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LHC-ZSC Lions: les Zurichois sont si confiants et sereins

Sven Andrighetto (à gauche) et Zurich ont une confiance inébranlable.
Sven Andrighetto (à gauche) et Zurich ont une confiance inébranlable.Image: keystone

Mené 2-0 par Zurich, le LHC fait face à un problème imprévu

Battus jeudi après prolongation (3-2), les Lausannois sont menés 2-0 dans cette finale contre les ZSC Lions, chez qui on ne suspectait pas une telle force mentale.
18.04.2025, 15:5418.04.2025, 15:54
Klaus Zaugg
Klaus Zaugg

Après sa défaite initiale mardi à la maison (0-3), Lausanne a réagi avec vigueur lors du deuxième acte de la finale, jeudi à Zurich. Ce deuxième duel a enfin donné lieu à un vrai match de hockey, intense, rugueux et dramatique. Les ZSC Lions ne se sont imposés qu’en prolongation (3-2). Finie, la légèreté aérienne: les Zurichois ont dû retrousser les manches. Et ils ont parfaitement réussi cette transition extrêmement difficile.

Christian Marti, leur joueur le plus dur, n’a même pas eu besoin de venir faire le ménage. Bien sûr, il a été aligné, mais l’entraîneur Marco Bayer ne lui a accordé «que» 16 minutes de temps de glace. C’est même moins que sa moyenne dans ces play-offs (17'39).

Christian Marti (54) n'a pas besoin de jouer de manière brutale dans cette finale.
Christian Marti (54) n'a pas besoin de jouer de manière brutale dans cette finale. image: keystone

La manière dont les ZSC Lions s’adaptent à ce nouveau style de jeu se mesure aussi au fait que Christian Marti peut se contenter de défendre avec calme, discernement et sérénité. Aussi intense que soit la rencontre: le plus grand, le plus massif et, au besoin, le plus dur des Zurichois (1m93, 97 kg) n’a pas à cogner. Lorsqu’on l’interroge à ce sujet, il esquisse presque un sourire. Le match a été intense, dit-il. Mais fair-play, sans mises en échec dangereuses ni provocations.

«Il n’y avait aucune raison d’intervenir»
Christian Marti, défenseur des ZSC Lions

Christian Marti incarne la discipline et le sang-froid de son équipe. C'est grâce à ces qualités que les ZSC Lions ont relevé le défi, surmonté un retard (ils étaient menés 1-2 jusqu'à la 39e minute) et remis les pendules à l’heure en prolongation. Modeste, Christian Marti reconnaît:

«Le fait d’avoir pu égaliser à 2-2 avant la fin du deuxième tiers-temps nous a clairement aidés. Cela nous a permis d’aborder le dernier tiers avec plus de calme.»

Andrighetto exemplaire

Il existe une autre raison pour laquelle cette transition dans la manière de jouer des Zurichois, entre mardi et jeudi, s’est si bien déroulée. Christian Marti n’a pas eu besoin de jouer les caïds, parce que chacun de ses coéquipiers s’est montré un peu plus dur, un peu plus âpre, plus passionné et plus intransigeant.

Un exemple: Sven Andrighetto, l'un des leaders de cette équipe. L'attaquant zurichois n'est pas seulement le meilleur compteur de ces play-offs (22 points, dont neuf goals), il assume aussi ses responsabilités défensives, assurant la couverture arrière lorsqu’un défenseur monte en attaque.

Sven Andrighetto est très précieux pour les ZSC Lions, tant offensivement que défensivement.
Sven Andrighetto est très précieux pour les ZSC Lions, tant offensivement que défensivement. image: keystone

Christian Marti, qui dose sa rudesse au compte-gouttes, Sven Andrighetto, attaquant le plus prolifique qui n’oublie pas ses devoirs défensifs: l’équilibre est parfait dans l’équipe la plus talentueuse de la ligue.

La confiance inébranlable des champions

Mais il faut marquer une pause au milieu de tous ces éloges: les ZSC Lions ne se sont imposés qu’en prolongation. Lausanne a été un adversaire de taille! Les Vaudois ont neutralisé le powerplay zurichois. Ils ont même frôlé le 3-1 avec un tir sur le poteau (28e minute). Oui, le match aurait pu basculer de l'autre côté, alors les louanges pour les Zurichois peuvent sembler un brin téméraires.

Malgré la défaite, Joël Genazzi et les Lausannois ont été valeureux jeudi.
Malgré la défaite, Joël Genazzi et les Lausannois ont été valeureux jeudi. image: keystone

Mais il y avait autre chose, que les statistiques ne peuvent saisir: le calme, la sérénité et la confiance du champion en titre. À la question de savoir quelle était l’ambiance dans le vestiaire zurichois avant la prolongation, l’entraîneur Marco Bayer répond:

«Très calme. Nous savions que nous allions gagner ce match. Et nous l’avons gagné»

Il dit cela avec calme, mais aussi avec assurance. Avec un profond respect pour un adversaire valeureux et une grande humilité. Le coach des ZSC Lions ne fait qu’exprimer en mots ce qu’il a ressenti à ce moment décisif dans le vestiaire: le calme, la sérénité, la confiance de ses joueurs, forts de leur expérience vécue en tant que champions 2024 et vainqueurs de la Ligue des champions, qui savent qu’ils y arriveront.

L'entraîneur des ZSC Lions, Marco Bayer, et ses joueurs sont confiants.
L'entraîneur des ZSC Lions, Marco Bayer, et ses joueurs sont confiants. image: keystone

Comme si rien d’autre n’était possible ou envisageable, les Zurichois ont mis fin à la prolongation après seulement 121 secondes, grâce à un but de Jesper Frödén. C’est cette forme de «savoir-pouvoir» propre aux champions qui permet de traverser les situations délicates.

Qui, dans les phases difficiles, prend parfois la forme d’un heureux hasard, et qui, au fond, reste aussi inexplicable que la malchance des perdants. Un vieux proverbe chinois dit: «Celui qui croit tout pouvoir accomplir surpassera les autres».

Le compte rendu de l'acte 2 jeudi👇

Ce «savoir-pouvoir» des ZSC Lions, leur sérénité, leur confiance inébranlable, leur assurance seront encore mis à rude épreuve. Ils mènent certes 2-0 dans cette finale. Il ne leur manque «que» deux victoires. Mais Lausanne a su réagir avec force à sa défaite inaugurale et a poussé Zurich au bord de la défaite. À l’extérieur. La série se poursuit samedi à Lausanne (20h00) avec le troisième acte.

Oui, les ZSC Lions sont les favoris évidents. Mais ce serait presque un miracle s’ils parvenaient à remporter cette finale sans la moindre défaite. Et sur la route de la reconquête du titre, la dureté de Christian Marti pourrait encore leur être très précieuse.

Adaptation en français: Yoann Graber

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