Lucas Pinheiro Braathen défendra cette saison, et pour la toute première fois, les couleurs du Brésil, le pays d'origine de sa mère. Il fait son retour sur le circuit, après un conflit avec la fédération norvégienne et une pause d'un an. Or il n'est pas le premier à représenter le Brésil en Coupe du monde.
Teo Fabi l'a fait à trois reprises entre 1970 et 1974, avant de devenir un brillant pilote de Formule 1 (deux podiums en carrière). Sur les lattes, l'Italien d'origine n'a jamais fait mieux qu'une 43e place en descente à Saint-Moritz.
Marcel Hirscher permet aux Oranges de retrouver la Coupe du monde. Il n'est bien sûr pas le premier à représenter les Pays-Bas au plus haut niveau. Vice-championne olympique en 1980, l'Allemande Christa Kinshofer a opté deux années plus tard pour le pays voisin, en raison de divergences avec sa fédération.
Or en tant que néerlandaise, elle n'a pas eu le succès escompté. Ce n'est que quatre ans plus tard, lorsqu'elle fut à nouveau convoquée par l'Allemagne, qu'elle reprit la lumière, avant de décrocher deux ans plus tard deux médailles olympiques à Calgary.
Chez les hommes, le franco-hollandais Marvin van Heek s'est distingué en 2013. Il s'est classé huitième de la descente de Val Gardena et a atteint la ligne d'arrivée plus vite que tous les Suisses et Autrichiens réunis.
Comme le père de Marc Girardelli, quintuple vainqueur du classement général de la Coupe du monde, était en conflit avec la fédération autrichienne, la famille a rapidement décidé que Marc courrait pour le Luxembourg. Cela ne l'a pas empêché de tout rafler sur son passage. Marc Girardelli a réussi l'exploit de remporter au moins trois victoires dans chaque discipline pour sa nation de cœur.
Au total, le natif du Vorarlberg a remporté 46 courses de Coupe du monde et a atteint le podium à 100 reprises. Il s'est également illustré lors des grands rendez-vous, son palmarès comprenant 11 médailles aux Mondiaux, dont quatre en or, et deux breloques en argent aux Jeux olympiques.
En 1956, un Japonais, Chiharu Igaya, est monté sur un podium olympique en slalom. Une première. Il décrocha la médaille d'argent derrière Toni Sailer. Devenu par la suite membre du Comité international olympique (CIO), il a remporté la même saison le slalom d'Adelboden, puis une médaille de bronze deux ans plus tard aux Mondiaux à Bad Gastein.
Plus récemment, les Japonais ont régulièrement créé la sensation. Akira Sasaki s'est offert trois podiums en Coupe du monde. Le premier? A Wengen en 2003, avec le dossard 65. Le Nippon a manqué la victoire en slalom pour quatre petits centièmes. Naoki Yuasa, lui, est le dernier skieur à avoir placé le Japon sur un podium. C'était en 2012, lorsqu'il est passé de la 26e à la 3e place en deuxième manche, à l'occasion du slalom nocturne de Madonna di Campiglio.
Les Grecs ne sont pas seulement champions d'Europe en football. Ils sont aussi vice-champions du monde en ski, grâce à l'inévitable AJ Ginnis, médaillé en slalom aux Mondiaux de Courchevel-Méribel. Le skieur est ainsi devenu le premier Grec à remporter une médaille mondiale. Il est par ailleurs le premier à avoir marqué des points en Coupe du monde et à être monté sur un podium.
En scrutant le tableau des médailles des Mondiaux de ski, on s'aperçoit rapidement que la Pologne figure à une honorable 21e place. Cela est dû aux performances d'Andrzej Bachleda, médaillé de bronze en combiné aux Championnats du monde de 1970, puis paré d'argent quatre ans plus tard à Saint-Moritz, dans la même discipline.
Bachleda, c'est aussi une victoire en Coupe du monde, en slalom, ce que Dorota Tlalka est également parvenue à faire, à Madonna di Campiglio en 1984.
Depuis des années, une Néo-Zélandaise, Alice Robinson, figure parmi l'élite mondiale du slalom géant. Or malgré ses trois victoires en Coupe du monde, elle ne dispose pas du palmarès néo-zélandais le plus conséquent.
Celui-ci revient à Claudia Riegler, une Autrichienne non-retenue par sa fédération en raison de son manque de polyvalence, et qui opta pour la patrie de sa mère. Riegler a remporté quatre victoires en Coupe du monde au cours de sa carrière et a manqué de peu la médaille mondiale, quatrième du slalom des Championnats du monde dans la Sierra Nevada, en 1996.
Zali Steggall est aujourd'hui membre de la Chambre australienne des représentants et s'engage pour la protection du climat. Or peu avant le changement de millénaire, Steggall a remporté l'or en slalom aux Mondiaux de Beaver Creek. Un an plus tôt, l'Australienne avait déjà glané le bronze aux Jeux olympiques de Nagano.
La première médaille mondiale de l'Australie remonte à 1970. Elle est à mettre à l'actif de Malcolm Milne, bronzé en descente. Une saison plus tôt, il avait déjà offert à son pays une première manche de Coupe du monde, une performance reproduite plus tard par Steven Lee. Il s'imposa en 1985 sur le super G de Furano au Japon, ex-aequo avec le Grison Dani Mahrer. L'Australien avait bénéficié de conditions plus clémentes en fin de course.
L'Espagne a déjà fêté douze victoires en Coupe du monde. Maria José Rienda Contreras en a remporté la moitié. La spécialiste du géant est montée sur cinq autres podiums et a manqué de peu le petit globe de la spécialité lors de la saison 2005/2006, deuxième derrière Anja Pärson. La dernière victoire d'une Espagnole en Coupe du monde remonte à la descente de Méribel, en février 2013.
Kristinn Björnsson ne s'était jamais qualifié pour une deuxième manche avant le slalom de Park City en 1997. Or ce jour-là, avec le dossard 49, il a réussi à se hisser à la 17e place en fin de première manche. Puis lors de la décision finale, Björnsson a fait mieux et s'est classé à une sensationnelle deuxième place. Cette saison-là, il ne marquera des points qu'une seule autre fois. A Veysonnaz, où il réussira le mêle exploit: deuxième.
Depuis la saison dernière, Andorre fait également partie des nations auréolées d'un podium en Coupe du monde. Le plus grand micro‑État d'Europe peut remercier Joan Verdu, troisième du géant de Val d'Isère. Lors des finales à Saalbach plus tard dans la saison, l'Andorran a remis ça, uniquement devancé par Loic Meillard.
Lors de la descente de Cortina en décembre 1976, une femme prenant le départ pour l'Iran a empêché l'Autriche de réussir le triplé. Deuxième, Elena Matous a offert ce jour-là un podium historique à son pays. Or durant sa carrière, Matous a couru pour quatre nations. D'abord l'Italie, puis Saint-Marin. Elle représenta ensuite l'Iran, avant de défendre les couleurs du Luxembourg, suite à des bouleversements politiques dans le pays.