Ce célèbre parcours de golf s'adapte au climat
Dès 2030, le site emblématique de la Fédération française de golf bénéficiera d’un meilleur accès grâce à une nouvelle station de métro située à environ 500 mètres à pied. Quelques grues et bulldozers encore présents témoignent de l'ampleur des travaux.
Pour tirer parti de ce vaste chantier, la FFGolf a dû faire face à un double défi, souligne auprès de l'AFP Christophe Muniesa, le directeur technique national.
«Ça a été un choix d'équipe avec nos consultants et l'équipe du Golf national de prendre les graminées qui avaient les meilleures notes par rapport aux problématiques qu'on a sur le site», à savoir «sécheresse, jeu intensif, résistance au "dollar spot" qui est le principal champignon qui nous pose problème ici», résume le superintendant des lieux, Lucas Pierré.
Le choix a été fait d'utiliser de nouvelles variétés d'agrostis stolonifera, une graminée réputée pour sa meilleure adaptation aux contraintes climatiques et hydriques. Les 18 greens notamment ont tous été reconstruits puis semés.
À plus long terme, le principal défi sera l'hiver, auquel cette graminée est davantage sensible.
Dans cette perspective de développement durable, le site va s'équiper en tondeuses électriques autonomes avec l'objectif d'économiser 40'000 litres de carburant par an, alors que des panneaux photovoltaïques équipent désormais le parking principal. «Tant qu'à utiliser de l'énergie, autant la produire sur place, à proximité», indique Edouard Bréchignac, le responsable des travaux, qui confesse «une certaine impatience aussi de voir les premiers retours des joueurs qui vont jouer sur ce nouveau parcours.»
Il vante également le nouveau système de drainage en mode circulaire:
Les canicules successives de cette année ont autant mis à rude épreuve le parcours renaissant qu'illustré la nécessité de ces modifications en profondeur. Même si comme le rappelle Christophe Muniesa, «le Golf national a vocation à accueillir tous les publics, des débutants aux joueurs professionnels», l'écrin de l'Albatros a acquis une aura inégalée ces dernières années.
Seul parcours à avoir accueilli à la fois la Ryder Cup et les Jeux olympiques, l'Albatros aimerait renouer avec de grandes compétitions internationales, à commencer peut-être par la Solheim Cup, l'équivalent de la Ryder Cup chez les femmes. Cela tombe bien. Selon Edouard Bréchignac, la variété de gazon qui a été plantée «est plus qualitative aussi en termes de qualité de surface sportive. Elle permet de mieux la préparer aux très grands événements.»
(jcz/afp)
