Djokovic a engagé un nouveau mentor pour une raison précise
Novak Djokovic a de la chance dans cet Open d'Australie. Mercredi, il a gagné son quart de finale contre Lorenzo Musetti alors qu'il était mené deux sets à zéro. L'Italien a dû abandonner dans la troisième manche, à cause d'une blessure à la cuisse.
Avant ça, «Djoko» n'a même pas eu besoin de jouer son huitième de finale, son adversaire Jakub Mensik déclarant forfait avant le match. Résultat: le Serbe se retrouve en demi-finale alors qu'il n'a plus gagné le moindre set depuis son troisième tour.
Il n'y a bien sûr pas que de la chance derrière cette place dans le dernier carré. Djokovic a remporté très souverainement ses trois premiers tours. Surtout, il s'est donné tous les moyens de le faire en enrôlant un nouvel homme dans son staff: le Docteur Mark Kovacs.
Cet Australien de 45 ans a passé une semaine cet hiver avec Novak Djokovic à Athènes, où la star réside désormais et a effectué sa préparation. Kovacs est un expert en physiologie et, plus spécifiquement, en biomécanique. Cette dernière analyse les mouvements du corps, à l'aide de capteurs fixés sur celui-ci. Des caméras autour du terrain enregistrent les gestes du tennisman en situation de jeu, et les images sont reproduites en 3D sur ordinateur.
Cette méthode d'analyse est particulièrement adaptée au tennis, où les gestes techniques sont complexes. Le moindre détail dans le mouvement (lancer de balle au service, position de la raquette ou d'un membre, placement des pieds au moment de la frappe, etc.) est crucial. Une optimisation des gestes accroît l'efficacité des coups et réduit les risques de blessure.
Novak Djokovic vient s'ajouter à la liste de plus en plus longue de stars de la balle jaune qui ont fait appel à cette science. On peut citer Aryna Sabalenka, Daniil Medvedev, Frances Tiafoe ou encore Coco Gauff.
«C'est un expert très qualifié et hautement formé en biomécanique et en chaîne cinétique. C'est la principale raison pour laquelle nous l'avons sollicité», a expliqué «Djoko» au sujet de Kovacs, dans des propos relayés par le journaliste serbe Sasa Ozmo et repris par plusieurs médias spécialisés.
A en croire ses paroles, le recordman de titres en Grand Chelem utilise la biomécanique pour un usage moins standard que l'analyse des gestes techniques. Il se focalise sur ses déplacements, qui peuvent aussi être étudiés avec cette technologie:
Justement, Djokovic aura l'occasion de se tester face à Jannik Sinner, ce vendredi en demi-finale de l'Open d'Australie.
Le Serbe – qui vise un 25e titre en Majeur et un 11e sacre à Melbourne – n'est pas favori contre le tenant du titre. Mais l'ajout de la biomécanique dans sa préparation prouve son immense abnégation. Sa quête éternelle de gains marginaux. Sa volonté de progresser encore à 38 ans, alors qu'il a déjà tout gagné et possède le plus beau palmarès de l'histoire du tennis. En cela, le «Djoker» est exemplaire.
