Nouveau problème pour la patinoire des JO d'hiver 2026
La principale enceinte de hockey sur glace des Jeux de Milan-Cortina, le PalaItalia, cause décidément bien des soucis aux organisateurs.
Début décembre, nous apprenions qu’en raison de retards dans les travaux de construction, le Championnat du monde junior division 1B, qui devait inaugurer l’arène et servir d'événement test, était délocalisé à la dernière minute dans la patinoire annexe des JO: le complexe Fiera Milano Rho.
Un mois plus tard, du hockey pourra enfin se jouer dans la nouvelle enceinte, la Fédération italienne des sports de glace (FISG) organisant, de vendredi à dimanche, les finales à quatre de son championnat de première division et de la Coupe d'Italie.
L’arène n’est pas pour autant achevée, et elle ne le sera peut-être pas lorsque les tournois olympiques débuteront, le 5 février pour les femmes et le 11 pour les hommes. Président de la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF), Luc Tardif a déclaré lundi, en marge de la finale du Championnat du monde junior division élite, que certaines parties de la patinoire pourraient ne pas être terminées à temps. Il a toutefois assuré que les vestiaires, les installations d’entraînement et la surface de jeu seront prêts pour les premiers matchs.
La surface de jeu, justement, est surveillée de près par la NHL, qui s'inquiète de sa qualité. La ligue nord-américaine avait prévenu le mois dernier qu’elle pourrait ne pas envoyer ses joueurs si la sécurité n’était pas assurée. En outre, elle avait appris que la glace sera légèrement plus large et 90 centimètres moins longue qu'aux Etats-Unis et au Canada, alors que l’accord permettant le retour des stars de la ligue la plus prestigieuse du monde semblait garantir des conditions de jeu conformes aux règles de la NHL.
A tous ces problèmes s’ajoute maintenant la question de la taille de l’arène. Si le PalaItalia a toujours été présenté comme une enceinte pouvant accueillir jusqu’à 16 000 personnes, sa capacité en version hockey sur glace a longtemps demeuré floue. L’IIHF a parfois avancé 15 000 places, contre 14 000 pour le Comité international olympique (CIO). Enfin, d’autres sources, comme l’entreprise Cimolai ayant participé aux travaux, évoquent une salle disposant de 12 000 places assises.
Une chose est cependant sûre: la capacité du PalaItalia ne sera pas «exactement» conforme à ce qui était attendu, comme l’a déclaré Luc Tardif en début de semaine aux agences Associated Press et The Canadian Press. Le chiffre désormais avancé pour les JO: 11 800 sièges.
«C’est un peu juste, mais ce sera une belle installation pour les Jeux olympiques», a-t-il néanmoins fait savoir, sans s’attarder sur d’éventuels problèmes de billetterie, qui pourraient mécontenter les fans.
