Sport
Ski Alpin

Un scandale lié aux quotas olympiques secoue le ski alpin

Un scandale lié aux quotas olympiques secoue le ski alpin

Entre non-respect des règles et ententes douteuses, l’attribution des tickets olympiques dans l’équipe de ski polonaise a tourné au ridicule. On vous explique.
28.01.2026, 17:0528.01.2026, 17:05

Des coureurs suisses talentueux contraints de rester à la maison, des skieurs français qui partagent leur frustration en public après leur non-sélection: les quotas en ski alpin pour les Jeux de Milan-Cortina font décidément beaucoup parler ces derniers jours. Mais ce n'est rien à côté du scandale qui secoue le ski polonais.

Cinquième des géants de Kronplatz et de Semmering cette saison, Maryna Gasienica-Daniel était d'ores et déjà assurée de participer aux épreuves olympiques. Il ne restait donc plus qu’à connaître le nom de la deuxième skieuse polonaise conviée en Italie. C’est là que l’histoire devient rocambolesque.

Le ticket olympique a d'abord été attribué à la jeune Nikola Komorowska, 19 ans, qui a fait ses débuts en Coupe du monde le mois dernier à Saint-Moritz. Une décision ayant immédiatement contrarié le clan d’une autre athlète: Aniela Sawicka, 25 ans. Cette dernière a découvert le plus haut niveau il y a quelques jours à l'occasion du slalom de Spindleruv Mlyn.

Nikola Komorowska.
Nikola Komorowska.image: instagram

La colère semblait compréhensible. Selon les directives de la Fédération polonaise de ski, seul le classement FIS devait être pris en compte pour établir la sélection. Dans ces conditions, la qualification olympique ne pouvait échapper à Sawicka.

Pourtant, c’est bien Komorowska, moins bien classée, qui a reçu la bonne nouvelle. Un choix visiblement motivé par sa polyvalence, lui permettant de participer à plusieurs épreuves, contrairement à Aniela Sawicka, amenée à ne courir qu'une manche en slalom. Mais aussi, selon TVP Sport, par des manœuvres internes et des accords entre comités régionaux, contentant tout le monde… ou presque.

Aniela Sawicka.
Aniela Sawicka.image: instagram

Sur les réseaux sociaux, le père de Sawicka, irrité, s’en est vivement pris à la Fédération polonaise de ski. «Ce n’est pas du sport, ce n’est pas une compétition honnête, c’est le non-respect de toutes les règles», a-t-il notamment écrit.

Dès lors, de nombreux internautes ont harcelé Nikola Komorowska, estimant qu’elle n’avait pas sa place aux JO. Cette «vague de jugements injustes et d’attaques», cette «haine grandissante» et cette «atmosphère délétère» l’ont ensuite contrainte à renoncer à sa participation aux Jeux, la skieuse se disant incapable de se concentrer sur sa préparation, selon un communiqué adressé à l’agence de presse polonaise PAP.

«Ces derniers jours sont devenus un fardeau psychologique immense qui a réellement affecté ma santé et mon bien-être», a-t-elle ajouté, soulignant avoir pris «l’une des décisions les plus difficiles» de sa vie.

Le choix de Nikola Komorowska a été rendu public dimanche. La veille, la Fédération polonaise de ski avait pourtant déjà acté un revirement, sans toutefois s'exprimer à ce sujet. Son désistement n’a donc aucune valeur, la sélection révisée envoyant quoi qu’il en soit Aniela Sawicka aux Jeux olympiques de Milan-Cortina, dans un climat particulièrement tendu.

(roc)

Les manifestations à Minneapolis
1 / 12
Les manifestations à Minneapolis
source: sda / angelina katsanis
partager sur Facebookpartager sur X
Une tempête hivernale majeure frappe les Etats-Unis
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
La Nati ne pourra pas utiliser cette excuse en cas d'échec
La Nati avait coulé sous la pression lors du Mondial 2009 en Suisse. Tout a tellement changé depuis lors que l'argument de la pression ne tient plus pour l'équipe de 2026.
Lors du dernier Mondial à domicile en 2009, les Suisses n’avaient même pas atteint l’objectif minimal des quarts de finale. Le sélectionneur Ralph Krueger avait alors popularisé le terme de «désavantage à domicile». Tout est différent 17 ans plus tard: la Suisse bénéficie cette fois d’un véritable avantage de jouer à la maison, avec pour objectif le titre mondial.
L’article