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Hockey: Le coach du HC Davos a fait taire les sceptiques

Head Coach Josh Holden (HCD) im Eishockey Spiel der National League zwischen dem HC Davos und EHC Biel, am Montag, 9. Maerz 2026, in der zondacrypto-Arena in Davos. (KEYSTONE/Gian Ehrenzeller)
L'équipe grisonne, dirigée par Josh Holden, réalise une superbe saison.Keystone

Le coach du HC Davos a fait taire les sceptiques

Josh Holden a vécu des débuts compliqués avec le HCD, qui affronte Fribourg-Gottéron en finale dès samedi. «J'étais un peu naïf», reconnait-il.
18.04.2026, 16:0318.04.2026, 16:03

Ce ne fut pas un coup de foudre, bien au contraire. Lorsque Josh Holden s'est tenu pour la première fois derrière le banc du HC Davos en tant qu’entraîneur, les fans ont déployé une banderole sur laquelle on pouvait lire: «Connu pour être une figure honnie, nommé entraîneur principal, tu peux être une légende à Zoug, mais tu dois mériter d’être à Davos.» C’était en septembre 2023.

Ancien joueur de... Gottéron, le natif de Calgary est devenu un héros à Zoug. C’est là qu’il a fait ses armes en tant qu’entraîneur, au poste d'assistant de Dan Tangnes, avant de rejoindre Davos. La première année, il a mené les Grisons à la 6e place et en quarts de finale des play-off, la deuxième année à la 5e place et en demi-finales, et maintenant à la 1re place et en finale. Il n'a donc jamais cessé de progresser, ce qui méritait bien une interview, réalisée dimanche dernier.

Josh Holden, vous souvenez-vous de ce qu’avaient écrit les fans du HCD lors de votre arrivée ?
(sourire) Je ne m’en étais pas rendu compte tout de suite, mais on m’avait mis au courant.

Qu’en avez-vous pensé à l’époque?
Honnêtement, j’étais sans doute un peu naïf. Je pensais simplement venir à Davos pour aider ces gars à s’améliorer. Je savais bien que cela prendrait un certain temps. Mon objectif principal était de travailler dur et de gagner le respect des gens.

Etiez-vous conscient de votre réputation en tant que joueur?
(il sourit) Oui et non. Le métier d’entraîneur correspond certainement davantage à ma vraie nature. En tant que joueur, j’essayais de prendre mes distances; le joueur était en quelque sorte mon alter ego. Sur la glace, on crée quelque chose, on livre une performance, et oui, certaines des choses que je faisais étaient provocantes et visaient à semer la zizanie. Mais en tant qu’entraîneur, je suis plus proche de ce que je suis en tant que personne, en tant que père, en tant qu’ami. J’espérais que les gens verraient cette facette de moi et non pas celui que j’étais en tant que joueur.

Vous avez ensuite rapidement convaincu les fans.
Je pense que c'était mi-décembre lors de la première saison que nous avons commencé à remporter beaucoup de matches. Les premiers mois ont été difficiles, mais ensuite nous avons gagné la Coupe Spengler. Ça a été un tournant.

Vous êtes Canadien de naissance et avez fait vos armes en tant qu’entraîneur sous la houlette de Dan Tangnes. Quelle philosophie vous correspond le mieux, la canadienne ou la suédoise?
Je dirais que la philosophie européenne me correspond davantage. En Amérique du Nord, on pratique davantage le «dump and chase», c’est-à-dire envoyer le palet vers l’avant puis aller le récupérer. Le hockey européen mise davantage sur la possession du palet, c’est plus stratégique. On essaie de déstabiliser l’adversaire ou de trouver des espaces, c’est la partie qui me plaît beaucoup. Nous travaillons maintenant depuis quelques années avec les gars, et ils savent que nous sommes bons lorsque nous identifions les faiblesses de l’adversaire et que nous savons en tirer parti.

L'autre chose qui m'importe, c'est l'esprit d'équipe. Chacun travaille pour l'équipe, mais chacun joue aussi avec intensité, un peu à la limite, mais sans aller trop loin.

L'entraîneur des Zurich Lions, Marco Bayer, a constaté que votre équipe était difficile à déstabiliser, et que vous-même dégagez une grande sérénité.
Je crois beaucoup à une présence calme sur le banc. Si je commence à crier tout le temps, les joueurs le ressentiront, ils s'essouffleront, serreront leur crosse plus fort, ce n'est pas bon. Quand les arbitres font quelque chose, que les fans à Zurich mettent l'ambiance ou que les médias écrivent quelque chose, il faut laisser ça derrière soi, passer à autre chose. Ces dernières années, nous nous sommes donné une devise: «être des guerriers silencieux». C'est ce que nous voulons être.

Cette année, vous semblez avoir trouvé la combinaison parfaite. Jusqu'à présent, ça n'aurait guère pu mieux se passer.
Comme vous le dites. Nous nous sommes mis dans une excellente situation, qui nous permet de réaliser nos rêves. Nous avons remporté la saison régulière, la Coupe Spengler, et beaucoup de gars font aussi une bonne saison sur le plan personnel. Tout cela est nécessaire pour arriver là où nous en sommes aujourd'hui. Mais il reste encore du travail.

Vous avez également bien géré les blessures, notamment celle de Michael Fora. Comment va-t-il?
Le mieux est sans doute de dire que nous prenons les choses au jour le jour. Il n'a pas besoin d'être opéré, c'est une bonne chose. Mais ce n'est pas non plus si rose que ça.

Ces cinq jours de pause avant le premier match de la finale samedi tombent à point nommé. Que faites-vous de tout ce temps libre ?
Les joueurs ont deux jours de congé (lundi et mardi). Ça a été un combat difficile, les gars ont besoin de se reposer un peu. On se retrouve mercredi, le jeudi sera consacré à la récupération active, et vendredi, on examinera le plan de match pour Fribourg.

Qui remportera la finale?
Au total, 164 personnes ont participé à ce sondage.

Vous accordez-vous aussi un jour de repos ?
Honnêtement, on réfléchit sans arrêt. On va commencer tout de suite à se pencher sur Fribourg et à se faire une idée de la stratégie. (il réfléchit) Ma femme est aux Etats-Unis en ce moment, son père vient d'avoir 80 ans. Elle revient lundi. Ce sera sympa quand elle sera de retour et qu'on pourra se détendre un peu.

Evoquons votre adversaire en finale. Etes-vous surpris que Fribourg ait remporté la demi-finale aussi facilement?
Pas vraiment. Ils ont montré tout au long de la saison qu'ils formaient une équipe très solide. Je suis toutefois un peu surpris que Genève n'ait pas opposé plus de résistance. Mais c'était aussi un duel entre gardiens, et Fribourg l'a aussi remporté. C'est une équipe bien entraînée et bien structurée. Nous devons trouver un bon plan de jeu, l'essayer et le mettre en œuvre dès le premier match.

(jcz/ats)

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