Le coach de Bienne à Ouchy: «Kiffez, c'est un truc de fou!»
Au bout du fil, Samir Chaibeddra s'excuse presque: «Il n'y a pas vraiment de mots qui permettent d'exprimer ce que j'ai ressenti ce jour-là.» Une année a passé depuis que lui et son équipe du FC Bienne ont disputé la finale de Coupe face au FC Bâle (défaite 1-4). Pourtant, l'émotion est toujours présente chez le technicien français: «Parler de ce match me donne encore la chair de poule.»
Ce sera au tour de Dalibor Stevanovic et de son équipe du FC Stade Lausanne-Ouchy de vivre une journée particulière cette année puisque les Vaudois défieront le FC Saint-Gall au Wankdorf, ce dimanche 24 mai. Samir Chaibeddra explique qu'ils ne peuvent pas s'imaginer ce qui va leur arriver:
Le coach du FC Bienne avait décidé de changer ses habitudes pour aborder ce rendez-vous inédit pour lui et son équipe.
Samir Chaibeddra a tellement apprécié les moments qui précèdent la rencontre qu'il aurait voulu les faire durer plus longtemps, en rassemblant ses joueurs la veille de la finale.
Le coach français rappelle que «lorsque tu disputes ta première finale, tu pars dans l'inconnue». «On te demande plein de choses dont tu n'as pas l'habitude. Quelle chanson tu veux si tu es champion, quand tu marques un but, les couleurs du banc de touche etc.»
Tout est différent, jusqu'au déroulé du match. «C’est fou ce que je vais vous dire, mais je n’ai pas beaucoup de souvenirs du match, alors que je suis quelqu’un qui se souvient très bien des rencontres qu’il coache. Tout est passé beaucoup trop vite. Est-ce que le fait d'évoluer dans un stade plein a joué un rôle sur mon ressenti? Je ne sais pas. Mais ce qui est certain, c’est qu’aujourd’hui, je serais incapable de te raconter précisément le fil de la rencontre.»
Celui qui est toujours coach du FC Bienne raconte enfin l'après. Les heures et les jours qui suivent ce rendez-vous historique, lorsque les projecteurs s'éteignent et que la vie «normale» reprend ses droits.
Le FC Bienne a payé cher son aventure en Coupe. «Nous étions tellement investis dans cette compétition que nous avons manqué la promotion. Et mes joueurs ont été tellement bons en Coupe qu'ils ont attiré les recruteurs d'autres clubs, si bien que nous avons perdu huit des onze titulaires après la finale.»
Samir Chaibeddra ne regrette pourtant rien du tout et l'assure: si c'était à refaire, il signerait tout de suite.
C'est au tour du FC Stade Lausanne-Ouchy, de son staff technique, ses joueurs et ses supporters de vivre un jour qui, au-delà du score et de tout ce qu'il se passera sur la pelouse, restera pour toujours gravé dans les mémoires.
