Audrey Gogniat a offert à la Suisse sa première médaille aux Jeux olympiques de Paris 2024. C'est pour l'instant la seule et unique de la délégation helvétique et elle n'est qu'en bronze. Il y a pourtant déjà eu quatre journées de compétition.
Le bilan est particulièrement maigre, notamment parce que nos vététistes sont repartis bredouilles de la colline d'Elancourt en Ile-de-France. Dire qu'ils avaient obtenu quatre médailles à Tokyo il y a trois ans... Pour ce qui est du judo et de l'escrime, nos chances se sont envolées dès les premiers tours matinaux.
Or ce n'est pas le cas. Notre sport est simplement confronté à une nouvelle réalité ces jours-ci à Paris. Les Jeux olympiques sont le reflet du monde, de ses mouvements. Jamais auparavant autant de pays à travers la planète n'avaient investi autant d'argent dans le sport de haut niveau. Cette industrie se développe plus rapidement que n'importe quelle autre. Le niveau de performance à Paris est à n'en pas douter le plus élevé de l'histoire des Jeux olympiques.
Deux fois plus d’argent est investi aujourd'hui dans le sport suisse qu’il y a dix ans. Aucun autre pays comparable au nôtre en termes de démographie est compétitif dans autant de disciplines. Nous sommes meilleurs que ne le suggèrent les résultats.
Le fait que nous ayons remporté 13 médailles à Tokyo, soit notre meilleur total depuis 1952, est également dû au fait que nous avons réussi à mieux gérer la crise du coronavirus par rapport aux autres pays, notamment grâce aux aides de la Confédération. Mais au final, il ne faut pas oublier que les médailles ne sont possibles qu'avec le soutien des Dieux de l'Olympe, lorsque tout est parfaitement aligné.
Les athlètes suisses n'ont pas encore été touchés par les divinités. Cela viendra tôt ou tard. Nous vibrerons nous aussi lors des finales en soirée.