Mort d’une adolescente sur semi-marathon: un vieux débat relancé
Une jeune fille de 15 ans est décédée ce week-end lors d’un semi-marathon dans la ville néerlandaise de Leiden. La coureuse s’est effondrée à environ quatre kilomètres de l’arrivée et n’a pas pu être réanimée malgré l’intervention rapide des secours. La cause du malaise n’est pas claire. Le temps était doux et loin d’être caniculaire.
«C’est une nouvelle terrible, surtout pour la famille de cette jeune fille», a déclaré Tjeerd Scheffer, l’organisateur de la course, à l’agence de presse ANP. Le maire de Leiden, Peter Heijkoop, a ajouté: «C’est une nouvelle incroyablement triste et la consternation est immense. En tant que père, passionné de course à pied et maire, je compatis profondément. Mes pensées accompagnent la famille endeuillée».
La mort de l’adolescente est d’autant plus préoccupante qu’elle n’aurait jamais dû participer à l’épreuve, l’âge minimum requis pour s'inscrire étant fixé à 16 ans par l'organisation. En Suisse, il varie entre 16 et 17 ans selon les événements.
Tjeerd Scheffer a expliqué comment la jeune fille était parvenue à obtenir un dossard: l'inscription repose uniquement sur l’âge déclaré par les participants eux-mêmes, comme c'est souvent le cas lors des courses grand public.
Cette triste nouvelle soulève ainsi la question de l’efficacité des limites d’âge et du contrôle médical pour empêcher les coureurs les plus jeunes et les plus vulnérables de participer à des événements auxquels ils ne devraient pas.
Le décès relance aussi un vieux débat sur la participation des adolescents à des courses aussi longues, souligne le site Marathon Handbook. «Pour les jeunes coureurs, des progressions plus douces, comme un programme structuré allant du canapé au 5 kilomètres, constituent généralement une approche plus sûre que de se lancer dans un semi-marathon», assure la plateforme, qui insiste sur l’importance d’une progression par étapes.
(t-online/roc)
