Bienne gagne le match aller ++ Record pour Duplantis
"Pour la Swiss League, il est minuit passé", prévient Urs Kessler
Président de Swiss Ice Hockey depuis six mois, Urs Kessler fait face à de nombreux défis. L'heure pour la fédération est à l'autocritique, concède-t-il dans une interview à Keystone-ATS.
Urs Kessler, lorsque Martin Steinegger vous a proposé à fin 2024 de reprendre la présidence de Swiss Hockey League, votre première réaction, spontanément, a été négative. Qu'est-ce qui vous a finalement amené à accepter cette tâche exigeante?
"Après 38 ans de carrière aux Chemins de fer de la Jungfrau, dont 17 comme CEO marqués par la réalisation d'un mega-projet à plus de 500 millions de francs, je m'étais dit que le moment était venu de profiter de la vie, plutôt que de me lancer tout de suite de nouveaux grands défis. Je connaissais les difficultés rencontrées par mes divers prédécesseurs à la tête de la fédération, dont les structures sont complexes. Mais à la fin, ma passion pour le hockey a pris le dessus. Je suis alors allé me présenter aux 14 directeurs des clubs de National League. Et quand ils m'ont tous plébiscité, en février 2025, je ne pouvais plus dire non."
D'où vient votre passion pour le hockey sur glace?
"Le père de mon épouse a joué au plus haut niveau. Pour ma part, je n'étais pas assez talentueux mais j'ai toujours aimé ce sport. J'apprécie la vitesse de ce sport et son côté 'terre à terre'. A ce titre, il offre quelques similitudes avec la lutte suisse."
"Conduire une entreprise est tout autre chose que d'être à la tête d'une fédération. Certes, dans le tourisme, de nombreuses opinions s'opposaient déjà. Mais en hockey, presque chacun est un expert. J'ai dû apprendre à chercher en permanence des compromis, même s'il est impossible de satisfaire tout le monde. Il existe beaucoup d'intérêts particuliers dans les différentes ligues. C'est très dur d'arriver à ce que tout le monde tire à la même corde. En Swiss League, un des grands défis est qu'il est extrêmement difficile d'obtenir la promotion. La National League est en effet une ligue pour ainsi dire fermée. Pour cette raison, la Swiss League a perdu un peu de son attrait. Et sans promotion-relégation, l'écart avec l'échelon supérieur se creuse encore. Chacun cultive son pré-carré. Or, il conviendrait de toujours garder à l'esprit l'intérêt général du hockey suisse.
Est-il possible de trouver un compromis avec la National League?
"J'ai coutume de dire que le plus grand péril pour l'avenir vient des succès du présent. Lorsque les choses ne vont pas bien, les gens sont beaucoup plus enclins à coopérer. En ce moment, la National League se porte bien, le produit est en plein essor. Les clubs suisses ont remporté deux trophées en Ligue des champions. Le niveau s'est élevé. Mais à long terme, il faut se soucier de la base. C'est ce qui nous différence des pays scandinaves. Ceux-ci bénéficient d'une assise beaucoup plus large. Nous devons penser à long terme, à l'horizon 2035 par exemple. Je suis de près l'évolution de l'équipe nationale des M18 (reléguée en 2e division). Nous devons veiller à ne pas perdre le contact et à poser les jalons pour la prochaine génération."
"Nous devons faire preuve d'autocritique et nous améliorer dans tous les domaines. Etre plus efficaces. Une collaboration couronnée de succès nécessite l'engagement des deux parties, la National League et la fédération. Une société anonyme (SA) du hockey suisse - tout le monde sous un même toit - aurait pour effet de cimenter l'esprit d'équipe et de diminuer les frictions."
Quel serait votre scénario idéal pour la National League et la Swiss League?
"Idéalement, que chacune compte douze équipes. Mais pour le moment, ce n'est pas réaliste, la peur d'être relégué est trop forte. Mais nous avons besoin d'une deuxième division forte et professionnelle, dans une forme qui reste à définir. Toutes les variantes doivent être mises sur la table. Je pourrais m'imaginer une formule avec des clubs fermes ou des juniors. La Swiss League doit faire l'objet d'un nouveau positionnement. Il faut revoir sa commercialisation. Il y a urgence. Le système actuel nous fait perdre beaucoup de joueurs, ceux qui n'arrivent pas tout à fait à accéder au plus haut niveau. Or il convient de les garder. Car de nombreux joueurs ont besoin de temps pour s'épanouir. A mes yeux, il n'est pas minuit moins cinq, mais minuit cinq. Pratiquement n'importe quelle solution serait meilleure que le statu quo. Une possibilité serait d'avoir 20 équipes en 2e division - dix à l'est, dix à l'ouest. Les derbies renforcent l'attractivité. Nous devons trouver un compromis. Cela ne peut plus continuer comme ça."
Que peut faire la fédération pour renforcer la Swiss League?
"Des investissements sont nécessaires dans les infrastructures pour améliorer la couverture télévisée. Trouver de nouveaux sponsors est une tâche exigeante. Nous avons engagé Burger King, mais il en faut d'autres. Et nous devons améliorer la communication à l'interne, entre les ligues et le secteur amateurs."
Dans quelle mesure regrettez-vous le départ de Patrick Fischer du poste de sélectionneur national?
Quel devra être l'héritage laissé par ce Mondial 2026 à domicile?
"Il devra susciter l'euphorie. J'y vois une grande chance de motiver de nombreux jeunes pour la pratique du hockey. Il est important que cela se passe non seulement dans les régions où sont établis les grands clubs, mais aussi en périphérie. Une médaille serait déjà un bon résultat, car la pression sera plus forte que lors d'un Championnat à l'étranger."
Coupe du monde: Odermatt pour s'assurer le globe de la descente
L'avant-dernière descente de la saison de Coupe du monde a lieu vendredi à Courchevel (11h00). Le Nidwaldien Marco Odermatt doit réaliser un top 10 pour s'assurer le classement de la spécialité.
Avec 175 points d'avance sur son poursuivant et coéquipier Franjo von Allmen, Odermatt dispose d'une confortable avance construite au fil de la saison. Sur les sept épreuves de l'hiver, le skieur d'Hergiswil en a remporté quatre, et n'a terminé qu'une fois hors du podium à Crans-Montana, où il avait échoué à la 4e place. Lors du dernier passage du Cirque blanc dans la station des Alpes françaises en 2022, il avait terminé second de la descente, seulement battu par l'Autrichien Vincent Kriechmayr.
Seul le triple champion olympique bernois peut encore empêcher "Odi" de remporter un 3e globe de la spécialité d'affilée, mais la tâche s'annonce compliquée. Même en cas de succès de "FranJO", le leader du classement général peut se contenter d'une dixième place pour assurer mathématiquement son triomphe dans la discipline reine.
Toujours en quête d'un premier succès cet hiver, le Fribourgeois Alexis Monney a l'occasion de capitaliser sur sa bonne forme de fin de saison, lui qui a terminé 2e de la descente de Garmisch il y a deux semaines. Les Valaisans Justin Murisier et Arnaud Boisset figurent également par les dix Suisses au départ.
National League: Bienne prend l'avantage face à Berne
Bienne s'est imposé à domicile 4-3 dans le match aller du play-in de National League face à Berne jeudi. Mais Gaëtan Haas et ses coéquipiers ont galvaudé un avantage de 3 buts.
Les Ours ont remporté leurs deux duels à Bienne lors de la saison régulière, mais c'était avant l'arrivée de Christian Dubé à la bande du club de la cité bilingue. Désormais, l'ex-entraîneur de Fribourg-Gottéron a mis Bienne sur de bons rails en amont du match retour à Berne samedi.
Dos à dos après un tiers grâce aux réussites de Mark Sever pour Bienne à la 9e et de Waltteri Merelä à la 16e pour Berne, les Seelandais ont pris de vitesse leurs adversaires à la demi-heure de jeu. Fabio Hofer offert a redonné l'avantage à Bienne à la 31e, avant que Sever ne signe le doublé 73 secondes plus tard, profitant d'une défense bernoise trop passive.
Dans l'autre rencontre de play-in, Zoug et Rapperswil se sont quittés sur le score de 5-2. Après 40 minutes, les équipes étaient encore à deux partout, avant que David Sklenicka (50e), Fabrice Herzog (53e) puis Tobias Geisser (19e) ne fassent pencher le match en faveur des Zougois.
Armand Duplantis franchit 6,31 m chez lui, son 15e record du monde
Le Suédois Armand "Mondo" Duplantis a amélioré jeudi son record du monde chez lui à Uppsala, franchissant 6,31 m au 1er essai. Le perchiste de 26 ans a amélioré pour la 15e fois son record du monde.
Son précédent record remontait à septembre lors de son titre mondial à Tokyo. Pour la première fois, le surdoué suédois bat son record du monde lors de son meeting, le Mondo Classic disputé à Uppsala. Devant son public debout, le Suédois a entamé un tour d'honneur, couvert du drapeau suédois.
"C'est ma maison. C'est notre maison. C'est comme ça. Et vous savez que chaque fois que je suis sur la piste, je vous représente. Et je le fais avec beaucoup de fierté", a-t-il dit au public juste après son nouveau record. "Je suis tellement fier d'avoir pu le faire devant vous. Je saute pour moi, je saute pour ma famille, mais je saute aussi pour vous, pour la Suède et pour tous ceux qui me soutiennent", a-t-il ajouté.
Le Norvégien Sondre Guttormsen (6,00 m)a été le seul autre concurrent à franchir les 6 mètres lors de ce concours.
Coupe du monde: Nadine Fähndrich termine troisième du sprint
Nadine Fähndrich s'est illustrée pour l'avant-dernier sprint de sa carrière. La Suissesse a terminé 3e à Drammen, signant son 28e podium en Coupe du monde.
Victorieuse de sa demi-finale, Fähndrich a dû s'avouer vaincue lors de la finale en style classique, où elle a été devancée par la Suédoise Jonna Sundling pour 1''59 et la Norvégienne Kristine Skistad pour 82 centièmes. Il s'agit du quatrième podium cette saison pour la Lucernoise de 30 ans dans sa discipline-phare, elle qui a annoncé dans la foulée des Jeux olympiques prendre sa retraite à l'issue de la saison en cours.
Malgré son échec dans lors du sprint olympique, où elle avait subi l'élimination en quarts, la triple médaillée aux Championnats du monde avait su se ressaisir lors du sprint par équipe. En compagnie de Nadja Kälin, elle s'était parée d'argent, décrochant sa première médaille olympique.
Ryan Fosso tourne le dos à la Suisse et jouera pour le Cameroun
L'ancien international suisse M21 Ryan Fosso portera à l'avenir les couleurs du Cameroun. L'ASF a confirmé à Keystone-ATS le changement d'allégeance de l'ancien junior des Young Boys, âgé de 23 ans.
Après avoir ses classes à YB, Fosso a effectué ses débuts professionnels à Vaduz et à Fortuna Sittard aux Pays-Bas, avant de rejoindre Sturm Graz en janvier. Il a été titularisé cinq fois cette saison au milieu de terrain de l'équipe leader du championnat autrichien.
Ryan Fosso a joué à trois reprises pour l'équipe de Suisse M21 à l'automne 2024 dans le cadre des qualifications pour l'Euro.
La sélection camerounaise, équipe phare du continent africain, doit se remettre de son échec dans les qualifications pour la Coupe du monde 2026.
Podium pour Fiva à Montafon
Alex Fiva, médaillé de bronze aux JO de Milan/Cortina, a décroché son deuxième podium de Coupe du monde de la saison en se classant 3e à Montafon, en Autriche.
Le quadragénaire grison s'est montré sous son meilleur jour sur la piste qui accueillera l'an prochain les Championnats du monde. Il n'a été devancé que par le Canadien Reece Howden, le dominateur de la saison, et le champion olympique Simone Deromedis (ITA). Fiva était dans l'attente d'un podium en Coupe du monde depuis sa 2e place en décembre à San Candido (ITA).
Après son titre olympique le mois dernier à Livigno, le Grison a déclaré qu'il n'était pas encore certain de poursuivre sa carrière l'an prochain.
Deuxième Suisse à Montafon, Gil Martin est arrivé 5e, égalant son meilleur résultat en Coupe du monde. Ryan Regez a pris la 8e place.
Chez les femmes, la Suédoise Sandra Näslund a fêté son huitième succès de la saison. Elle a devancé la championne olympique, l'Allemande Daniela Maier, et l'Italienne Jole Galli. Talina Gantenbein, meilleure Suissesse, est arrivée 8e, en l'absence de Fanny Smith, qui a fait l'impasse après sa chute à Kopaonik il y a quinze jours.
Stransky quittera Davos ce printemps déjà
Davos officialise le départ de son top scorer Matej Stransky au terme de la saison. Le Tchèque veut retourner dans son pays, pour raisons familiales, même si son contrat porte jusqu'au printemps 2027.
"Le HCD regrette énormément ce départ mais exprime sa compréhension à l'égard de la situation", écrit le club dans un communiqué. Le transfert de Stransky (32 ans) dans l'Extraliga tchèque devrait être lucratif pour le leader du Championnat de Suisse.
Arrivé en 2021 dans les Grisons, Stransky a marqué 28 buts et distillé 25 assists cette saison en qualification, contribuant grandement à l'excellent parcours de sa formation.
Djokovic sorti par Draper au bout du suspense
A l'issue d'un grand spectacle, Novak Djokovic a été éliminé en 8e de finale du Masters 1000 d'Indian Wells par le tenant du titre britannique Jack Draper, sur le score de 4-6 6-4 7-6 (7/5).
Le Serbe âgé de 38 ans aux 24 titres majeurs, finaliste de l'Open d'Australie en janvier, a fini par céder face au 14e joueur mondial à l'issue d'un match intense de 2h35 terminé épuisé.
Cinq fois vainqueur dans le désert californien, "Nole" n'a plus soulevé le trophée depuis 2016 et n'a plus retrouvé les quarts de finale depuis.
Champion en titre mais revenu depuis peu sur le circuit après plus de six mois d'absence (blessure à un bras), Draper affrontera le Russe Daniil Medvedev (30 ans, 11e) en quart de finale jeudi.
Les deux joueurs ont offert une partie à suspense, achevée au bout d'un 3e set renversant, que Djokovic a attaqué à la fois au sol, à genoux, puis les mains sur les hanches, haletant.
Dès le premier jeu, le Serbe a sauvé un rallye sensationnel de 26 coups où il aura subi trois amorties et deux lobs, puis a déploré une incroyable défense gagnante du Britannique, avant d'être breaké au 3e jeu (2-1).
"Ce point m'a coûté cher, je l'ai gagné mais j'étais vraiment à court d'énergie, je n'ai commencé à me sentir mieux à nouveau qu'en fin de set", a déclaré Djokovic en conférence de presse.
Draper a servi pour le match à 5-4 mais a perdu son engagement sur une magnifique contre-amortie du Serbe. "J'avais le public, l'énergie, je me disais alors que je pouvais gagner".
"Je suis incroyablement fier d'avoir réussi ce match contre Novak, l'un des plus grands joueurs de l'histoire", a apprécié Draper au micro des organisateurs.
"Je n'ai pas joué sur le circuit pendant longtemps, pour être un des meilleurs il faut de la confiance. Après son retour en fin de partie j'ai réussi à rester concentré et j'en suis fier. Je ne pense pas encore jouer près du niveau que j'espère être le mien. Je fais de mon mieux en essayant d'adopter une bonne attitude."
Tous les quarts de finale des deux tableaux auront lieu jeudi.
Le vainqueur du dernier Open d'Australie, deux fois titré en Californie (2023 et 2024), est le premier joueur ATP à compter cinq quarts dans le tournoi avant ses 23 ans.
Il affrontera jeudi le Britannique Cameron Norrie (30 ans, 29e), titré lui en 2021.
Geneva Open: Ruud confirme sa participation
L'affiche du Geneva Open 2026 (16-23 mai) prend forme. Après Stan Wawrinka (ATP 92), les organisateurs de l'ATP 250 annoncent la participation d'un autre ancien vainqueur, Casper Ruud (ATP 13).
Sacré à trois reprises sur la terre battue du Parc des Eaux-Vives (2021, 2022 et 2024), Casper Ruud n'a perdu qu'une seule des quatorze rencontres qu'il a livrées dans ce tournoi. Absent l'an dernier en raison d'une douleur à un genou, le Norvégien entend bien reprendre la main.
Casper Ruud (27 ans) affiche un superbe palmarès avec ses 14 titres, dont le Masters 1000 de Madrid en 2025. Il a aussi disputé trois finales en Grand Chelem, à Roland-Garros en 2022 contre Rafael Nadal et en 2023 contre Novak Djokovic, et à l'US Open en 2022 face à Carlos Alcaraz avec la place de no 1 mondial en jeu.
Et si Bienne refaisait le coup de 2024?
Dernière équipe qualifiée pour le play-in qui commence jeudi contre Berne, Bienne a bien failli se retrouver en vacances.
Mais l'escouade de Christian Dubé a su trouver les ressources pour devancer Langnau et avoir droit à un peu de rab' de hockey.
L'histoire de 2025 a bien failli se répéter. Seulement, Bienne a préféré jouer un remake de 2024. Ou plutôt un début de remake. En 2024, le directeur sportif Martin Steinegger avait attendu la der' avant de se séparer de Petri Matikainen.
Le coach finlandais avait alors repris l'équipe et avait réussi à la qualifier pour les play-off grâce à des succès sur Genève et Ambri en play-in, avant un quart de finale logiquement perdu 4-0 face au futur champion Zurich.
Au pied du Jura, l'arrivée de Dubé a offert la possibilité à certains de s'exprimer. "C'est bête à dire, mais on a retrouvé le plaisir d'aller à la patinoire, raconte le capitaine. Et on pourrait se dire que c'est parce que c'est plus cool. Mais en fait non: les entraînements sont plus durs avec Dubé."
Christian Dubé en est à onze matches coachés derrière le banc biennois. Son bilan? 16 points sur 33 possibles, soit environ 1,5 point par match. Lorsqu'il a repris l'équipe, l'ancien pilote de Fribourg avait hérité d'une formation 11e avec 51 points. Berne était alors 10e avec 53 unités et Langnau 9e avec 59. Sous sa gouverne, les Biennois ont su maintenir un bon rythme, tandis que les Emmentalois ont implosé dans le même temps.
Son approche du hockey fait écho à celle d'Antti Törmänen. Le Finlandais a marqué le club de son empreinte. Depuis la finale perdue au septième match face à Genève en 2023, Bienne se cherche une identité comme celle que le club avait sous Törmänen. Peut-être qu'avec Dubé, il y a un peu de ça dans l'air.
"Après Antti, on a un peu fait un virage à 180 degrés, image Gaëtan Haas. Il y a eu beaucoup de changements en une fois, mais là le noyau est resté le même depuis un moment. On retrouve une hiérarchie dans l'équipe."
Bien que les compteurs soient remis à zéro, le passé récent offre tout de même des informations intéressantes. Et la dernière rencontre face à Berne le 28 février reste un bon souvenir avec un succès 3-2 pour le HCB. Les Seelandais avaient su faire le dos rond dans cette partie où ils avaient pourtant été dominés 39-25 aux shoots.
Jeudi à domicile, Bienne doit essayer de faire la différence dans un match qui n'ira pas au-delà des 60 minutes. Et si les deux équipes sont toujours à égalité samedi à Berne au terme des 120 minutes cumulées, elles partiront en prolongation. Une issue clairement possible au vu des forces en présence.
National League: Les choses sérieuses commencent
Les choses sérieuses commencent jeudi soir en National League, après une saison régulière de 51 journées remportée par Davos devant Gottéron.
Grisons et Fribourgeois connaîtront leurs adversaires des quarts de finale des play-off à l'issue du play-in.
Les matches aller du 1er tour de ces barrages d'accession aux séries finales sont programmés jeudi à 20h. Zoug accueille Rapperswil-Jona, qui affrontera à coup sûr Fribourg en quarts en cas de victoire dans cette double confrontation, alors que Bienne reçoit Berne. Les matches retour auront lieu samedi.
Le perdant du double derby bernois sera en vacances, alors que le gagnant retrouvera le perdant du duel Rapperswil-Jona - Zoug au 2e tour du play-in. Davos devra forcément patienter jusqu'au 18 mars, date du match retour du 2e tour, pour connaître son adversaire des quarts de finale.
A noter que, quoi qu'il advienne, Gottéron ne se mesurera de toute façon pas à Berne ou à Bienne en quarts. Deux affiches des quarts de finale, prévus dès le 20 mars au meilleur des sept matches, sont déjà connues: Genève-Servette - Lausanne et Zurich Lions - Lugano.
Valverde se rit de Man City, le PSG prend une option
Le Real Madrid et le PSG sont bien partis pour se qualifier pour les quarts de la Ligue des champions. Les Espagnols ont dominé Manchester City 3-0 alors que les Français ont dominé Chelsea 5-2.
Pas de Mbappé, pas de problème pour ce huitième de finale aller. Le Real a réussi une première mi-temps parfaite pour mettre Manchester City groggy sous les yeux du Français blessé à un genou.
Et un homme a décidé d'enfiler son costume de super-héros, c'est l'Uruguayen Federico Valverde. Le milieu de terrain s'est montré irrésistible lors des 45 premières minutes. Il a signé un triplé en 22 minutes avec l'ouverture du score à la 20e, le 2-0 à la 27e et un 3-0 magnifique après un petit coup du sombrero sur un Citizen dans la surface.
Les Madrilènes auraient pu saler l'addition en deuxième mi-temps si Vinicius n'avait pas buté sur Donnarumma lors de son penalty de la 58e. Les joueurs de Pep Guardiola devront donc sortir le grand jeu s'ils ambitionnent de se qualifier pour les quarts. Ils auraient pu réduire la marque à la 74e mais Courtois a sorti un arrêt du pied décisif.
Car bien que Paris dominait, on sentait Chelsea tout à fait capable d'aller marquer. Et puis à la 86e, Kvaratskhelia y est allé d'une somptueuse frappe enroulée du droit pour donner deux longueurs d'avance au PSG. Le Géorgien a ensuite ajouté un cinquième but dans les arrêts de jeu pour ce qui sera sûrement le but de la qualification pour les Parisiens.
Dans six jours, les hommes de Mikel Arteta devront afficher un visage plus conquérant et seront dans l'obligation de s'imposer sur leur pelouse de l'Emirates, pour passer en quarts de finale d'une compétition dont ils font figure de favoris après leurs huit victoires en huit matches pendant la phase de groupe.
Dans le quatrième et dernier match de la soirée, Bodo/Glimt a dominé le Sporting 3-0.
Bencic stoppée en huitième de finale
Belinda Bencic (WTA 12) a été stoppée en 8es de finale du WTA 1000 d'Indian Wells mercredi. La St-Galloise a subi la loi de Jessica Pegula (WTA 5).
La championne olympique 2021 s'est inclinée 6-3 7-6 (7/5) devant l'Américaine, lauréate du récent WTA 1000 de Dubai et victorieuse d'un huitième match consécutif mercredi dans le désert californien. Elle n'a donc pas à rougir de cette défaite, même si elle avait gagné leurs quatre précédents affrontements.
La joueuse de Suisse orientale a été nettement dominée pendant un set et demi, même si elle a bien commencé le match en prenant le service de l'Américaine. Mais elle a malheureusement enchaîné en perdant quatre jeux d'affilée. Pegula a conclu le premier set sur son engagement et sur sa quatrième balle de set. Dans la deuxième manche, Bencic a cette fois enlevé les deux premiers jeux de la manche avant de perdre les quatre suivants. Mais en se battant, la St-Galloise a pu arracher le tie-break. Là aussi elle est revenue de 3-6 à 5-6 avant de céder sur la troisième balle de match après 1h49 de jeu.
Belinda Bencic peut désormais mettre le cap vers la Floride pour y disputera le WTA 1000 de Miami (17-29 mars). Un tournoi dans lequel elle n'a que rarement brillé, à l'exception de l'édition 2022 lors de laquelle elle avait atteint les demi-finales.
Arsenal arrache le nul à Leverkusen (1-1) en 8es de finale aller
Auteur du parcours parfait en phase de groupe, Arsenal s'est montré poussif en 8e de finale aller de la Ligue des champions à Leverkusen. Les Anglais ont arraché un nul en fin de rencontre (1-1).
Dans six jours, les hommes de Mikel Arteta devront afficher un visage plus conquérant et seront dans l'obligation de s'imposer sur leur pelouse de l'Emirates, pour passer en quarts de finale d'une compétition dont ils font figure de favoris après leurs huit victoires en huit matches pendant la phase de groupe.
Mercredi soir, Arsenal s'en est remis à deux de ses entrants en jeu en fin de seconde période, Noni Madueke et Kai Havertz. Le premier a provoqué un penalty très généreusement accordé sur une faute de Malik Tillman avec un très léger contact dans son tacle dans la surface de réparation. Kai Havertz a transformé le penalty pour éviter à Arsenal une première défaite cette saison en C1.
Dominateurs pendant les vingt premières minutes de la rencontre, les coéquipiers de Bukayo Saka ont trouvé la transversale de Janis Blaswich par Gabriel Martinelli.
Mais c'est ensuite le Werkself qui a pris le contrôle de la rencontre, ouvrant logiquement la marque en tout début de seconde période. Au retour des vestiaires, Leverkusen a pris Arsenal à son propre jeu, sur un corner parfaitement tiré par l'Espagnol Alejandro Grimaldo, qui a trouvé au second poteau son capitaine Robert Andrich (46e).
L'entrée de Noni Madueke à la place d'un Saka transparent à l'heure de jeu a un peu dynamisé l'animation offensive d'Arsenal, mais les attaques des Gunners ont manqué de rythme pour déstabiliser la défense de Leverkusen.
