Fils d'une légende du foot, il veut écrire sa propre histoire
Quelques mois après une première mission sur le banc de Botafogo, en parallèle de son poste d'adjoint avec la sélection brésilienne au côté de son père, Davide Ancelotti a véritablement lancé sa carrière d'entraîneur principal en rejoignant le Losc pour les deux prochaines saisons. «C'est l'évolution naturelle de ma carrière, de commencer tout seul», a expliqué le manager de 37 ans lors de sa présentation en juillet.
Choisi par Olivier Létang, le président des Dogues, pour prendre la suite de Bruno Genesio, Davide Ancelotti a d'abord tenu à boucler son aventure avec la Seleçao et la «possibilité magnifique» d'être à la Coupe du monde avec Carlo, son père passé sur les bancs du Real Madrid, de l'AC Milan ou encore du Paris SG et quintuple vainqueur de la Ligue des champions. Une fois le Brésil éliminé, dès les huitièmes de finale du Mondial 2026 face à la Norvège, le natif de Parme a rallié le nord de la France.
Parcours atypique
S'il va vivre son premier match en tant qu'entraîneur principal en Europe dimanche à Angers, Davide a déjà arpenté les bancs des cinq grands championnats européens au côté de Carlo. Entré dans le staff du «Mister» en 2012, en tant que préparateur physique au PSG, il a ensuite été son adjoint au Bayern Munich (2016-2017), à Naples (2018-2019), à Everton (2019-2021) et au Real Madrid (2021-2025):
Fort également des cinq mois passés au Botafogo de John Textor, «dans un environnement très difficile», Davide Ancelotti sait malgré tout qu'il n'échappera pas aux comparaisons avec son père, entraîneur au palmarès pléthorique avec 31 titres en trois décennies d'exercice.
Possession et pressing
Sur le terrain, «Coach Davide» apprécie les joueurs techniques, capables d'installer un jeu de possession et souhaite voir une équipe qui joue un «football courageux, avec de l'énergie et de la discipline». «La première priorité, c'est de ne pas perdre le ballon. La deuxième, c'est de le récupérer tout de suite. Et la troisième c'est, si on n'est pas capable de le récupérer tout de suite, d'être organisé pour le récupérer», a-t-il détaillé.
Des préceptes déjà perceptibles lors des matches de préparation ou des entraînements, avec un pressing intense déclenché par les joueurs offensifs dès la perte du ballon.
Après une première à Angers, Davide Ancelotti verra le niveau monter d'un cran dès la semaine suivante lors de ses retrouvailles avec le PSG, pour sa première au stade Pierre-Mauroy, avant l'entrée en lice en Ligue des champions début septembre. Et en cas de coup dur il pourra toujours passer un coup de fil à Carlo: «Pouvoir prendre le téléphone pour avoir un conseil, sans payer, c'est quelque chose de magnifique», s'est-il amusé. Les Lillois espèrent qu'il n'aura pas trop à l'appeler.
