à leur place», recadre-t-il.
Car lorsque Berne a prospecté du côté de Lausanne pour savoir si le gardien Connor Hughes était disponible, le club vaudois a répondu positivement, pour autant que Romain Loeffel soit inclus dans la transaction.
«Au début, Berne n'était pas très chaud», précise le numéro 58.
Le Neuchâtelois se réjouit de retrouver un brin de stabilité après sa période dans la capitale.
«Lausanne matchait avec mes ambitions»
Pour en revenir à son désir de gagner un titre, Romain Loeffel a estimé qu'il avait davantage de chances d'y arriver avec le LHC:
Si la stabilité règne désormais à Lausanne après le départ de Petr Svoboda en 2022, la concurrence fait rage en défense avec pas moins de douze arrières de valeur. Comme si le directeur sportif John Fust faisait sienne la devise des Pokémon en les «attrapant tous». Romain Loeffel réagit:
Mais avec son pedigree et l'envie du LHC de le faire venir dans l'échange avec Hughes, le Neuchâtelois devrait faire partie des piliers. «Et je suis prêt à jouer un peu moins au besoin», appuie-t-il.
A 35 ans, Romain Loeffel se sent encore en pleine forme et la commotion vécue l'an dernier n'est plus qu'un mauvais souvenir. «Je me sens encore explosif et endurant, ajoute le médaillé d'argent du Mondial 2024 à Prague. Dans le jeu, je ne sens pas le poids des années. Si je mets la misère aux jeunes lors des tests physiques? Je suis dans la moyenne et de loin pas dans le peloton du fond.»
