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Des rapaces travaillent pour la pelouse du PSG au Parc des Princes

Des buses et des faucons sont chargés de faire la loi dans le ciel du Parc des Princes et de Wimbledon pour chasser les pigeons, qui causent des désagréments à la pelouse, notamment.
Des buses et des faucons sont chargés de faire la loi dans le ciel du Parc des Princes et de Wimbledon pour chasser les pigeons, qui causent des désagréments à la pelouse, notamment. image: keystone/shutterstock

Des rapaces travaillent pour le PSG et Wimbledon, et ils cartonnent

Des oiseaux de proie sont chargés de faire la loi dans les airs au Parc des Princes et sur le site du Grand Chelem londonien, histoire d'éviter les dégâts causés par des pigeons.
29.06.2022, 13:12
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Alors que l'enrôlement du milieu portugais Vitinha tarde à se concrétiser, le PSG tient malgré tout ses premières recrues estivales. Elles ne sont pas des starlettes ou des joueurs «bling bling», pour reprendre l'expression du président Nasser Al-Khelaïfi. Mais plutôt des travailleurs de l'ombre.

Non, il ne s'agit pas de milieux défensifs, mais de... buses. Les trois rapaces ont une mission bien précise depuis le 21 juin: attaquer les volatiles, notamment les pigeons, qui viennent se poser sur la pelouse du Parc des Princes. Objectif: éviter la détérioration de celle-ci, réputée être l'une des plus belles d'Europe.

Les pigeons ont l'habitude de manger les graines qui viennent d'y être semées. Pour empêcher leur présence, trois fauconniers se relaient tous les jours du lever au coucher du soleil et lâchent donc les trois buses de Harris – une espère qu'on trouve seulement aux Etats-Unis – sur les invités indésirables. Leur mandat court jusqu'à vendredi.

Flegme britannique et escouade française

Les trois rapaces parisiens ne sont pas les seuls oiseaux de proie qui travaillent actuellement à la préservation des enceintes sportives. A 350 km (à vol d'oiseau, évidemment) de la capitale française, le brave Rufus assure la sécurité aérienne à Wimbledon. Depuis 15 ans, ce faucon traque sans relâche les pigeons pour éviter qu'ils ne dérangent les joueurs et spectateurs. Et il le fait avec un flegme tout britannique: il ne tue pas les volatiles, mais se contente de les faire déguerpir.

Même si Rufus est une véritable star du tournoi londonien – il possède ses propres comptes sur les réseaux sociaux, sa page Wikipédia et il enchaîne les photos avec les fans –, il est un vrai dur au mal. Preuve en est son horaire de travail: toute la quinzaine de Wimbledon de 5h du matin (aïe, ça pique!) jusqu'au milieu de la matinée. Il termine ses rondes juste avant l'arrivée des spectateurs pour les premiers matchs de la journée.

Et comme pour la pose d'un toit sur le court central, le Grand Chelem londonien a inspiré Roland-Garros. Depuis 2011, trois buses et un faucon survolent le site de la Porte d'Auteuil. Comme leur confrère d'outre-Manche, ils sont actifs le matin avant les matchs. L'escouade reprend du service au crépuscule.

Et leur travail a porté ses fruits: en 2017, ils avaient déjà permis de diminuer de moitié les effectifs de leurs congénères nuisibles. Dans l'idée, là aussi, de réduire les nuisances causées par ces derniers, tels que la perturbation des rencontres ou les excréments, par exemple.

Le travail des rapaces de Roland-Garros, en vidéo:

«Cacatastrophe» évitée

La pratique est connue et répandue. Outre le Parc des Princes, Wimbledon et Roland-Garros, plusieurs stades ont utilisé des rapaces pour se débarrasser des pigeons. C'est le cas du Vélodrome de Marseille, notamment, ou encore du Millenium de Cardiff. «L’acide contenu dans leurs fientes est particulièrement nocif pour la peinture et l’acier», expliquait à France Bleu en 2015 Pete Owen, responsable des visites dans l'enceinte galloise.

«Ça aurait pu nous amener à reconstruire des parties de la structure métallique du stade. Inutile de vous dire que ça nous aurait coûté très cher»
Pete Owen, l'un des responsables du Millenium Stadium de Cardiff

Lors de la Coupe du monde de football 2010 en Afrique du Sud, les responsables du stade de Port Elizabeth (théâtre de la défaite suisse contre le Chili) avaient eu l'heureuse idée d'utiliser six faucons pour faire la loi dans les airs et assurer le bon déroulement des parties, plutôt que du poison sur le gazon.

«Vous avez vu tous les pigeons qui sont autour du stade? Ils n’osent pas entrer. Et mes faucons ne dérangent même pas les spectateurs puisque, lors des matchs, le bruit les fait fuir», se félicitait l'ornithologue Arnold Slabbert dans 20 Minutes.

Les qualités des nouveaux transfuges du PSG font donc l'unanimité. Suffisant pour offrir une première Ligue des champions au club parisien? En tout cas, leurs collègues bipèdes ne pourront pas les accuser de ne pas avoir préparé le terrain. Aucune prise de bec possible.

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