Le Tour de Romandie n'a jamais été aussi alléchant
Le schéma classique du Tour de Romandie est d'ordinaire le suivant: un prologue d’ouverture, un contre-la-montre final, des étapes en boucles vallonnées, incapables de produire des écarts, ainsi qu’une arrivée au sommet, souvent à Thyon 2000 ces dernières années.
L’épreuve possède ainsi une identité propre, ce qui constitue un point positif. On considère qu’elle convient particulièrement aux rouleurs-grimpeurs. Pas étonnant, dès lors, que des coureurs comme Simon Spilak, Ilnur Zakarin ou Dario Frigo se soient parfois imposés sur les routes romandes, en lieu et place de leaders plus renommés ou de purs grimpeurs.
Pour ma part, j’ai cependant toujours regretté que la boucle locale, sorte de transition entre la saison des classiques et les Grands Tours, soit si roulante, voire monotone. Cela se voit notamment sur certaines étapes de moyenne montagne, a priori exigeantes, casse-pattes et difficiles, mais réglées en grand comité, alors que les principaux sprinteurs boudent l’épreuve.
Après tout, le terrain s'y prête parfaitement. Non seulement la Romandie est bordée par les massifs des Alpes et du Jura, mais en plus, elle regorge un peu partout de côtes aux pourcentages parfois redoutables. Deux grandes étapes de montagne devraient ainsi être la norme, même si celles-ci peuvent être cadenassées, escamotées ou réduites à cause de la neige encore présente au printemps. En addition, une journée typée classique serait également la bienvenue.
Visiblement, certains de mes vœux ont été exaucés: en 2026, aucun contre-la-montre ne viendra s'ajouter au prologue, une première depuis 1988, détaille l'Agence télégraphique suisse (ATS).
image: Keystone
En outre, le week-end de clôture promet un final grandiose en montagne. Les équipes de Richard Chassot ont annoncé cette semaine que l’étape-reine se disputera le samedi 2 mai entre Broc et Charmey. Le lendemain, les coureurs s’élanceront de Lucens pour rejoindre la station de Leysin. Un tel final n'est pas si courant.
Résultat: le dénivelé positif total de l'épreuve sera l’un des plus conséquents de l’histoire, avec 14 183 mètres au programme. C’est plus que pour toutes les éditions post-Covid.
Il reste encore à connaître le profil exact de toutes les étapes. Cependant, le Tour de Romandie 2026 s'annonce d'ores et déjà très prometteur, sans compter que le plateau inclut à ce jour Tadej Pogacar, Primoz Roglic, Florian Lipowitz ou encore Leny Martinez.
Il n’y a plus qu’à espérer que l’ogre slovène n'écrase pas tout sur son passage, sous peine de rendre vains les efforts des organisateurs pour animer la course.
